PRUNIER
Il n'y a pas d'établissement; les mois de mai et de septembre sont spécialement consacrés à l'usage des eaux d'après une habitude traditionnelle.
On traite surtout à Provins la chlorose, puis la dyspepsie, la leucorrhée, la dysménorrhée. Les fièvres intermittentes rebelles pourraient guérir, d'après M. Dores, dans l'espace de vingt à vingt-cinq jours. Ce médecin dit encore avoir traité avec succès deux cas d'affection cérébrale produite par l'abus des liqueurs alcooliques, et pense que ce traitement pourrait être généralisé dans le deiirium tremens (Pâtissier, /{apport à l'Acad. de mêd. sur le service des eaux thermales, 1854).
PRi'CiNES (France, Aveyron, arrond. de Saint-Affrique). A un kilomètre et demi de Ca marcs.
Ferrugineuse bicarbonatée. Froide. Eau : un litre.
Lit.
Acide carbonique libre 1,50
Bicarbonate de soude 0,340
— de chaux 0,545
— de magnésie 0,265
— de protoxyde de fer 0,075
Sulfate de soude 0,130
— de chaux traces
Chlorure de sodium 0,085
— de calcium 0,085
Alumine et matière organique 0,035
1,550 (Làurens.)
Il existe à Prugnes un petit établissement où l'eau minérale est seulement utilisée en boisson et par les habitants des environs.
Cette station est souvent confondue à tort par les auteurs sous le nom de Camarès ou S'Andabre.
prunier (France, Maine-et-Loire, arrond. d'Angers).
Ferrugineuse bicarbonatée. Froide.
La source se divise en deux filets peu abondants et porte le nom de
Source du grand tertre.
Eau : un litre.
Acide carbonique I . . ,,
, , H indet.
Azote j
Bicarbonate de chaux 0,020
— de magnésie 0,030
— de fer 0,033
Sulfate de chaux 0,067
— de magnésie 0,025
— d'alumine 0,017
Chlorure de sodium 0,025
— de calcium 0,017
Silice 0,017
Matière organique azotée traces
0,251 (Ménière et Godefroy.)
Ces chimistes ont en outre reconnu l'arsenic dans le dépôt de l'eau minérale.
PRURIGO. Le prurigo peut être symptomatique, et son traitement ne se sépare pas alors de la cause à laquelle il se rattache. Mais souvent il constitue un état hyperesthésique de la peau et des muqueuses, doni l'intensité peut devenir excessive et produire des troubles très variés dans l'économie. C'est alors que les malades sont adressés de préférence aux sources minérales. Il est de fait que les eaux sulfurées (Luc/ton, Aix en Savoie, Uriage, Saint-Sauveur) peuvent être d'un grand secours pour combattre les variétés du prurigo, empruntant un caractère pénible à leur siège : tels sont le prurigo podicis, le prurigo pudendi muliebris. Dans ces circonstances, le traitement est approprié aux données idiosyncrasiques. On se trouve bien, en général, de fomentations chaudes pratiquées avec l'eau minéro-thermale sur les régions affectées. M. Hardy (Leçons sur les maladies de la peau, 1859) se loue beaucoup de la poussée obtenue à Loèche, et des effets substitutifs auxquels il a vu alors le prurigo céder facilement. Dans les cas de prurigo avec troubles gastriques, les eaux A'Ems et de Schlangenbad ont fourni de bons résultats.
pruse. Voy. Brousse.
PRUSSE. Osann a donné un aperçu des sources minérales que renferment les Étals prussiens. Elles sont nombreuses; on peut les ranger en quatre groupes principaux.
1° Sources de la Silésie et du comté de Glatz. — Les principales d'entre ces sources se trouvent situées dans les nombreux embranchements des monts Sudètes et émergent à des altitudes assez considérables. On remarque que, conformément aux vues du professeur Bischoff, la plupart de ces eaux, qui sont froides et riches en acide carbonique et en sels de soude, prennent naissance dans le voisinage de roches volcaniques, tandis que les chaudes sortent des montagnes primitives, et les sources froides et plus faibles dans les plaines et les terrains d'alluvion.
Le gaz acide carbonique est abondant dans les sources froides des montagnes, surtout dans celle de Cudowa. Cette eau, avec celle de Salzbrunn, est aussi la plus chargée en principes fixes. Les carbonates de soude, de chaux, de fer, et les sulfates sont les plus fréquents. Le chlorure de sodium est en très petite quantité, malgré les dépôts salins très considérables qui se trouvent dans les pays situés à l'est de la Silésie. L'oxyde de manganèse est signalé dans presque toutes ces sources.
Les stations les plus fréquentées sont les suivantes : Salzbrunn, Altwasser. Charlottenbrunn, Flinsberg, Warmbrunn, Cudowa, lleinerz, Landeck, Niederlangenau.
