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DUEL. — ÉCHANGE DES PRISONNIERS

la catégorie des duellistes de profession (nous évitons un mot plus dur); 3° que des amendes et de fortes indemnités pécuniaires envers la famille du tué soient levées avec rigueur; ce dernier point est déjà acquis, ^"ous ne nous flattons pas d'avoir ainsi résolu le problème, mais nous serions heureux d'avoir indique le vrai remède. L'opinion est seule en état de lutter eflicacement contre l'opinion.

Maubige Block.

DYNASTIE et DYNASTE. Le mot dynaste, qui vient du grec ôjvaa-/]?, puissant, s'appliquait, dans l'antiquité, aux princes dont le territoire était peu étendu; au moyen âge, il désigna tous les souverains, depuis le baron jusqu'au roi; on en a dérivé le mot dynastie, pour exprimer une suite de souverains de la même race qui ont régué sur le même pays.

Généralement les dynasties sont continuées par les descendants mâles, sans que l'ordre de primogéniture soit partout entendu de la même manière; quelques familles ont admis les femmes à succéder. Dans les maisons princiéres où la succession pouvait passer à la ligne féminine, l'avènement au trône d'une femme changeait et change encore la dynastie. C'est ainsi que la famille de Gobourg vint à donner une dynastie au Portugal, et c'est

ainsi qu'elle s'assoira sur le trône de la Grande-Bretagne. En parlant de r.\utriclie seulement — peut-être sous l'inllueuce de l'habitude — on continue de désigner ses souverains comme des Habsbourg, bien que. Marie-Thérèse fût le dernier rejeton — nous alUons dire mâle (le roi Marie-Thérèse) — de celle maison, et que par son mariage avec le grand-duc de Toscane, François-Élienne, elle ait créé la dynastie de Lorraine (Habsbourg-Lorraine).

Une dynastie se divise souvent en plusieurs branches qu'on désigne soit par aînée, cadette, etc., soit par des propriétés ou des territoires [\\o\\Qi\7M\\en\-Uechingen, Hohenzol- \eru.-Sig>nannrjen), soit d'après les princes qui les ont formées (lignes Alberliae et Ernesline).

En général la loi de succession de chaque dynastie émane de l'un de ses chefs , et cette loi est restée tantôt immuable (Bourbon), et tantôt elle a changé (Danemark, Autriche). C'était l'époque des rois légitimes. Plus tard , sous le régime constitutionnel, certains pays sont parvenus à faire prévaloir la loi de succession de l'État sur celle de la dynastie (Espagne). Actuellement , les femmes sont admises à hériter de la couronne en Angleterre, en Russie, en Autriche, en Espagne, en Portugal; partout ailleurs la succession est réservée à la ligne mascuhne.

ÉCHANGE DES PRISONNIERS (Cartel d').

On appelle généralement cartels, les conventions qui se font quelquefois entre puissances belligérantes pour régler les manières dont la guerre sera faite, et déterminer celles des hostilités dont les armées respectives devront s'abstenir. Ainsi on neutralise certaines parties de territoire; on limite le nombic d'hommes dont pourront se composer les ci'ii o de parlisans; on s'entend sur les conlriljuticns à lever, la répression des maraudeurs, la contiuuation ou la cessation du commerce et du service des postes, etc.

L'un des cartels les plus importants est celui qui a trait au sort des prisonniers de guerre. On s'engage de part et d'aulre à bien traiter les prisonniers suivant leur grade et leur fortune: on tixe les bases de ce traitement, et le prix de leur entretien; enfin on convient de leur échange réciproque.

Dans les temps déjà reculés , sans parler de l'antiquité proprement dite, il était de règle, sauf un petit nombre d'exceptions, que chaque prisonnier appartenait à son capteur. Celui-ci donc ne lui rendait la liberté que moyennant une rançon dont le prix était débattu entre les intéressés. Alors les échanges de prisonniers étaient extrêmement rares, car ce ne pouvait être que bien fortuitement que celui qui avait

fait un prisonnier eCit précisément un intérêt personnel à en recouvrer un autre, dont le sort fut à la disposition de ce prisonnier.

Mais peu à peu, les souverains ou les gouvernements arrivèrent à se former des armées régulières, et les soldats qui étaient à leur solde ne firent plus de prisouniers que pour le compte de l'État. Celait donc à l'État à payer les rançons pour racheter les siens, et à traiter avec l'ennemi pour ilxer le prix moyennant lequel il lui rendrait ceux qu'il avait pris luimême. Alors, par la nature des choses, les échanges devinrent faciles et fréquents.

Il faut observer que les deux armées belligérantes sont intéressées à la libéralion réciproque des prisonniers. Chacune d'elles est bien aise de recouvrer des militaires qui lui sont très-utiles, chacune d'elles également se voit avec plaisir déchargée du soin de garder les prisonniers ennemis et de les escorter dans leur transport jusqu'à leurs dépôts déhnitifs.

Les premiers cartels ont été surtout des cartels de rançon. De part et d'autre, on a fait des tableaux des otliciers de tout grade , et même des simples soldats; on a (ixé le prix de la rançon affectée à cliaque grade. Ainsi, en jetant les yeux sur quelques-uns des cartels les plus anciens qui soient mentionnés dans les recueils diplomatiques, on voit qu'à la lin du dix-sep-

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