SUISSE
SUDATORIum. Synonyme d'éluve dans le bain des anciens. On appelait ainsi la chambre à transpirer ; elle était chauffée au moyen de tuyaux disposés sous le plancher, et quelquefois aussi pratiqués dans les murs mêmes de la pièce. C'est dans ce dernier cas qu'on la désignait particulièrement sous le nom de Sudatio concameratu (Vitruve, V. 11, 2). Quand le bain d'eau et le bain de vapeur se trouvaient réunis dans une seule pièce, la partie centrale de la pièce, entre le laconicumclYalveus, formait le* udatorium (Dict. de Rick).
suède. La Suède, riche en mines métalliques, compte beaucoup de sources minérales, mais toutes froides. Les sulfates et les chlorures prédominent dans la plupart d'entre elles, mais, en général, on n'y rencontre pas de composition réellement effective. Quelques-unes sont très ferrugineuses. Quoique connues depuis longtemps, elles ont été analysées en très petit nombre. Souvent on trouve dans leur dépendance des boues qui sont utilisées comme applications topiques. On signale les affections goutteuses, arthritiques, rhumatismales, chlorotiques et strumeuses, dans les applications les plus communes de ces sources. Il en est, comme celles de Loka et de Rouneby, qui appartiennent au domaine de la Couronne, et ont reçu des aménagements convenables. Les installations des autres établissements, entreprises privées ou communales, laissent beaucoup à désirer. Nous avons consacré des articles particuliers à celles qui se distinguent par leur minéralisation ou leur notoriété.
slisse. La Suisse, contrée exclusivement alpestre, compte environ trois cent cinquante sources minérales. Son sol, granitique dans les Alpes, calcaire dans le Jura, est très varié dans le reste du pays, où cependant les marnes et les grès dominent. On rencontre des eaux plus ou moins minéralisées sur tous les points du territoire, sur des arêtes de montagne presque inaccessibles, dans des vallées très hautes, dans la plaine, dans les marais, dans la profondeur des ravins. Leur composition cl leur thermalilé sont très diverses.
Le plus grand nombre appartient à la classe des ferrugineuses bicarbonatées; telles sont celles de Blumenstein, Fîderis, San-Martino, Saint- M or ilz, Stachelberg, etc. Les sulfatées calciques, empruntant souvent un caractère sulfureux à des circonstances accidentelles, forment une seconde série très digne d'intérêt ; il suffit de citer Baden (en Argovie), Loèche, Sckinznack, Weissenibourg. Des eaux sulfatées mixtes, comme Pfeffers, Lavey, présentent une minéralisation relativement faible, à laquelle suppléent, pour la première, des proprié tésde thermalilé, et, pour la seconde, l'association d'eaux mères provenant îles sources chlorurées sadiques de Bex. Parmi les sulfatées, il eu est de très magnésiennes, celles de Birmenstorf, que cette composition ellee-