PUBERTÉ
traitement thermal, les sujets porteurs de psoriasis peuvent s'applaudir d'une amélioration caractérisée par la diminution d'épaisseur de la couche épidermique anormale et par la décroissance notable de la teinte des squames elles-mêmes, bientôt des récidives fâcheuses dissipent cette illusion. Néanmoins M. Astrié a fait remarquer avec raison que, s'il en est ainsi pour la lèpre vulgaire ou psoriasis inveterata, dans les variétés guttata et diffusa on obtient plus facilement un succès durable. Dans tous ces cas, le traitement n'offre de chance de réussir qu'à la condition d'être prolongé, puis répété pendant un certain nombre d'années, selon que la constitution et les autres conditions du sujet le permettent. Très souvent aussi il est de toute nécessité de combiner l'emploi d'autres agents de la matière médicale avec celui des eaux. On s'est demandé si les eaux réputées comme faibles, et dans lesquelles un principe arsenical a été découvert, n'agiraient pas efficacement sur la plus opiniâtre des dartres en vertu des proportions d'arsenic qu'elles contiennent. La question reste encore à l'étude.
En ce qui regarde les bains de mer, nous ne les croyons que très secondairement indiqués [voy. Peau (maladies de la)].
PUBERTÉ. La période de puberté dans les deux sexes comporte à la fois des conditions physiologiques et des prédispositions morbides qui servent à la caractériser. Les traits significatifs du passage de l'enfance à l'adolescence sont assez unanimement reconnus pour que nous n'ayons pas à en reproduire le tableau. Ils empruntent d'ailleurs une grande partie de leur manière d'être aux premiers âges de la vie, et les considérations tirées du tempérament et de l'impressionnabililé des enfants, à un point de vue généra!, s'appliquent encore au traitement des pubères [voy. Enfanc.il]. Nous rappellerons seulement, avec Hippocrale, que les maladies qui, ayant persisté dans l'enfance, ne se terminent point à la puberté chez les garçons, ou à la première éruption des règles chez les fdlcs, deviennent plus tenaces et tendent à devenir des maladies habituelles (Aphvrismes, sect. III, 28). A cet égard, comme relativement aux changements organiques et fonctionnels qui signalent le développement de la sexualité, les ressources de la thérapeutique hydro-minérale ne sauraient être contestées.
Deux ordres de faits très connexes prédominent dans ce sujet, l'un comprenant la diathèse lymphatique originelle, telle qu'elle se présente si sauvent à l'observation et dont les influences de climat, d'éducation et d'habitudes sociales semblent multiplier les manifestations de plus en plus; l'autre, exprimé par L'appauvrissement des globules sanguins qui constitue la chloro-anémie, fréquemment reliée au hmphatisme, et que déterminent des causes accidentelles, convalesceuce de fièvres graves,
Dict. pes Eaux miner. - T. 11. ,~S