2° Sources du grand-duché du Bas- Rhin. — Les sources de cette partie de la rive gauche du Rhin se rencontrent à une élévation barométrique moindre que celles de la Silésie, niais elles montrent bien plus évidemment que celles-ci leur nature volcanique, tant dans les conditions de leur origine que dans leur composition chimique. Elles se distinguent particulièrement par la proportion considérable d'acide carbonique libre et de bicarbonate de soude qu'elles contiennent; on y trouve en outre du carbonate de fer, du chlorure de sodium, du sulfate de soude, des carbonates, des sulfates de chaux et de magnésie, des chlorures de calcium et de magnésium, et de la silice. M. Bischoff lésa assimilées aux sources de l'Auvergne et de la Bohême. Il y a également de l'analogie entre les sources de la rive gauche du Rhin el celles de la rive droite. La montagne del'Eifel est surtout riche en sources importantes.
Nous citerons avec Osanu : Aix-la-Chapelle, Borcette, Bertrich, Roisdorf, Lamsçheid, Tonnistein, Brohl, Draitchsbrunnen, Kreuznach, Heilstein, Malmédy, ffeppîngen, indépendamment d'autres nombreuses sources moins importantes.
3° Sources de la Westphalie. — Cette partie de la Prusse a des sources ferrugineuses, d'autres chlorurées sodiques, très importantes; elle possède aussi des eaux sulfureuses 1res énergiques, mais elle manque totalement d'eaux thermales. Les nombreuses eaux minérales de ce pays prennent naissance dans la chaîne de montagnes secondaires qui le traverse, et offrent tous les principes minéralisateurs caractérisant la composition des mêmes sources. Le chlorure de sodium prédomine dans un grand nombre d'entre elles ; l'acide carbonique est abondant dans celles de la rive gauche du Weser ; il existe en moindre proportion dans les régions plus occidentales, sur les rives de l'Ems et de la Lippe. Telles sont : Driburg, Godelheim, Unna, Fiestel, Tattenhausen, Sçhwelm, Gripskofen, etc.
U° Sources des provinces de Brandebourg, de Saxe, de Poméranie et delà Prusse orientale. — Ces sources sont, en général, froides, peu riches en principes fixes et gazeux. Leur composition dépend beaucoup des influences extérieures, parce qu'elles ne se forment que fort près de la surface du sol, qui est un terrain d'alluvion. Les sources ferrugineuses bicarbonatées et calciques sont les plus fréquentes ; les sources sulfurées sont assez rares. La rive gauche de l'Elbe offre plusieurs sources chargées de chlorure de sodium. Dans le Brandebourg, les plus employées sont celles de Freienivalde, Mus/mu, Gleissen, Francfort-sur-l'Oder, etc. La province de Saxe comprend les sources salines à'Elmen, de Halle, de Kosen et ù'Artern, et quelques eaux ferrugineuses. Quant aux provinces de Poméranie et de Prusse, elles sont pauvres en eaux minérales; mais il y
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a plusieurs établissements pour les bains de mer, h Swinemunde , Pu/bus,
Rûgenwaldé, Zoppot et Kranz.
PSCÉ (France, Vienne, arrond. de Loiulun). A 15 kilomètres de celte ville, au bas du village de Saint-Léger.
Sulfurée calcique. Froide.
Acide sulfhydrique 0,0005 eu vol. 0,349
Sulfure de calcium 0,0038
Chlorure de calcium 0,0887
— de magnésium 0,0651
Sulfate de magnésie 0,0294
— de chaux 0,0266
Carbonate de potasse 0,0040
— de chaux 0,1484
— de protoxyde de fer 0,0074
Alumine 0,0235
Silice 0,0240
r. . . ( matière organique soluble 0,0020
blamuej insoluble 0,0100
Perte 0,0011
0,4340 (Poirier, 1850.)
Celle source ne paraît être d'aucun emploi ; elle n'est du reste pas captée, aussi reçoit-elle facilement les eaux pluviales.
psoriasis. Le psoriasis, une des maladies dartreuses les plus communes et aussi celle qu'il est le plus fréquent de rencontrer dans les conditions régulières de l'état de santé, réclame une médication énergique. Ou doit préférer pour le traitement de cette affection les eaux à minéralisation effective, soit sulfurées (Baréges, Schinznach, Ax, Luchon, Cauterets, Enghien, Aix en Savoie, Gréoulx), soit chlorurées sodiques (Bourbonne, Kreuznach, Nauheim), et parmi ces dernières celles qui joignent l'élément sulfureux aux principes salins (Uriage, Aix-la- Chapelle). Il est en effet important, pour combattre une dermatose aussi tenace, et dont la marche essentiellement chronique en fait une véritable affection constitutionnelle, d'associer la propriété altérante des eaux minérales à l'action modificatrice qu'elles peuvent exercer sur la lésion locale. Au point de vue de la médication substitutive, les phénomènes d'éruption artificielle, connus sous le nom de Poussé d (voy. ce mot), qu'on provoque par l'emploi de bains prolongés, comme à Loèche, sont un précieux auxiliaire des moyens généraux dirigés contre le psoriasis.
Les observations recueillies près des diverses stations que nous venons de désigner s'accordent à démontrer l'utilité d'une surexcitation vive de la peau dans cette affection squameuse. On convient aussi généralement que la guérison s'obtient rarement, ou du moins que, si, à la fin de leur