‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale (volume 2)Chapitre 263 sur 310 · TERNES (LES · texte numérisé non relu

TERNES (LES

iiiuiim (Italie, Deux-Siciles). Dans la vallée de Païenne, et à 34 kilomètres de cette ville, bains fréquentés sous les Romains, Himerenses Thermœ.

Sulfatée sodique. Tempér.., hl° centigr.

Eau : 1 litre.

Grain.

Sulfate de soude 55,909

— de magnésie 0,937

— de chaux 4,168

Chlorure de magnésium.... 10,050

Carbonate de chaux 2,750

Gaz acide carbonique libre.. 2,125

Eau : un litre.

Gram.

8,266 (Fcritaho, 1825.)

On emploie ces eaux en bains et en étuves dans les paralysies, les affections arthritiques et les maladies de la peau.

Il y a près de la source précédente une fontaine froide, de composition très analogue, bevuto di Termini, réservée pour l'usage interne.

Les ruines des thermes anciens sont encore utilisées pour une installation d'ailleurs peu importante.

ternant (France, Puy-de-Dôme, arrond. d'Issoire). A 18 kilomètres de cette ville.

Ferrugineuse bicarbonatée. Froide.

Plusieurs sources jaillissent les unes à côté des autres, et avec des propriétés physiques et chimiques à peu près identiques.

Bicarbonate de soude 1,4990

— de magnésie 0,3035

— de chaux 0,6632

— de fer 0,0471

Sulfate de soude 0,0600

Chlorure de sodium 0,7560

Silice 0,0900

Perte 0,1184

3,5372 (Nivet, 1845.)

M. Nivet considère son analyse comme approximative.

L'eau minérale de Ternant est employée par quelques habitants appartenant aux communes voisines, comme boisson tonique et digestive.

ii;k\i* (Les) Voy. Paris.

TilALGOUT. 833

tekran ou terrai (France, Canlal, arrond. de Saint -Flour).

Près de ce village, deux sources peu abondantes non analysées et non utilisées, appartenant aux ferrugineuses bicarbonatées, froides (Nivet).

TERRASSE (La) (France, Isère). A 16 kilomètres de Grenoble, sutla route de celte ville à Chambéry.

Sulfurée calcique. Tempér. , 19°, 3.

Une seule source qui jaillit du calcaire jurassique avec un débit évalué à 6500 litres par vingt-quatre heures. Eau: un litre.

Azote 0,01127

Acide carbonique 0,08300

Acide sulfhydrique 0,01703

G ra nu

Carbonate de chaux 0,148

de magnésie 0,025

— de fer 0,008

Sulfate de soude 0,029

— de chaux 0,059

— de magnésie 0,083

— d'alumine 0,005

Phosphate de chaux 0,0 1 2

Chlorure de sodium 1,205

de calcium 0,007

Iode, silice, glairine traces

1,581 (Niepce.) Celle eau, rangée par Y Annuaire des eaux de la France dans les sulfurées calcique?, appartient plutôt aux chlorurées sodiques. Il est probable qu'elle emprunte son acide sulfhydrique à la réduction des sulfates par la matière organique. Applications non spécifiées.

TESTE (La) (France, Gironde, arrond. de Bordeaux). A 55 kilomètres de celte ville. Chemin de fer de Bordeaux. Bains de trier. Voy. Arcachon.

THALUOLT (Suisse, canton de Berne). Bains à 12 kilomètres de Berne et 10 de Thun, sur la rive gauche de l'Aar. Altitude: 1650 pieds. Bicarbonatée calcique. Tempér., 12° eentigr.

Eau : 1 6 onces. Eau : un litre.

G i oins. Grain.

Carbonate de chaux 1,191 = 0,120

— de soude 0,388 = 0,041

— de magnésie. .... . 0,708 = 0,0"5

— de fer 0,074 = 0,007

Chlorure de sodium 0,028 — 0,029

Sulfate de soude 0,137 = 0,014

Matière extractive traces traces

Pouc. ciil). Cent. euh.

Gaz acide carbonique 0,723 39,0

(Wagner, 1823.)

DlCT. DES EAL'X MIMER, — T. II. 53

Ces eaux dégagent une odeur sulfureuse, vraisemblablement accidentelle. On les emploie dans les affections rhumatismales et névropathiques.

tiiakandt (Allemagne, Saxe, cercle de Dresde). Dans une vallée, sur la Weiseritz.

Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér., 13° centigr.

