SC
Ajoutons pour 1871 : orge, 8,560,012 ; avoine , 10,912,204; maïs, 16,820,223; pois, 1,011,367; haricots, 2,990,745 quintaux.
GRANDE-BRETAGNE (RESSOURCES)
car elles ont pour effet de diminuer dans une certaine mesure la richesse du pays; mais en même temps, ces événements ne sont-ils pas des témoignages de la richesse d'un peuple et de sa faculté de consommer? On peut se faire une idée des progrés de «ette faculté en comparant la valeur des tabacs et des principales matières alimentaires à diverses époques.
La valeur de l'exportation des produits manufacturés a déjà été indiqnée. Les principaux pays d'exportation sont, dans l'ordre d'importance, les États-Unis, l'Allemagne, la France, les Pays-Bas, Egypte, Chine, Brésil, Belgique, Italie, Turquie, Russie, Espagne, etc.
.Malgré le nombre, l'étendue et l'importance des colonies britanniques , la plus grande partie du commerce extérieur se fait avec les nations étrangères. ( I oy. Colonies.)
La valeur des métaux précieux , lingots et espèces, n'ect pas comprise dans les chiffres de l'importation et de l'exportation. La douane ne relève le mouvement de ces métaux que depuis 1857.
Voici l'importation de l'or et de l'argent depuis 1858; jusqu'en 1870 le chiffre est le résultat d'une évaluation; à partir de 1871 la valeur est déclarée par les importateurs ( l'année 1857 n'existe pas pour limportation) en millions de livres sterling :
1860 22.9 lé65 21.4 1870.
dont, pour 1870. 21. G millions d'or et 16.5 millions d'argent. La proportion de l'ai'gent est un peu plus faible dans les années antérieures.
Voici maintenant le montant de l'exportation à partir de 1857. Les chllfres ont été relevés d'après la même méthode :
J8.ÎS 19.6 1863 26.5 186S 20.2
dont, pour 1871, 13 millions d'argent. L'exportation pour l'Orient va en décroissant.
Le Royaume-Uni. y compris les lies du canal, possédait, le 31 décembre 1871, 22,510 navires à voiles, jaugeant 4,371,511 tonneaux et 3,382 vapeurs. Jaugeant 1,3 19, G 12 tonneaux, en tout 25,892 bâtiments et 5,G9i,I23 tonneaux. Le tonnage total de 1860 a été de 4,658,687. Pendant les dix premières années qui ont suivi le rappel des lois de navigation, la marine marchande s'est développée bien plus rapidement que pendant la période décennale précédente. De 18 iû à 1850 le tonnage s'était augmenté de 798.000 tonneaux, de 1850 à 1861, l'augmentation a été de l,2il,000 tonneaux. L'accroissement réel est probablement beaucoup plus considérable, car en 1855, lors de la révision du registre des navires, 1,000 vaisseaux furent effacés comme n'existant plus depuis longtemps. Dans la même année, on adopta un nouveau système de mesure qui, apphqué aux anciens navires, dimi-
nue de 7 p. 100 le chiffre de leur tonnage. Ajoutons, du reste, que le nombre des navires à voiles diminue, mais que cette diminution est compensée par l'augmentation des vapeurs. Il y a ainsi transformation de la marine.
Voici, maintenant, comment se répartit le tonnage employé par le commerce extérieur. En 18i0, le tonnage total à l'entrée et ù la sortie des navires chargés était de 7.498.000 tonneaux, dont 5.216,000 tonneaux formaient la part des navires anglais, et 2,282,000 tonneaux celle des navires étrangers. En 1850 le tonnage était de 12,020.000 tonneaux, dont 8.039,000 tonneaux sous pavillon anglais et 3,981,000 tonneaux sous pavillon étranger. Eu 18G1, le tonnage a été de 21,91 i,00 tonneaux dont 13,149.000 tonneaux auglais'et 8,765,000 tonneaux étrangers. En 1871 il était de 35.502,797 tonneaux , dont 2 i,G46,703 sous pavillon anglais et 10.856,094 sous pavilloji étranger. Rien dans ces résultats n'indique que la liberté de navigation ait été funeste à l'emploi de la marine nationale. Depuis 1850, le tonnage étranger s'est, il est vrai, augmenté dans des proportions plus considérables, tant à l'entrée qu'à la sortie. Mais comme les lois de navigation étaient un obstacle à l'emploi des navires étrangers par le commerce extérieur, on devait s'attendre à ce que la disparition de cet obstacle produirait un tel résultat. Mais nulle part le tonnage étranger n'a remplacé le tonnage anglais. Le commerce du pays, eu se développant chaque jour, emploie dans de plus grandes proportions qu'auparavant le tonnage britannique et le tonnage étranger; et les armateurs , les coimnerçants et le public y ont également gagné. R. V.\lpy.
Mis à jour par M. B.
ChemiJis de fer. — Au ["janvier 1871, il existait dans le Royaume-Uni 15,537 milles de voies ferrées, dont 11,013 en Angleterre et daus le pays de Galles, 2,519 en Ecosse, et 1,975 en Irlande. En 1819, le parcours entier n'était que de 6,032; il en a donc été construit depuis cette époque 9.505, en moyenne 432 par an. Le capital autorisé de toutes les compagnies s'élevait en 1870 à 596,178,382 liv. st., dont 493,276,790 pour l'Angleterre et Galles, 71,702,241 pour l'Ecosse et 33,199,351 pour l'Irlande. Mais le capital autorisé doit èlre distingué du capital réalisé, lequel s'élève seulement à 529,908,073, inférieur d'environ 66 millions au premier. Quant à la provenance de ce capital, il se divise en 387,974,231 liv. st. de capitaux primitifs ou actions, et 111,931,439 liv. st. de capitaux empruntés. Chaque mille de chemin de fer construit représente ainsi une valeur de 31,106 livres.
Les recettes totales se sont élevées, en 1870, à 45,078,113 liv. st., somme égale aux trois cinquièmes du revenu public des Trois Royaumes. Le transport des marchandises avait rapporté 2 1, 1 1 5, 1 59 liv. ; celui des passagers (avec bagages) 19,301,911; nous négligeons les recettes diverses. Saus les bagages, ce dernier transport donnait 17,034,569. Le total général