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Votj. par exemple la loi du 24 avril

Effectif de l'armée britannique en 1872.

Etat-major 1,282 hommes.

Artillerie à cheval 3,220

Garde royale à cheval 1,302

Cavalerie de ligne 11,046

Artillerie à pied 19,337

Génie 5,217

Garde royale à pied 6,430

Infanterie de ligne 70,876

Services administratifs 4,350

Régiment des Indes occidentales . 1,832

Corps colonial 1,725

Dépôts de régiments de l'Inde . . 6,185

établissements militaires 847

Total 133,649

Effectif de l'armée de l'Inde.

Artillerie à cheval 2,500

Cavalerie de ligne 4,330

Artillerie à pied 9,886

Génie 387

Infanterie de ligne 45,854

Total

Tronpeu auxiliaires.

Milice. Etat-major permanent . . 5,066

— Instructeurs, etc 133,952

Yeomanry. Etat-major permanent 336

Volontaires. Etat-major jjerman' 15,119

— Adjudants 291

— Artillerie 33,600

— Caval., gén., fantass. 139,000 Réserve. 1^^ classe 10,000

— 2- classe 25,000

Sur 183,024 officiers et soldats, on trouvait: 114,160 anglicans, 44,392 catholiques, 16,90i presbytériens, 7,568 appartenant à d'autres communions.

Les recrues en 1870 étaient au nombre de 14,927 et les déserteurs au nombre de 3,171.

Chaque soldat de l'armée régulière revient, tous frais compris, à 100 liv. st. (2,500 fr.) par an en nombre rond. D'après un rapport fait en 1863, la dépense annuelle pour un soldat dans les corps indiqués ci-après s'élevait aux chiffres suivants :

Artillerie à cheval I,382f65^

Gardes du corps 1,720 85

Gardes à cheval 1,592 75

Cavalerie de ligne 1,314 10

Artillerie à pied

Génie

Train

Garde royale à pied Infanterie de ligne .

L'armée régulière a pour auxiliaires la réserve, la milice, la yeomanry et les volontaires.

Il a été parlé ci-dessus de la réserve. La dépense portée au budget de 1870 était de 68,000 liv. st. (1,700,000 fr.)

La milice formait avant Crorawell la seule force nationale. Son service est limité à l'intérieur des îles britanniques, et le nombre des miliciens qui peuvent être mis sur pied, est fixé par le Parlement. En cas de danger imminent pour l'État, la reine, et pour l'Irlande, le lord-lieutenant, sont autorisés à réunir les milices en vertu d'une ordonnance en conseil, si le Parlement n'est pas assemblé, et dans ce cas il doit être convoqué dans le délai de dix jours. (Loi du 9 août 1870.)

Le contingent de chaque comté ou district est fixé par une ordonnance en conseil. La levée se fait par des enrôlements volontaires

GRANDE-BRETAGNE (ARMÉE)

pour cinq ans, et chaque homme enrôlé a droit à une prime qui varie et peut s'élever à 6 liv. st. (150 fr.) au maximum. S'il ne se présente pas dans un district un nombre suffisant d'hommes de bonne volonté, le secrétaire d'État de la guerre peut faire procéder à un tirage au sort dans lequel sont compris tous les hommes de 18 à 35 ans, sauf les exemptions déterminées par la loi. Un homme tombé au sort peut présenter un remplaçant; celui qui ne se présente pas à l'appel pour prêter serment, peut être puni de 40 sh. (50 fr.) à 10 liv. st. (250 fr.) d'amende. (Loi du 24 avril 1871.)

Ce ne sont plus les lieutenants de comté qui sont chargés de lever la milice et de nommer les officiers. Ces attributions sont transférées à la reine, et pour l'Irlande, au lord-lieutenant. Le pouvoir des lieutenants de comté se réduit maintenant à procéder au tirage au sort, lorsqu'il est nécessaire, et à présenter, dans un délai d'un mois, des candidats aux vacances dans les grades d'enseigne, de cornette et de lieutenant; ce délai écoulé, les nominations sont faites comme toutes les autres, par la reine, ou le lord-lieutenant en Irlande. Les ofTiciers ne sont plus obligés, comme antérieurement, de justifier d'une propriété foncière. Le secrétaire d'État de la guerre organise les milices en régiments et fixe la durée des exercices et manœuvres auxquels les miliciens sont tenus de se rendre. Cette durée ne peut dépasser six mois par an. Les miliciens sont alors payés sur le même pied que les soldats de ligne, et sont soumis à la loi militaire. Les commandants sont chargés de pourvoir aux logements suivant la même loi. Pendant les intervalles des réunions, il ne reste en activité qu'un petit nombre d'ofhciers, de sous-ofTiciers et de tambours. La dépense était fixée à 720,000 liv. st. (18 millions) dans le budget de

La ijeomanry se compose de propriétaires ruraux et de fermiers qui se réunissent volontairement en corps de cavalerie, et supportent tous les frais d'habillement et d'équipement. Les officiers sont nommés par la reine et le service est réglé comme dans la milice. Le budget de 1870 renfermait une somme de 81,900 liv. st. (2,047,500 fr.) pour les dépenses de la yeomanry.

