ARMÉE ET MARINE
Le service militaire est obhgatoire pour tout citoyen autrichien à partir de l'âge de vingt ans, et c'est sur cette obhgation qu'est basé le recrutement de l'armée. Le remplacement n'est plus admis. (Loi du 5 décembre 18G8.)
La durée légale du service est de cinq années dans l'armée active, de cinq ans dans la réserve et de deux ans dans la landwehr. Les jeunes gens qui, à cause de leur numéro élevé, n'ont pas été appelés dans l'armée active , servent pendant douze ans dans la landwehr. (Loi du 13 mai 1869.)
L'effectif vers lequel on tend pour le cas de guerre est de 985,825 hommes. Ce chiflre n'existe que sur le papier, mais on espère obtenir en cas de guerre un effectif réel de 7i8,000 hommes. Pour ce but, le contingent annuel doit être pour l'Autriche de 56,5 48 hommes et pour
la Hongrie avec la Croatie de 40,792 hommes, soit 97,340 hommes.
En temps de paix, selon le budget de 1870, on aurait sous les drapeaux 211,896 hommes et 38,159 chevaux.
La marine se compose de 72 navires, portant 522 canons, 5,702 hommes en temps ordinaire et 11,532 sur le pied de guerre.
Toutes les religions reconnues par l'État sont protégées par le gouvernement dans l'exercice public de leur culte, dans l'administration des afl'aires qui s'y rattachent, de leurs écoles, de leurs institutions de bienfaisance , en tant qu'elles ne transgressent aucune loi du pays.
Les évêques du culte cathohque romain sont nommés par le pape, sur la proposition de Pempereur. On compte maintenant en Autriche 13 archevêques et 52 évêques du rite latin, 2 archevêques et 7 évêques du rite grec , un archevêque cathohque du rite arménien. En 1861, il y avait 16,960 paroisses et chapelles, administrées par 32,362 prêtres séculiers , de plus 9,784 religieux dans 720 couvents d'hommes et 5,198 rehgieuses dans. 298 couvents de femnies.
L'Église grecque non unie a pour chef le patriarche de Carlovitz; il a 10 évêques suffragants. Le patriarche est élu par le congrès national, composé des évêques et de 75 députés du clergé et des laïques. Ce congrès ne peut se réunir qu'avec l'autorisation du souverain ; il prend des décisions sur toutes les questions importantes relatives au culte et à l'instruction religieuse. En Hongrie , où ses pouvoirs sont plus étendus, H y a aussi des assemblées synodales, où sont élus les 7 évêques hongrois appartenant à ce culte. Les autres évêques grecs (Transylvanie, Daknatie et Bukovine) sont nommés par l'empereur ou par le roi, comme on dit de Pautre côté de la Leitha. Cette Église compte 3,600 paroisses, 3,800 prêtres et 40 couvents avec 238 religieux.
Par une décision impériale du 8 avrU 1861 , Péghse protestante a été affranchie des restrictions dont eHe avait eu à se plaindre jusqu'alors, et les luthériens et les réformés ont été admis à tous les droits de citoyens. Ces Éghses ont maintenant une organisation presbytérale et synodale, semblable à celle de la plupart des autres pays. Ces synodes [ooy. ce mot\, et notamment le synode général, qui se réunit à Vienne, règlent tout ce qui concerne les matières religieuses.
Les ministres ou pasteurs sont élus par les fidèles de chaque culte, mais ils doivent être confirmés par le conseil supérieur ecclésiastique [Oberliirchenrulh); Pélection des doyens [seniors] et des superintendants est confirmée par l'empereur. Le conseU supérieur, composé de pasteurs et de membres laïques, est à la nomination de l'empereur. En Hongrie, Porganisation des Églises protestantes, basée sur la loi de 1791, est peu différente de celle que nous venons d'indiquer.
Dans l'ensemble de Pempire on compte 9 1 i
AUTRICHE-HONGRIE
paroisses luthériennes avec 1,210 pasteurs et 2,058 paroisses réformées (principalement en Hongrie) avec 2,278 pasteurs.
Les autres cultes reconnus en Autriche sont les unitaires , qui habitent surtout la Transylvanie, en 107 paroisses, et les Israélites, dont les rabbins, élus à temps par les fidèles, sont confirmés par l'autorité administrative.
Les divers cultes subventionnés par l'État ne lui occasionnent qu'une dépense de 2 à 3 millions de florins dans les deux parties de l'empire. Il n'est pas nécessaire de dire que les EgUses possèdent un revenu propre, provenant soit de leurs propriétés, soit des contributions que les fidèles s'imposent. La valeur du capital des fondations religieuses dans la Cisleithanie a été établie, en 1809, au chitTre de 73,842,456 florins, dont 8 millions et demi seulement en immeubles , le reste en valeurs mobilières de diverses sortes. Les revenus se sont élevés à 3,429,372 fl. et les dépenses à 4,616,306 fl. Montant de la dette, 1,667,241 fl.