‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 123 sur 310 · NAVAJAS · texte numérisé non relu

NAVAJAS

Les maladies de la peau ont éié réunies dans ce même cadre. iNaulieim peut revendiquer celles qui sont franchement sous la dépendance de la scrofule. Parmi les autres dermatoses nous pensons que celles à forme sèche, lichen, psoriasis, etc., y seront adressées avec le plus d'avantage.

Les eaux mères et les gaz acides carboniques- servent souvent de complément aux sources minérales dans le traitement des étals morbides que nous venons d'énumérer et qui caractérisent l'importance thérapeutique de la station de Nauheim.

Les sources principales de celte localité ne sont connues que depuis quinze années environ. Jusque-là on se contentait d'exploiter les eaux salées pour en extraire le sel de cuisine. Aujourd'hui Nauheim rivalise en aménagements et en attraits de séjour avec les bains les plus anciennement renommés de l'Allemagne.

NAUMBURG (Prusse, Silésie). Ville de la régence de Liegnitz, sur la Bober.

Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér., 11° centigr.

Eau : 16 onces. Eau : un litre.

Grains. Oram.

Carbonate de fer 1,62 = 0,194

— de chaux 1,65 = 0,198

— de magnésie 0,59 = 0,070

Sulfate de soude 1,99 = 0,238

— de magnésie 1,76 = 0,211

Chlorure de sodium 1,47 = 0,176

— de magnésium 0,32 = 0,038

Matière extractive 0,30 = 0,036

Pouc. cul». Cent. cub.

Gaz acide carbonique 9,98 = 399

Gaz hydrogène sulfuré traces traces

(I'itsch.)

Deux sources dans cette localité, dont celle analysée ici est la principale. La seconde passe pour sulfureuse, mais elle l'est d'une manière adventice. On en use en boisson et en bains dans les états chloro anémiques, les affections rhumatismales, et quelques maladies de peau. Il y a un établissement.

îvayajas (Espagne, province de Castellon de la Plana). \ 1 kilomètre du village de ce nom, source abondante, appelée Del Baho.

L'analyse qualitative de ces eaux seule a été indiquée. Elles contiennent, d'après 31. Faustino Vasquez, des carbonates de fer et de magnésie, du sulfate de magnésie et du chlorure de sodium. On les emploie en bains et

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en boisson, mais surtout pour l'usage interne, comme toniques et reconstituantes. Elles ont aussi la réputation d'être anthelminthiqucs.

NAVALPIftO (Espagne, prov. de Ciudad-Heal). Bourg, dans la vallée de Villanarejo, à 2 kilomètres duquel se trouvent deux sources du même nom.

Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér. , 29° centigr.

Eau : 24 onces. Eau : un litre.

Grains. Gram.

Carbonate de fer 4 = 0,261

— de magnésie 3 = 0,196

Chlorure de calcium 9 = 0,588

— de magnésium 6 — 0,392

Sulfate de magnésie 4 = 0,261

— de chaux 2 = 0,130

Acide silicique 3 = 0,196

Pouc. cub. Cent. cub.

Gaz acide carbonique 34 = 900

Celte analyse résulte des examens faits par plusieurs chimistes à la même époque. On emploie ces eaux en boisson et en bains, particulièrement dans les affections dyspeptiques. Installation insuffisante.

XÉBOUZ.iT ou \ iicoi zvr (France, Puy-de-Dôme, arrond. de Clermont-Ferrand).

M. Nivet signale près du moulin de la Gorce, au milieu d'une prairie, une source minérale froide, abondante et ferrugineuse, fréquentée par quelques malades, et qui l'enferme lgr,68 de principes fixes par litre.

XÉCROSE. La nécrose étant une des terminaisons de l'ostéite, les indications qui la regardent correspondent à celles que nous avons signalées à propos de la Cakie (voy. ce mot) et aux données générales de l'article relatif aux maladies des os.

Lorsque la mortification d'une portion osseuse est reconnue, il est de règle, d'une part, de combattre, autant que possible, la cause qui l'a produite ou l'entretient, et, de l'autre, de favoriser l'expulsion des séquestres. Le traitement s'adressera donc à la diathèse et aux indications locales en même temps. C'est presque toujours à la scrofule ou à la diathèse lymphatique, qu'on a à remédier pour suspendre la marche de la nécrose et les accidents qui l'accompagnent. [Voy. Lymphatjsme, Scrofules. ] En ce qui concerne l'action du traitement thermal sur la partie morte de l'os malade, elle s'exerce d'abord sur les parties molles environnantes, en facilitant la résolution des liquides infiltrés, et en procurant une activité nouvelle aux phénomènes inflammatoires, à la condition toutefois que ces derniers ne dépassent pas une certaine

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limite. C'est alors qu'on voit la suppuration devenir plus abondante et de meilleure nature, les bourgeons charnus se multiplier et s'aviver, et finalement le fragment nécrosé faire issue, soil par mode d'exfolialion, soit par expulsion en totalité. Ces résultais complets s'opèrent, en général, assez vite, pour peu que la nécrose soit superficielle, peu étendue, sans invagination du séquestre. Mais, dans le cas contraire, on ne les obtient que quelques mois après la cure, ou à la reprise de celle-ci. Dans certaines formes scrofuleuses, il faut des années et la persévérance dans le traitement pour arriver à la résolution parfaite de nécroses osseuses et surtout intra-articulaires. Comme le fait remarquer Astrié (Thèse inaug., 1852), les eaux amènent le plus souvent l'élimination de quelques parcelles de quelques esquilles, et tarissent quelques fistules, alors même que l'os reste encore malade.