Les volontaires sortirent de la classe moyenne en 1859, par un mouvement spontané auquel le gouvernement fut complètement étranger. Presque tous étaient des liommes jeunes, la plupart légistes, artistes, employés de commerce ou de bureau; leur mobile était un sentiment d'honneur et de prudence. Une commission chargée d'examiner l'état des défenses du royaume, avait dissipé les illusions qu'on se faisait auparavant sur ses boulevards naturels. On s'inquiétait des nouvelles frégates cuirassées, du mystère dont s'enveloppait la politique d'un gouvernement voisin, des entreprises que pouvait tenter subitement rn pouvoir sans contrôle, lorsqu'il arriva du côté du môme détroit des écrits chargés de menaces qui déterminèrent une explosion. On s'assembla; on

forma des comités exécutifs qui recueillirent les adhésions et les souscriptions. Les uns s'engagèrent à payer armes et uniformes; d'autres promirent de prendre les armes en cas d'invasion; d'autres souscrivirent sans faire du service. Le ministre de la guerre accepta, au nom de la reine, les services qui lui étaient offerts par le pays. Les corps les plus nombreux se composèrent de fantassins armés de carabines; des artilleurs et des cavaliers complétèrent la nouvelle armée. Chaque compagnie nomma ses ofTiciers, s'habilla et s'équipa à son gré. Les femmes ouvrirent des souscriptions pour acheter des drapeaux et des clairons qu'elles offrirent aux volontaires. Des sousofficicrs de l'armée furent chargés de l'instruction qui marcha rapidement. Aussi la première revue que passa la reine dans Hyde-Park le 23 juin 1860, fut-elle, non-seulement un beau spectacle, mais encore un grand événernent politique.

Les ouvriers n'avaient pu, à cause de la dépense, s'associer à ce mouvement national. On ne voulut pas qu'ils y restassent étrangers. Comme ils n'eussent pas reçu de dons ni consenti à être équipés au moyen de souscriptions, on ménagea leur fierté et leurs moyens pécuniaires en divisant la dépense en versements hebdomadaires. Le gouvernement leur donna des carabines et de la poudre. Les uns sont entrés dans des régiments déjà formés; les autres en plus grand nombre ont préféré s'organiser entre eux; tous se distinguent parleur adresse à manier leurs armes.

Dans les campagnes, les miliciens tiennent lieu de volontaires, et en Irlande, le gouvernement a craint d'exciter encore les ferments de guerre civile qui existent dans ce pays.

Des compagnies de jeunes garçons de 12 à 16 ans, dits cadets, se sont ajoutées aux régiments de volontaires. Il s'en est formé dans les grandes écoles d'Eton et de Rugby. Ces enfants s'exercent à toutes les manœuvres, etfapprentissage des armes leur inculque le sentiment de la discipline.

Jusqu'en 1863, tout s'était fait par l'initiative individuelle. Le Parlement intervint alors pour organiser la nouvelle institution militaire sur des bases légales et permanentes. D'après une loi du 21 juillet 1863, amendée par une autre du 17 août 1871, les officiers sont nommés par la reine, comme ceux de farniée. Chaque corps a un état-major permanent composé d'un adjudant et de sergents instructeurs. Tout volontaire peut se retirer en prévenant quatorze jours d'avance, en remettant les armes et objets d'équipement qui lui ont été fournis, et en payant les sommes dont il est redevable. Les volontaires peuvent être filacés suus le commandement d'un officier-général de l'armée plus ancien de grade que tous les officiers de volontaires. La reine peut faire tous les règlements nécessaires au service, et licencier tout corps de volontaires. En cas d'invasion ou de jncnace d'invasion , la reine est autorisée à les mettre sur pied; quiconque ne se rendrait pas à l'appel sans cause légitime, serait consi-

GRANDE-BRETAGNE (MARINE)

déré comme déserteur. Chaque homme toucherait alors deux guinées; les femmes et les enfants recevraient des secours s'ils en avaient besoin, et au licenciement, il sei'ait remis une guinée à chaque homme. Les otïïciers blessés et leurs atuvcs, ainsi que les sous officiers et les simples volontaires, auraient droit à des pensions. Quant à présent, les dépenses à la charge de l'État s'élèvent par an à plus de dix millions.

Tous ces remparts vivants n'ont pas seuls occupé l'attention des pouvoirs publics. L'arsenal de Woolwich, avec ses puissantes machines et ses dix mille ouvriers , a mis en œuvre tout ce que Tartillerie a trouvé de plus terrible en fait d instruments de destruction. On a perfectionné la fabrication des armes portatives et de matériel de guerre. On a étudié les points qui seraient le plus menacés en cas d'invasion, et tine somme de 9 millions liv. st. (225 millions) a été consacrée à la construction de forts détachés sur les côtes, auprès des ports et à l'embouchure de la Tamise. Aux exercices militaires on a joint une école de tir où se donne un enseignement oral et pratique. Et ce n'est pas, cependant, pour porter la guerre au dehors que se sont faits en peu d'années des armements si considérables, ni pour conquérir de nouvelles possessions; c'est uniquement pour assurer l'indépendance du pays. L'Angleterre veut qu'on y regarde à deux fois avant de venir l'attaquer, et qu'on la laisse marcher en paix dans les voies de la civilisation morale et matérielle. L. SilITH.

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