PASSY
On peut faire à celte analyse le reproche de représenter sons un seul nombre trop de principes à la fois, mais M. O. Henry se propose de reprendre ultérieurement ce travail.
On a installé à la source un appareil pouvant servir de buvette. 5° Source de la rue Vendôme. — Dans une propriété de la rue Vendôme on a découvert, en 1843, une source froide, très abondante, offrant les mêmes caractères que les précédentes.
Eau : un litre.
Acide carbonique libre i . . , ,,
- sulfhydrique libre ! «>ua,U- "ldet-
Gr;im.
Bicarbonate de chaux )
Sulfure de calcium 0,131
Sulfhydrate d'ammoniaque 0,030
Sulfate de chaux 1,410
~ desoude;-. | o,480
— de magnésie ) '
Chlorure de sodium 0,320
— de calcium |
— de magnésium $ '
Acide silicique, alumine, oxyde de fer, etc 0,022
Matière organique azotée, brune indét.
2,983 (0. Henry et Chevallier.)
L'eau de la rue Vendôme n'est d'aucun emploi ; l'Académie de médecine a même refusé l'autorisation de celte source, parce qu'elle reçoit des iuultraiions de fosses d'aisances.
PARTKMîlKCUEX. Voy. K.AN1TZ.
pas-de-loji pains (France, Gantai, arrond. d'Aurillac). A peu de distance de la route qui conduit de Vic-sur-Cère à Mural et à Pas-de- Compains, jaillit une source ferrugineuse bicarbonatée froide, non analysée, que quelques habitants de la localité utilisent comme eminénagogue et tonique.
passy (France, Seine, Paris). Sur la rive droite de la Seine, et sur le bord de la roule de Paris à Auteuil.
Ferrugineuse sulfatée. Froide (7°, 5 à 8").
Cinq sources désignées par les noms de Sources anciennes et de Sources nouvelles. Les premières n'étant plus utilisées, nous les passerons sous silence.
Les Sources nouvelles, au nombre de trois, se trouvent dans des galeries souterraines, à mi-côte d'une propriété appartenant à la famille Delesscrl. Celle portant le numéro o est beaucoup plus abondante que les numéros 1 et *2, aussi fournit-elle toute l'eau destinée à la boisson sur les lieux, ou à être transportée.
PASTILLES OU DRAGÉES D'EAUX MINÉRALES. r.Ot
Ces eaux, lorsqu'elles arrivent à la surface du sol, sont très limpides, niais peu de temps après elles se couvrent d'une quantité très notable d'un sel basique de fer que M. O. Henry considère comme du sous-trito-sulfalc ferrique. Afin de les dépouiller de leur grand excès de sel de fer et de les livrer à la consommation toujours très limpides, on est dans l'habitude de les laisser séjourner pendant un, deux ou trois mois, suivant la température, dans des jarres de terre cuite de la contenance de 80 à 100 litres chacune. M. O. Henry a constaté qu'après leur dépuration, elles ne contenaient presque aucun indice de fer, opération très désavantageuse en ce qu'elle les prive de toutes leurs qualités ferrugineuses ; M. O. Henry en conclut avec juste raison que ces eaux ainsi dépurées ne présentent plus qu'un liquide lourd à l'estomac comme toutes les eaux de puits de l'intérieur de Paris. Voici leur composition au moment où elles jaillissent.
Sources nouvelles.
Azote
Acide carbonique libre. '.
Sulfate de chaux
— de magnésie
— de soude
— d'alumine
Sulfate et sous-sulfate de prot-
oxyde et de peroxyde de fer, représentant: peroxyde de fer.
Chlorure de sodium
— de magnésium
Acide silicique
Matière organique
indét.
id.
indét.
id.
G ra m .
Giam.
0,0800 indét.
0,060 indét.
(O. Henry, 1832.)
Les eaux de Passy, dont le débit n'a pas été évalué, sont fréquentées par un très petit nombre de malades: on en exporte une quantité très notable. Elles sont employées dans la chlorose et l'anémie, mais elles sont beaucoup moins faciles à digérer que les ferrugineuses bicarbonatées.
PASTILLES OU DRAGÉES D'EAUX >II\ÉR AI ES. L'usage des paslillesou dragées médicinales préparées avec un ou plusieurs principes des sources minérales, ne remonte pas au delà de l'année 1822. C'est vers celte époque que Darcet, considérant le bicarbonate de soude comme la substance essentielle et la plus active des eaux de Vichy, eut l'idée d'en faire préparer des pastilles qui reçurent dès lors le nom de pastilles de Vichy. Le Codex des pharmaciens, lotit en accueillant la formule indi-