RÉUNION (ILE DE LA
est vrai, en carbonate neutre de chaux et en oxyde de fer, mais au moins tous les autres sels sont inaltérés et ils conservent leur eau de constitution.
réthel (France, Moselle). A 1 kilomètre de Sierck et 17 de Thionville.
Chlorurée sodique. Tempér. , 12° centigr.
Eau : un litre.
Azote o'oio
Oxygène 0,004
Gram.
Carbonate de chaux 0,280
— de magnésie 0,040
— de protoxyde de fer. . . . . , . 0,025
Sulfate de soude 0,480
— de cbaux 0,120
Chlorure de sodium 2,145
— de magnésium 0,110
Bromure et iodure de magnésium traces sensibles.
3,'200 (Langlois.) RETORBIDO (Italie, Piémont). Village de la prov. de Voghera. Sulfurée calcique. Tempér., 17° centigr.
Eau : 1 00 livres. Eau : un litre.
Pouc. cub. Cent. cub.
Gaz hydrogène sulfuré 90,816 = 48,8
Gaz acide carbonique 1 36,050 = 73,5
Grains. Gr;mi.
Carbonates de chaux, de magnésie. . . . \
Chlorures de calcium, de magnésium. . ( 152 = 0,161
Sulfates de chaux, de magnésie j
Sulfure de calcium quant, indét. quant, ind.
(Barenghi.)
Analyse très incomplète.
Les sources, au nombre de trois, sont recueillies dans des piscines. Leur emploi médical s'étend à une foule de maladies, parmi lesquelles les affections cutanées tiennent le premier rang. Station fréquentée, quoique dépourvue d'installation.
RÉUNION (Me de la) ou île Bourbon (Afrique française). Cette île de la mer des Indes est essentiellement volcanique; elle renferme des sources minérales et thermales, dont la découverte ne remonte qu'à un petit nombre d'années : deux d'entre elles sont utilisées.
1° Sources de Salazie, jaillissant d'une roche volcanique, sur les bords de In ravine du Bras-Sec. Altitude : 909 mètres.
Bicarbonatée mixte. Tempér., 32°, 5 centigr.
REUTLINGEN. 637
Eau : un litre.
Grain.
Carbonate de soude 0,500
— de magnésie 0,430
— de chaux 0,180
— de fer 0,020
Chlorure de sodium 0,007
Sulfate de soude , 0,030
Silice 0,160
Perte 0,023
Gaz acide carbonique 1,250
(Marcadieu).
Ces eaux sont prescrites en boisson et en bains dans les dyspepsies, gastralgies, entéralgies et constipation, particulièrement consécutives aux fièvres d'accès, dans les coliques sècbes des pays chauds, les engorgements du foie et de la rate, les obstructions abdominales, la goutte et la gravelle (Petit et Gauden). Des travaux de captage et un établissement ont été entrepris dans cette localité en 1853.
2° Sources de Cilaos, non loin des précédentes, sur un versant du Piton des Neiges. Elles passent pour avoir une composition analogue à la précédente, pour être plus chaudes et plus chargées en acide carbonique que celles de Salazie. On n'y a pas encore créé d'établissement, mais elles sont fréquentées pour l'usage en bains qu'on prend dans des installations particulières.
reutlingeim (xvllemagne, Wurtemberg).
Bicarbonatée mixte. Tempér. , 12 à I3°centigr.
Eau : 1 6 onces. Eau : un litre.
Grains. Giam.
. Sulfate de soude 0,49 = 0,060
Carbonate de soude 0,93 = 0,098
— de chaux 0,35 = 0,043
— de magnésie 1,05 = 0,130
— de fer 0,02 = 0,002
Chlorure de sodium 0,40 = 0,049
Silice 0J5 = 0,018
Matière organique et carbonée. 0,57 = 0,070
Poiic. cul). Cent. cub.
Gaz hydrogène sulfuré 0,029 = 0,061
Gaz acide carbonique 0,087 = 0,183
Azote 0,015 = 0,034
Gaz hydrogène carboné 0,021 = 0,045
(VOHRINGER.)
Ces eaux sont employées en boisson et en bains dans les affections catarrhales des organes respiratoires. Établissement médiocrement installé.
RE val ou REVEL (Russie d'Europe). Sur le golfe de Finlande.
Bains de mer. Fréquentés.
reaaute (La) ou LES RIBALTES (France, Cantal, arrond. de Mauriac).
Sur le territoire de la commune de Menet, dit M. Nivet [Eaux minérales du Cantal), sourd une source minérale ferrugineuse bicarbonatée froide, qui convient dans l'anémie, la chlorose et l'embarras gastrique. Pas d'analyse qui vienne confirmer ces effets physiologiques.
REYRIEI JX (Ain, arrond. de Trévoux). A k kilomètres de cette ville.
Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér. , 13°, 5.
Eau : un litre.
Cent. cub.
Oxygène traces
Acide carbonique indét.
Acide sulf'hydrique 1 ,0
Gram.
Bicarbonate de soude 0,01 0S2
— de chaux 0,28806
de magnésie 0,00299
— de fer 0,06420
Chlorure de potassium 0,00392
— de sodium 0,00899
Sulfate de chaux 0,00987
— de magnésie 0,0 1 262
Alumine 0,00586
Silice 0,01251
Matières organiques 0,00578
(Ferrand, 1859.)
La source de Reyrieux, de découverte tonte récente, est en ce moment l'objet de travaux qui doivent lui assurer un débit plus considérable ; on pense en effet, en réunissant plusieurs filets qui coulent dans son voisinage, en élever le débit jusqu'à 900 litres par vingt-quatre heures. Pas d'établissement. La spécialisation de ces eaux reste à caractériser. .AI. Ferrand croit que ces eaux sont diurétiques et laxalives, qu'elles conviennent dans tous les cas qui réclament l'emploi des ferrugineux, et enfin que la petite proporiion d'acide sulfhydrique qu'elles renferment la rend propre aux alfections de la peau.
rhumatisme. Le traitement du rhumatisme considéré en lui-même, ce qui ne veut pas dire sous une forme abstraite, mais dans des conditions aussi simples que possible, présente ceci de particulier, qu'il est à peu près indépendant de la qualité des eaux elles-mêmes, ou de leur minéralisation propre. Il exige seulement la réunion de deux circon-
stances: 1° une haute thermalité; 2U l'intervention d'agents hydrothérapiques suffisants.
La thermalité est donc la première condition exigée dans le traitement du rhumatisme. On ne peut douter que la thermalité artificielle ne jouisse exactement des mêmes propriétés que la thermalité naturelle. Cependant celle-ci sera toujours préférée, puisque la première ne peut être obtenue sans entraîner quelque altération dans la constitution des eaux ellesmêmes.
Cependant si la nature même de la minéralisation n'offre pas grande importance vis-à-vis le rhumatisme simple, il n'en faudrait pas déduire que les eaux minérales agissent exclusivement par leur thermalité. On ne saurait précisément obtenir, des eaux douces élevées à une égale température, des effets semblables à ceux qu'on en obtient. C'est que les eaux minérales, et les moins minéralisées d'entre elles, offrent cette particularité que leur application détermine toujours un certain degré d'excitation des fonctions cutanées, et une tonicité particulière, qui les distinguent parfaitement des eaux douces. Ainsi thermalité jointe à une minéralisation quelconque, voici le premier terme de celle question thérapeutique.
Mais les manifestations rhumatismales ne cèdent pas toujours à l'unique emploi de la thermalité, même accompagnée d'une minéralisation active.
Elles réclament souvent des pratiques toutes particulières, qui nécessitent l'intervention des agents dits balnéothérapiques, tels que douches, éluves. Une station ne conviendra donc spécialement au rhumatisme qu'autant qu'elle joindra à une thermalité élevée un développement convenable dans le sens de l'installation balnéothérapique.
Aussi les eaux les mieux appropriées au rhumatisme, considéré d'une manière générale, sont-elles des eaux très peu minéralisées, ou très peu caractérisées par leur minéralisation. La raison est que, douées de qualités médicamenteuses très faibles, et souvent problématiques, elles ont dû chercher dans le développement des pratiques balnéothérapiques une compensation à leurs qualités négatives, et nous offrent ainsi les exemples des meilleures installations; et d'une autre côté, ne possédant par elles-mêmes qu'une activité physiologique très restreinte, on peut sans inconvénient les utiliser aux températures élevées qui appartiennent à la plupart d'entre elles.
Jl n'en est pas de même des eaux fortement minéralisées, et auxquelles leur propre constitution prête une activité physiologique déterminée. Ici, l'emploi d'une thermalité élevée est beaucoup plus délicat et ne peut s'appliquer qu'à des cas très restreints; en outre, les installations bal-
néothérapiques n'y occupent souvent qu'une place assez secondaire.
Il résulte de tout cela que les eaux minérales spéciales dans le rhumatisme, considéré dans son plus grand état de simplicité, sont des eaux faibles et à haute température, telles que: Plombières, Néris, Bains, Luxeuil, Bourbon- Lancy, Chaudesaigues, Pfeffcrs, Tœplitz, Aix (en Savoie), que sa faible sulfuration rapproche des précédentes, etc. Et nous ajouterons que, à part les circonstances de localité, le choix entre ces différentes stations peut être considéré comme à peu prés indifférent.
Pour ce qui est des eaux plus minéralisées et à haute thermalité, on va voir que leur indication dans le rhumatisme se rapporte à des cas mieux déterminés.
