DECHIFFREMENT. — DECLARATION DES DROITS
n'exige pas de grands efforts d'imagination pour trouver se inctlrc en marche.
Ce que nous venons d'exposer suffira au lecteur pour lui faire comprendre la possilnlité du déchiffrement. Cette méthode est sans doute purement empirique , mais elle paraît avoir suffi aux cas qui se sont in'ésentés jusqu'à nos jours.
Pourcmpècher le déchiffrement des dépêches on a imaginé des combinaisons de toutes sortes, des livres de signaux, on a même publié des dictionnaires spéciaux au moyen desquels on assure le secret de la dépêche. Un de ces dictionnaires qui nous semble bien conçu, a paru à Paris, librairie Berger-Levrault et C'«, sous le titre de Dictionnaire pour la Correspondance télégraphique secrète, par un secrétaire de légation '. Henri Legeay.
DÉCLARATION DE GUERRE. On ne passe pas généralement d'une manière soudaine de l'état de paix à l'état de guerre, il y a des usages suivis et adoptés: on a prétendu, à tort selon nous, que, pour justifier la guerre, il ne fallait point de déclaration, ni communication quelconque par laquelle l'État lésé annonce qu'il se préparc à poursuivre ses droits par le moyen de la guerre. Aous croyons, au contraire, une déclaration moralement obligatoire; peu importe sous quelle forme elle se produise, qu'on l'appelle déclaration ou proclamation, pourvu que le passage de l'état de paix à l'état de guerre soit publiquement annoncé.
L'usage de faire une déclaration de guerre proprement dite, autrefois répandu en Europe, a été souvent délaissé depuis le milieu du dix-septième siècle; cet usage venait des peuples anciens , qui déclaraient la guerre par des hérauts d'armes. Aujourd'hui on substitue souvent à ces anciennes formes une mesure beaucoup plus simple, elle consiste à 7>;-06-Zamer l'état de guerre par des manifestes rendus publics; mais sauf la forme suivie et le terme employé, on voit bien qu'au fond c'est toujours le même but, la même pensée; on veut toujours que l'état de guerre soit connu de tous. Cela est si vrai qu'on notifie régulièrement ces manifestes aux gouvei'ncments étrangers. Dans cette sorte de documents, on s'attache souvent à démontrer la justice des motifs par lesquels on a été déterminé à prendre les armes.
La déclaration de guerre est considérée comme tellement nécessaire, que l'on a contesté la justice de toutes les opérations militaires qui l'auraient précédée. De plus, «quoiqu'elle ne décide pas, dit Kiiiber, dans tous les cas, du moment où commencent les hostilités, elle ne manque pas cependant d'exercer une influence légale sur le commerce des particuliers; par toutes ces raisons la proclamation de la guerre, ou plutôt la déclaration, est chez toutes les nations de l'Europe une coutume générale.»
La proclamation de la guerre a de l'impor-