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fois. Les malades s'y trouvent bien à ce point, que l'on voit des gens atteints de catarrhe bronchique ou des asthmatiques y passer sept et huit heures par jour, non-seulement avec avantage, mais même sans ennui (Allard, Esquisse d'une monographie des eaux de Saint- Honoré, 1859).
L'action physiologique des eaux de Saint- Honoré est celle de toutes les eaux médiocrement sulfurées. Ces eaux paraissent se rapprocher par cette condition commune des Eaux-Bonnes, de Saint-Sauveur, de Weilbach. M. Allard a appelé l'attention sur l'action hyposthénisante des eaux de Saint- Honoré. Cette action paraît à ce médecin devoir être attribuée surtout au mode topique interne ou externe de l'eau minérale, quand l'application n'en est pas trop prolongée; dès que l'imprégnation sulfureuse de l'organisme dépasse une certaine limite, l'excitation spéciale ne tarde pas à se montrer. L'apparition de ces derniers phénomènes varie, d'ailleurs, suivant les individus et suivant les conditions météorologiques du moment.
Nous pouvons répéter, pour l'action thérapeutique de ces eaux, ce que nous venons de dire de leur action physiologique : elle est celle de toutes les eaux sulfurées faibles. Aussi cette station thermale doit-elle être recommandée aux malades atteints de phthisie pulmonaire au début ou à la deuxième période, et encore ces malades ne doivent-ils demander aux eaux que l'amélioration ou la guérison de leur catarrhe. M. Allard établit, relativement à l'action thérapeutique des eaux de Sainl-Honoré, une distinction entre la phthisie tuberculeuse essentielle et la phthisie scrofuleuse : la première est rebelle à l'action sulfureuse, la seconde seule est modifiée souvent avec avantage; l'eau de Saint-Honoré peut être employée à toutes les périodes de cette maladie. M. Bazin professe que le tubercule est un produit commun à la diathèse tuberculeuse et à la scrofule. Ce produit morbide ne subirait, selon M. Allard, une influence heureuse du traitement sulfureux que lorsqu'il est de nature scrofuleuse. Aussi d'autres eaux lui paraissent-elles mieux indiquées clans ce cas (De la thérapeutique hydrominérale des maladies constitutionnelles, in Ann. de la Société d'hydrologie mécl. de Paris, t. VI). M. Allard, dans le t. V de ces Annales, a précisé l'indication des eaux de Saint-Honoré contre les catarrhes scrofuleux des bronches ou du larynx. On insiste à Saint- Honoré sur les moyens hydrothérapiques autres que l'eau sulfureuse elle-même; vapeurs, inhalation, bains, douches révulsives dans le traitement des catarrhes de nature rhumatismale.
Les eaux de Saint-Honoré guérissent les scrofulides bénignes et peuvent être employées dans certains cas où ces affections conservent encore une légère subacuïté. D'une manière générale, on peut dire que les eaux de Saint-Honoré sont indiquées dans le traitement de toutes" les affections
Dict. des Eaux miner. — T. II. 44