Sulfate de maguésie 0,080 = 0,009

— de chaux 0,080 = 0,009

Chlorure de sodium 0,240 = 0,029

— de magnésium 0,080 = 0,009

Carbonate de chaux 0,080 = 0,009

— de fer 0,123 = 0,015

Silice 0,200 = 0,024

Matière extractive . . 0,160 = 0,019

(FlCINUS.)

Ces eaux, comparativement faibles, sont prescrites en bains dans les affections rhumatismales et goutteuses.

Tiii:im î: Ce mol, servant à désigner littéralement les sources d'eau chaude (eaux thermales), a successivement été appliqué ;rux bains d'eau chaude et au bâtiment qui contenait tout ce dont se composait un établissement de bains complet chez les anciens [voy. Bains]. Dans une acception générale, il est donc synonyme de BalinEjE ou Balnea, pris dans un sens diminutif (Dict. de Rich.).

thermal (Traitement). On doit entendre pat traitement thermal l'ensemble des moyens curatifs que l'on trouve rassemblés près d'une station thermale.

Le traitement thermal reconnaît trois éléments principaux :

L'eau minérale, on l'agent médicamenteux qui se trouve mis en jeu;

Les agents balnéothérapiques qui multiplientles formes sous lesquelles l'eau minérale peut être administrée ;

Les conditions hygiéniques particulières rencontrées par les malades.

Tels sont les trois éléments du traitement thermal : médicamenteux, balnéolhérapique, hygiénique.

Le médicament offert par les eaux minérales varie suivant leur propre constitution. Tantôt doué de caractères formels, comme près des eaux sulfurées, chlorurées ou bicarbonatées sodiques fortes, ferrugineuses, lantôt difficile à déterminer dans sa nature, comme près des eaux faiblement minéralisées et près de la plupart des sulfatées, il semble quel-

THERMAL (TRAITEMENT). s:r>

quefois ne consister que dans \'ea® elle-même, et souvent paraît entièrement dominé par la therrttalité. Ce premier terme du traitement thermal est représenté par l'usage interne des eaux minérales, et par leur mode le plus simple d'administration, le bain.

Les agents balnéolliérapicpies ont pour objet de multiplier les modes d'administration des (aux, et, par ce moyen, de varier leur mode d'action sur l'organisme, on d'accroître la somme de leur activité. L'action de ce second terme du traitement thermal est de satisfaire à certaines conditions thérapeutiques, et aussi de suppléer au faible degré d'activité que certaines eaux minérales trouvent à emprunter à leur propre constitution.

Enfin, le traitement thermal n'est complet que lorsqu'il s'accompagne de certaines conditions hygiéniques qui assurent au malade d'y rencontrer au moins un changement d<j milieu et d'habitudes, qui vienne interrompre les circonstances au milieu desquelles sa santé s'était altérée. Il serait superflu d'insister sur toutes les conditions d'exercice, de distraction intellectuelle ou affective, etc., qui peuvent trouver place ici. Tous les sujets que nous venons d'indiquer ont du reste été traités ailleurs; il nous suffit de les rappeler. [Voy. Eaux MINÉRALES. Minéralisation. Balnéothérapie. Hygiéniques. (Conditions)].

Mais chacun de ces différents lermes du traitement thermal, médicament, balnéothérapie, hygiène, peut rétêlir une importance particulière dans le ressort des indications à remplir, ou demeurer en sousordre.

Dans certains cas, le malade est surtout adressé à un médicament spécial ; c'est la spécialité d'action de celui-ci qui est invoquée. Le reste pourra fournir un complément utile, mais non indispensable. Il en est ainsi des eaux sulfureuses dans certaines dermatoses très simples, ou encore dans un catarrhe pulmonaire simple aussi, c'est-à-dire sans prédominance diathésique caractérisée ; ou bien d'une eau bicarbonatée sodique dans une gravelle urique simple. Dans les cas de ce genre, l'eau minérale représente seulement un médicament supérieur à ce que l'on peut rencontrer ailleurs : si elle était susceptible de transport sans allération, il serait superflu d'aller la chercher auprès de la source ; et dans les cas les plus simples parmi ceux que nous supposons, son usage à distance est- quelquefois suffisant, malgré les altérations qu'elle a pu subir.

Il est des cas, au contraire, où la nature de l'eau minérale, c'est-àdire la propriété médicamenteuse, est de peu d'importance, mais où il est nécessaire de trouver une installation qui assure de tirer le meilleur parti possible de sa thermalité, et des ressources offertes par les procédés

bal oéothér a piques. Ceci se rencontre surtout dans le rhumatisme, ou du moins dans certains rhumatismes, où toutes les eaux à haute thermalilé peuvent être à peu près également salutaires. Mais un pareil traitement exige une série de pratiques que la thermalité naturelle des eaux minérales permet seule de mettre en œuvre d'une manière satisfaisante. Le traitement des paralysies réclame des applications à peu près identiques.

