‹ Dictionnaire général de la politiqueChapitre 61 sur 557 · Généralité de Valenciennes (Hainaut), le duc de Croï · texte numérisé non relu

Généralité de Valenciennes (Hainaut), le duc de Croï

5. Généralité de Pai'is (Ile-de-France), le duc du Châtclet, colonel des gardes françaises.

G. Généralité d'Orléans (Orléanais) * le duc de Montmorency-Luxembourg, pair de France.

7. Généralité de Rouen (Haute-Normandie), le cardinal de la Rochefoucauld, archevêque de Rouen.

8. Généralité d'Alençon (Moyenne-Normandie), M. de la Ferrona'ys, évêque comte de Lisieux.

9. Générante de Caen (Basse-Normandie), le duc de Coigny, pair de France, lieutenant général.

10. Généralité de Tours (Touraine, Maine et Anjou), M. de Conzié, archevêque de Tours.

1 1 . Généralité de Poitiers (Poitou) , M. de Sainfc-Aulaire, évêqne de Poitiers.

12. Généralité de La Rochelle (Aunis et Saintonge) , le duc de la Rochefoucauld , pair de France.

13. Généralité de Limoges (Limousin), le duc d'Ayen. lieutenant général.

14. Généralité de Riom (Auvergne), M. de Montagu, vicomte de Beaune, lieutenant général.

15. Généralité de Moulins, deux assemblées provinciales, l'une à Moulins, président l'abbé de La Tour, évêque nommé de MouUns; l'autre à Nevcrs, président M. de Seguiran, évêque de Nevers.

16. Généralité d'Auch (Gascogne), M. de Latour du Pin Montauban, archevêque d'Auch.

17. Généralité de Perpignan (Roussillon) , M. d'Agay, évêque d'Elne.

18. Généralité de Nancy (Lorraine), M. de Fontanges, évoque de Nancy.

19. Généralité de Metz (Trois-Évêchés), M. de Montmorency-Laval, évêque de Metz, grand aumônier de France.

20. Généralité de Strasbourg (Alsace) , le baron de Flachslanden, grand-croix de Tordre de Malte.

21. Généralité de Besançon (Franche-Comté), M. de Durforf, archevêque de Besançon.

22. Généralité de Lyon (Lyonnais), M. de Montazet , archevêque de Lyon , membre de PAcadémie française.

23. Généralité de Grenoble (Dauphiné),M.Lefranc de l'ompignan, archevêque de Vienne.

Une généralité, celle de Bordeaux, ne put pas avoir son assemhlée provinciale, à cause de la résistance qu'opposa le parlement. Dans deux généralités du même ressort, celles de Limoges et de La Rochelle , ces assemblées ne purent pas se constituer, malgré les efforts des présidents. Deux autres, enlin, celles de Besançon et Grenoble, repoussèrent la nouvelle institution et réclamèrent leurs anciens états.

En Dauphiné, une réunion des trois ordres de la province se tint spontanément au château de Vizille, ancien séjour des Dauphins, et vota une constitution particulière qui s'éloignait d'ailleurs fort peu de celle des assemblées provinciales et qui fut consentie par le roi.

Partout ailleurs , c'est-à-dire dans vingt et une généralités, y compris celles de Bourges et de Montauban, les assemblées provinciales se constituèrent et commencèrent leurs travaux. Toutes nommèrent leurs commissions intermédiaires et leurs procureurs-syndics. Les membres des trois ordres s'y montrèrent animés des meilleurs sentiments; les procèsverbaux imprimés en font foi, ainsi que des talents administratifs qui s'y révélèrent.

Parmi les membres les plus importants, on retrouve presque tous ceux qui devaient jouer un rôle important, dix-huit mois après, dans les états généraux de 1789. En Champagne, Pabbé de Montesquieu, qui a été ministre de l'intérieur sous Louis XVIII, et l'abbé de Périgord, qui est devenu depuis le prince de Talleyrand; en Picardie, le marquis Alexandre de Lamette; en Soissonnais, le duc de Liancourt; dans rile-de-France, le vicomte de Noailles, le principal auteur de la fameuse nuit du 4 août; en Orléanais, l'abbé Sieyès, l'abbé Louis, l'illustre et malheureux Lavoisier; en Normandie, l'avocat Thouret, un des membres les plus influents de l'Assemblée constituante; en Touraine, le duc de Luynes et le duc de Praslin, tous deux pairs de France; en Poitou, Pavocat Thibaudeau, père du conventionnel de ce nom; en Auvergne, le général Lafayette; et une foule d'autres qu'on a vus depuis sénateurs , conseillers d'État, députés, pairs de France, ministres, etc.

Malheureusement ces diverses assemblées n'ont pu tenir qu'une seule session. Leur seconde réunion devait avoir lieu au mois de novembre 1789 ; la révolution la supprima. L'Assemblée constituante y substitua Porganisation départementale, mais en conservant dans chaque département un conseil électif, dont elle accrut jusqu'à l'excès les attributions. Ces nouveaux conseils ont subi iiien des vicissitudes dans le cours de nos révolutions ; le gouvernement impérial leur avait retiré l'élection qui leur a été rendue par le gouvernement de Juillet, et nos conseils généraux actuels sont, en fm de compte, les héritiers directs des assemblées provinciales de Louis XVI.

Les assemblées CCélection , instituées en même temps par l'édit de 1787, avaient également commencé à fonctionner; elles furent remplacées par des assemblées de district, et on los retrouve aujourd hui dans nos conseils yVari-ondissemoit. Les. assemblées municipales ou de paroisse rencontrèrent plus de dillicultés, à cause des prétentions des seigneurs; mais, sur beaucoup (\c points, elles parvinrent à s'organiser. Ces assemblées étaient électives; il sutTisait , pour prendre part aux élections, de payer une contribution de dix livres. Les assemblées de paroisse devaient nommer les membres des assemblées d'élection, et cel-

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