Le choix des sources sera subordonné à l'étiologie morbide. S'il s'agit de sujets formellement scrofuleux, Uriage, Boarbonne, Bourbon-l 'Archambault, Kreuznach, Nauheim, Salins, sont indiquées parmi les eaux chlorurées sodiques. Nous ne ferions de réserves pour les trois dernières stations précitées qu'en présence de menaces d'accidents inflammatoires. Pour le même motif, chez les adultes qui demandent seulement à être débarrassés de reliquats d'ostéite, scrofuleuse ou non, nous préférerions à Baréges, dûment réputé à cet égard, les eaux sulfureuses moins excitantes : Saint- Sauveur, Eaux-Chaudes, Molitg, les sources douces à'Ax, de Luchon. Celles A'Olette, Amélie, Saint-Honoré, Enghien, représentent des intermédiaires entre ces deux degrés d'énergie. Les bains de mer eux-mêmes, quand ils sont employés avec prudence et d'une manière opportune, peuvent devenir utiles, non-seulement comme complément des médications que nous venons de recommander, mais encore par leur influence propre, résolutive et stimulante à la fois.

Le traitement de la nécrose des os et des extrémités articulaires réclame beaucoup de circonspection, et dans ces circonstances, comme pour la carie, il faut s'attacher à ne provoquer de travail inflammatoire dans les parties lésées qu'autant qu'on est à même de le restreindre ou qu'il ne peut pas se propager par contiguïté à des organes importants ni entraîner des conséquences graves. Les moyens balnéaires ou topiques mis eu usage dans celte cure seront déterminés d'après le siège du mal, sa nature et son étendue, et la susceptibilité des sujets.

\2inuii (France, Pyrénées-Orientales, a r rond, de Perpignan). A 20 kilomètres de cette ville.

Au nord du village de Neffiach et au pied du Mas de la Julianc se trouve, dit Anglada, une belle source chlorurée sodique marquant 20°, 7 centigrades, et qui porte dans la localité le nom de source de la

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Juliane. Quoique l'analyse de cette eau n'ait pas été faite d'une manière suivie, Anglada en conclut qu'elle contient une assez grande proportion de sulfates et de chlorures à base de chaux et de soude. Elle est utilisée par les habitants du voisinage dans les cas de dyspepsie.

Miii'tM (Hongrie, combat de Beregh-Ugocs).

Bicarbonatée sodique (ferrugineuse). Froide.

L'analyse qualitative de ces eaux a seule été indiquée par Kitaibel, comme comprenant une notable proportion de bicarbonate de soude, des carbonates de chaux et de fer, et du chlorure de sodium. Station fréquentée, avec de bonnes installations.

m wimuci (Allemagne, principauté de Hesse). Près de la station de Haste, sur le chemin de fer de Cologne à Hanovre.

Sulfurée calcique. Tempér., 12° centigr.

Trois sources principales, sortant du lias calcaire : 1° Trinkquelle (source pour la boisson); 2° Badequelle (source pour les bains); 3° Quelle unterdem Gewolbe (source sous la voûte).

Eau : un litre.

Trinkq, Badeq. Qu. unt. dem Gew.

Gram. Gram. Gram.

Sulfate de chaux 1,007 0,677 0,890

— de magnésie 0,287 0,224 0,285

— de soude 0,564 0,247 0,704

— dépotasse 0,042 0,016 0,018

Sulfure de calcium 0,068 0,016 0,0i8

Carbonate de chaux 0,419 0,439 0,531

Chlorure de magnésium. . 0,229 0,063 0,212

Silice 0,020 0,128 0,014

Cent. cub. Cent. cul>. Cent. euh.

Gaz hydrogène sulfuré... 42,312 15,800 141,190

Gaz acide carbonique. .. . 173, 03i 293,566 203,914

Hydrogène carboné 1,712 0,460 0,316

(Bunsen.) Ces eaux sont employées en boisson, en bains, en douches, en étuves, et sous forme d'inhalations.

Pour l'usage interne, on les prescrit tantôt seules, tantôt associées à du lait de chèvre ou du petit-lait, à la dose variable depuis deux jusqu'à six à huit verres, d'une contenance de 150 à 250 grammes chacun. C'est d'ailleurs le mode principal de la cure à Nenndorf.

Plusieurs établissements offrent une installation balnéaire complète dans cette localité.

L'inhalation se pratique dans une vaste et élégante pièce, au milieu de laquelle s'élance un jet d'eau sulfureuse. Cette eau retombe sur un

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