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Partie occidentale de la N. -Guinée 187,785 20.i

Sur cette population do 22 millions d'habitants, les Européens, maîtres par l'intelligence et par la puissance, ne dépassent pas 49,785, dont 29,ô6'J nés dans les Indes. Les Européens de rarméc, compris dans le premier de ces deux chiffres, sont au nombre de 13,320. Tout le reste, docilement soumis à leur duniination, se compose d'indigènes, sauf 208,000 Chinois et 26,000 Arabes ou Indiens.

II. Dans l'Amérique équatoriale, la Hollande possède : 1° sur le continent, la colonie de Surinam (capitale l'aramaribo), partie de la région appelée Guyane; 2" dans la mer des Antilles, diverses lies divisées eu deux groupes; au sud-ouest Curaçao, Oruba, Buen-Aire ; au nord-est, Saint-Eustaclie, Saint-Martin, Saba ; la surface couvre enkilomètres carrés 1 65,448 ; la population s'élève à 90,581 habitants d'après le tableau suivant :

Superficie. Popoiaiioii.

Guyane 164,431 64,270

Antilles 1,017 26,311

Au l" janvier 1858, ou y comptait environ 50,000 esclaves dont raltranchissement fut prononcé en 1862, pour le l«f janvier 1SG3.

III. Dans l'Afrique occideutah;, on évalue l'étendue des territoires à 27.j,763 kil. carrés, et la population à 16,668,718 habitants. Le comptoir principal est à Sainl-tieorges d'Elmina.

Le commerce repond par son importance à ces vastes pro|)orlions de tirritoire et de population. Monopolisé depuis 1819 aux mains de la Société générale de commerce dont le roi est le principal actionnaire, il a procuré à la compagnie d'immenses bénélices. partie aux dépens des colonies, partie aux dépens de la nation. Divers actes officiels l'ont successivement entamé : une loi du 8 août 1850, qui sup-

prime en Hollande toute protection au pavillon national; une ordonnance du 31 mai 1858, qui ouvre seize ports de< Indes orientales au commerce étranger; la vente faite en 1857, à Batavia même, de 3 millions de kilogrammes de sucre, qui ont ainsi été affranchis du transport maritime jusque dans la métropole. D'année en année, l'opinion publiciue ébranle cet éd'ifice de privilèges qui caractérise la colonisation hollandaise, et qui a sa base essentielle dans le système agricole établi aux Indes hollandaises. S'atlribuant la propriété de tous les terrains , le gouvernement les concède aux cultivateurs, leur impose les cultures qu'ils doivent exécuter, et leur achète toutes les récoltes à des conditions qu'il détermine. Les chefs indigènes sont les intermédiaires obligés entre lui et le peuple, ce qui est une source incessante d'oppressions iniques.

Avant 1848, la conslitutiou attribuait la direction suprême et exclusive des colonies au roi, sous la seule condition de communiquer chaque année aux états généraux un rapport délaillé sur la situation et l'adminisiralion de ces diverses possessions. Depuis 1848, la constitution a remis ce pouvoir à l'Éiat, sous ta direction d'un ministre spécial des coloiiii's.

Au budget hollandais de lS61,les colonies figurent aux recettes pour 30,400.000 liorins, en 1871 seulement pour une dizaine déraillions. Le budget spécial des In les orientales pour 1871 s'élève en recettes à 118,307.048 et en dépenses à 108,005,347 flurins. Au contraire, les finances de Surinam el des lies (Indes occidentales) présentaient des déficits considérables.

Colonies espagnoles. Des immenses possessions qui assuraient autrefois à l'Espagne la suprématie coloniale, passée aujourd hui à l'Anuleterre, il ne lui reste plus que des débri.<, mais importants encore; ce sont :

1" En Amérique : la grande lie de Cuba, dont la Havane est la célèbre capitale, et celle de l'orto-Rico, l'une et l'autre dans la mer des Anlilles. Eu 1861, la partie espagnole de l'île Haïti, connue sous le nom de république Dominicaine, s'est remise sous l'autorité de son ancienne métropole. Mais l'ile de Cuba est, depuis 1868, le tlieàlred'insiirreclioiis dont le but séparatiste est claireinenl indiciuè.

2" En Océanie : l'archipel des Philippines, sous un des plus riches climats de la terre ; Manille en est la capitale, dans l'ile de Lucon; plus à l'est, dans les solitudes de l'océan l'acilique, larchipel des lies Mariannes, et dans le voisinage celui des Carolines ou .\ouvellesriiilippines, sur lesquelles la domiiialion espagnole est plus nominale que réelle.

3'^ En Afri(iue : l'archipel des Ciiiiaries, que l'antiquité appela les iles Fortunées, et dans le golfe de Guinée les petites îles d'Aniiobon Fernando-Po et Corisco. Lqs prcsidios du Maroc ne sont que des prisous, et les iles Zafarines un refuge pour les navires.

La superficie en kilomètres carrés et la population de ces diverses colonies se résument dans le tableau suivant (t-867i :

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