Enfin, il est des individus dont la santé est particulièrement troublée par un séjour, ou par des occupations ou des causes morales défavorables, et chez qui le traitement thermal, indiqué par les désordres fonctionnels dominants, emprunte la plus grande partie de son efficacité aux conditions hygiéniques que les malades rencontrent à l'en tour. Ici le choix de l'eau minérale n'est pas toujours très important Les qualités communes à la médication thermale sont surtout recherchées. Il n'est pas besoin de moyens artificiels, ni d'agents balnéothérapiques. Mais il faut que des conditions hygiéniques particulières et appropriées dominent : l'éloignement, le repos, l'exercice, la distraction, la solitude

L'indication varie alors suivant les exigences individuelles, mais elle varie seulement dans la forme.

Ces exemples nous montrent combien nous avons eu raison d'envisager le traitement thermal sous les trois aspects que nous avons énoncés, puisque l'un ou l'autre de ces termes peut, dans des cas déterminés, dominer les deux autres. Mais si l'appréciation isolée de chacun d'eux est propre à faire ressortir leur signification particulière, l'importance qui leur appartient respectivement frappe bien davantage encore, en les montrant tous à l'œuvre dans une action simultanée. C'est en s'adressant tour à tour à chacune des médications que peut fournir le traitement thermal, que Ton arrive surtout à représenter les véritables caractères de ce traitement multiple, dont chacun des éléments ne fait, dans la plupart des cas, que concourir à une action commune. [Voy. Médication.]

Nous pouvons prendre pour type à ce sujet la médication reconstituante. Celle-ci trouve h s'opérer près de la plupart des eaux minérales : les plus faiblement minéralisées en sont souvent les agents les plus favorables; mais c'est à condition que les éléments du traitement thermal s'y montreront dans leur développement le plus complet. Grâce aux artifices de la balnéolhérapie, tel ou tel appareil d'organes pourra être particulièrement atteint, et la réunion de circonstances hygiéniques favorables contribuera ace qu'aucun point de l'organisme n'échappe au travail de rénovation que l'on aura entrepris d'y opérer.

La médication altérante reconnaît sans doute pour instrument principal un médicament particulier, dont la spécialité d'action se trouvera

THERMÀLITÉ. 837

cn rapport avec les conditions morbides spéciales qu'il s'iigira de combattre. Mais quel aide ce dernier ne rencontrera-t-il pas dans les modifications physiologiques que l'organisme ressentira d'une intervention hygiénique et même bainéothérapique, précisément appropriée à l'état pathologique en question ?

Sans doute il semble que lorsqu'il ne s'agit plus que d'une médication résolutive, substitutive ou sédative, la simplicité du problème doit dispenser d'un appareil aussi complexe dans la dispensation du traitement. Mais dans les maladies chroniques, il est rare que les indications soient aussi simples. Une action résolutive ou substitutive sera beaucoup plus vivement et plus rapidement obtenue, si l'on y fait concourir ces moyens puissants empruntés à l'hygiène et à toutes les ressources de la balnéothérapie, qui font intervenir l'organisme tout entier dans la réparation d'une lésion organique ou fonctionnelle isolée.

Tel est le véritable point de vue auquel il convient de considérer le traitement thermal, si l'on veut se faire une idée exacte des moyens dont il dispose et des effets qu'il peut produire.

C'est ainsi que l'on peut apprécier avec certitude les diverses opinions qui ont été émises sur le mode d'action et sur la portée curalive des eaux minérales, opinions auxquelles il a souvent manqué, pour être justes, d'envisager dans son ensemble une question essentiellement complexe, et dont chacun des termes offre un égal intérêt à l'étude.

THERMALE (Fièvre). Voy. FtËVRE THERMALE. THERMALES ET TEMPÉRÉES (Eaux). Voy. THERMÀLITÉ.

i herm ALIXE. Voy. Organiques (Matières).

THERMÀLITÉ. Les eaux minérales, avant même que leurs propriétés physiques fussent entrevues, ont été divisées en eaux froides, tempérées et thermales, suivant l'intensité du froid ou du calorique qu'elles impriment à nos tissus.