Lorsque nous avons parlé du rhumatisme à l'état de simplicité, nous avons entendu : forme régulière, absence de lésions appréciables de tissu, siège dans les couches fibreuses des membres ou du tronc, conditions générales de constitution ou de santé moyennes ou indifférentes.
Mais il n'en est pas toujours ainsi.
A côté du rhumatisme peuvent exister des conditions constitutionnelles ou diaihésiques qui dominent l'indication thérapeutique, ou bien des affections locales organiques ou constitutionnelles qu'il n'importe pas moins de prendre en considération. Ou bien le rhumatisme peut occuper quelque point inusité ou irrégulier, dans tel ou tel appareil d'organes; ou bien enfin il peut avoir déterminé quelques lésions de tissu, épaississement, engorgement, dégénération même.
C'est clans ces diverses circonstances qu'un choix judicieux d'eaux minérales appropriées, doit remplacer les indications un peu banales que nous avons exposées à propos du rhumatisme simple.
A côté des constitutions moyennes, on voit souvent dominer, chez un grand nombre de rhumatisants, les caractères d'une constitution soit lymphatique, soit névropathique. Ce sont là deux types qui comprennent la grande majorité des cas, et qui nous conduisent par degrés, l'un jusqu'à ces rhumatismes scrofuleux qui déterminent de véritables tumeurs blanches, l'autre jusqu'au rhumatisme nerveux, l'une des formes les plus opiniâtres et les plus difficiles des névroses.
Chez les individus à constitution molle, lymphatique, on emploiera de préférence les eaux sulfurées sodiques thermales et actives, comme Baréges, Luchon, Canterets, Ax, Olette, Amélie, Bagnoles (Lozère), Piétrapola, etc., ou les chlorurées sodiques fortes, telles que Bourbon- VArchambault, Bow bonne, Uriage, Aix-la-Chapelle, etc.
Les rhumatismes réclameront d'autant plus les eaux de ce genre que les caractères du lymphatisme seront plus développés chez eux, et que l'opiniâtreté du rhumatisme paraîtra se rattacher à l'état constitutionnel.
Si, dans cet ordre de faits, il faut recourir aux eaux les plus actives, aux températures les plus élevées, et quelquefois aux modes d'administration les plus énergiques, il en est tout autrement chez les individus névropathiques, et surtout alors que le rhumatisme vient à revêtir luimême les caractères de mobilité et d'excitabilité extrêmes qui appartiennent aux névroses.
C'est alors qu'il faut s'en tenir scrupuleusement à ces sortes d'eaux peu minéralisées que nous avons énumérées au début de cet article. Mais, tandis que dans le rhumatisme simple on mettait à profit toutes les ressources offertes par la thermalité et les agents balnéothérapiques, ici ce n'est qu'avec une extrême réserve qu'il faut en user. Le point de départ du traitement sera l'emploi le plus simple possible des eaux, température moyenne, faible durée, point de douches; puis accroissement graduel dans l'énergie du traitement.
Néris offre le type de semblables traitements. Luxeuil, Bains, Àix (en Provence), La Malou, Bagnères-de- Bigarre, Foncaude, Ussat (ces trois dernières sulfatées calciques), s'y prêtent également. Gréoidx, Saint-Sauveur et les sulfurées dégénérées riches en matières organiques des Pyrénées-Orientales, Olelte, Molitg, La Preste, fournissent encore une excellente balnéothérapie aux cas de ce genre.
On rencontre des rhumatismes singulièrement tenaces, sans que les caractères de la constitution semblent en rendre compte. Mais les digestions se font mal; il y a de la faiblesse, de la tendance à l'anémie, à la névropathie, souvent des douleurs entéralgiques ou cardialgiques. L'indication imminente paraît alors de rétablir les fonctions digestives, et c'est à peu près la seule circonstance où les eaux bicarbonatées aient à intervenir formellement dans le traitement du rhumatisme. Ces rhumatismes se guérissent à Ems, à Vichy, à Pougues, à Saint- Alban : Ems et Vichy seront préférés pour leur température élevée.
Lorsque le rhumatisme s'est fixé sur une ou plusieurs jointures, et y a développé quelques altérations organiques, les bases d'indications que nous venons de poser demeurent les mêmes.
Nous avons, il est vrai, une distinction à établir. Lorsque le gonflement articulaire est seulement ou surtout déterminé par un épanchement de liquide, que l'hydarthrose domine, les eaux très peu minéralisées réussissent parfaitement. Il faut généralement alors user largement de la thermalité et quelquefois des douches. C'est ainsi qu'à ISéris on voit guérir d'une manière remarquable des hydarthroses rhumatismales.
Mais, lorsque le gonflement des articulations est surtout produit par l'épaississement des tissus qui les environnent ou les constituent, il faut plutôt recourir aux eaux fortement minéralisées, et Bourbonne, Bour-
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