Les eaux minérales froides sont celles comprises depuis le 6e ou le 7e degré de l'échelle thermométrique centigrade, jusqu'au 15e ou '20e degré. Ce n'est que par exception et seulement dans le nord de l'Europe que l'on a pu observer des sources minérales accusant moins de 6°.

Au-dessus de 20° et jusqu'au 30e, les eaux sont dites tempérées. Lorsque au contraire elles marquent plus de 30°, on les considère comme thermales.

Eu France, les sources minérales les plus chaudes que l'on connaisse sont celles de Chaudesaigues, qui n'accusent pas moins de 81°. Les eaux des geysirs de l'Islande sont encore plus chaudes, puisqu'elles marquent 10U° et même plus. Mais alors on observe qu'elles proviennent d'un sol essentiellement volcanique.

■S3S THEKMALITÉ.

Le degré de température des eaux esi le plus souvent en raison de la nature et de la profondeur du terrain d'où elles émergent. Ainsi, dans les terrains de sédiment supérieurs, on ne rencontre jamais de sources thermales et rarement de sources tempérées. Mais dans les terrains de sédiment moyens, inférieurs, de transition et même volcaniques anciens, les sources froides jaillissent aussi bien que les sources tempérées et thermales, d'où l'on a conclu, avec raison, que les eaux minérales froides émanant des terrains de sédiment supérieurs, se minéralisaient à la manière des eaux de mines par la lixiviation seule, tandis que celles des terrains plus profonds empruntaient leurs principes partie à la lixiviation, partie aux réactions qui s'opèrent entre ies matériaux solides du globe, sous l'influence du gaz et d'une température toujours supérieure à celle de l'air ambiant.

L'origine du calorique NATUREL des eaux minérales (voy. ce mot) a reçu des développements qui nous dispensent d'entrer dans de nouveaux détails à cet égard.

Peut-on considérer les eaux minérales tempérées et thermales comme ayant une température invariable à toutes les époques de l'année ? Telle est l'importante question que l'on a cherché à résoudre dans ces derniers temps.

Lorsqu'on compare les analyses des auteurs anciens avec celles des auteurs modernes, on remarque très souvent des différences notables dans la température des sources; et l'on s'est appuyé sur ces observations pour avancer que non-seulement beaucoup de sources n'ont plus la même constitution chimique, mais encore la même température qu'autrefois.

Voici, en ce qui concerne cette dernière, les causes qui, d'après l'un de nous, peuvent amener à des résultats contradictoires et dans des limites plus restreintes : 1° les erreurs d'observation ; 2" les causes accidentelles, comme l'intervention des eaux douces étrangères, après les orages et la fonte des neiges : 3° le défaut de précision des thermomètres; ^° les améliorations apportées sans cesse au captage et à l'aménagement des sources. Nous allons développer chacun de ces points.

1° Les erreurs d'observation portent sur la manière de plonger le thermomètre dans l'eau. Si, en effet, on se contente de plonger la boule de l'instrument dans le liquide, la dilatation du mercure ou de l'alcool n'ayant lieu que dans cette partie, on obtient un nombre inférieur au degré véritable de l'eau si elle est tempérée ou thermale; en plongeant, au contraire, entièrement le thermomètre dans l'eau, la dilatation ayant lieu sur la boule et sur la tige, on a un nombre plus élevé. Des expériences particulières nous ont montré que l'on pouvait ainsi obtenir des différences de 1 à 15 degrés.

THEKMALITE. 839

2° Les causes accidentelles qui peuvent faire varier la température des eaux minérales sont nombreuses; quelques sources, par suite de la formation de travertins intérieurs et d'une autre direction de l'eau, peuvent perdre une partie de leur calorique; mais la plus fréquente réside dans l'intervention des eaux froides et pluviales : comme la plupart des sources tempérées et thermales sont situées sur le versant ou à la base des montagnes, dans les fissures desquelles les eaux atmosphériques oui plus ou moins d'accès, beaucoup conservent, à la suite de pluies continues, un débit un peu plus fort, et, partant, éprouvent une diminution légère dans leur température ; c'est seulement après une succession de beaux jours que la source revient à son état normal.

3° On ne peut nier que l'art de fabriquer les instruments de précision ne soit arrivé à un degré plus grand de perfectionnement qu'il va un certain nombre d'années. Malgré cela, il est encore assez difficile de se procurer des thermomèlres dont la graduation ne laisse rien à désirer, d'autant plus qu'avec le temps le zéro, comme on le sait, est susceptible de changer. Il y a donc là encore une cause réelle d'erreur dans les observations thermométriques.

W On n'ignore pas que, malgré les meilleurs captages et aménagements, on ne peut empêcher que certaines sources très proches les unes des autres et de température un peu différente ne communiquent entre elles par des canaux souterrains. Ainsi il n'est pas rare de voir le niveau d'une piscine, établie sur un griffon et remplie d'eau minérale, s'abaisser à mesure que l'on en vide une autre située dans le voisinage, et cependant les eaux de ces deux réservoirs indiquent une différence de 1,2,3 et môme plusieurs degrés ( Lefort, Traité de chimie hydrologique, p. 115).

Disons toutefois qu'actuellement on constate des écarts moins considérables qu'autrefois dans la température des sources, et ce résultat provient sans doute du meilleur captage des sources et de la plus grande précision des thermomètres.

Si la manière de déterminer le degré de température d'une eau minérale est des plus simples, cependant nous devons entrer dans quelques détails sur le choix des instruments qui servent à cet effet.

Les thermomètres à mercure doivent toujours être préférés à ceux à alcool. I.e mercure se dilate plus lentement que l'alcool, mais il le fait d'une manière plus uniforme.

Les thermomètres qui sont dans les mains du plus grand nombre des médecins-inspecteurs des eaux ont de 30 à 35 centimètres de longueur et sont fixés sur une lame d'ivoire divisée en degrés. Le peu de longueur que l'on est obligé de donner à ces instruments, afin qu'ils soient porta-

840 THOUSIS.

tifs, fail que généralement ils ne sont pas d'une très grande exactitude.

Pour le chimiste et l'ingénieur, et lorsqu'il s'agit de déterminer des fractions de degré, on se sert de thermomètres divisés sur lige, soit en cinquièmes ou en dixièmes de degré et depuis 3, k ou 5° au-dessous de zéro jusqu'à 60 ou 70°.

On doit toujours plonger le thermomètre dans l'eau minérale audessus du point d'affleurement du mercure. Il doit y être maintenu pendant un certain temps et jusqu'à ce que la colonne de mercure ne s'abaisse ou ne s'élève plus, enfin la lecture doit être faite pendant que l'instrument est encore immergé. En France, le seul thermomètre en usage est celui gradué en centièmes de parties et qui représente depuis le 0°, degré de la formation de la glace, jusqu'à 100°, degré de l'ébullition de l'eau.

Lorsque les sources sont peu accessibles ou que l'on désire connaître la température de l'eau à de grandes profondeurs, on se sert du thermomètre que l'un de nous a déjà décrit, ou de ceux de Rutherford et de M. Valferdin {loc. cit.).

THERMES. Ville aujourd'hui disparue, fondée environ ^08 ans avant l'ère chrétienne, par les Carthaginois, sur la côte septentrionale de la Sicile, auprès d'une source d'eau chaude.

thermes. Voy. Thermie.

THERMM. Voy. KYTHNOS.

THERMOMÈTRE. Voy. THERMALITÉ.

TUERMOPYLES. Voy. GRÈCE.

thiret (Asie centrale, empire chinois). On signale dans cette contrée, riche en mines de sel gemme, des sources chlorurées sodiques formant de vastes lacs (Turner). Sur le rapport de voyageurs emprunté par Alibert, les habitants du Thibet sont passionnés et pleins de confiance pour les eaux minérales. Ils fréquentent surtout les sources sulfureuses thermales, dont la principale se trouve près de la route de Schouhon et dépasserait la température de 100° centigr.

uni ses (France, Puy-de-Dôme).

Sur la rive gauche de la Durole, au bord d'un petit ruisseau, près du hameau du Benil, non loin de la ville de Thiers, M. Nivet signale une source ferrugineuse bicarbonatée, froide, renfermée dans un bassin, mais qui reçoit souvent les eaux douces d'irrigation.

D'après M. Nivet, elle contient, par litre, 0s',lb' de principes fixes, composés surtout de carbonate de fer et de matière organique, et des traces de carbonates de soude et de chaux.

Cette source porte dans la localité le nom de source du Benil.

THOUSIS (Suisse, canton des Grisons). Bains situés sur la Nolla, à

TIERMAS. 841

8 kilomètres d'Andeer et 18 de Coire, au commencement de la vallée de Domlesch.

Bicarbonatée calcique. Tempér.?

Eau : 16 onces. Eau : un litre.

Grains. Grain.

Sulfate de soude 1,025 = 0,108

— de chaux 0,775 = 0,082

— de magnésie 0,342 — 0,033

Chlorure de sodium 0,062 = 0,006

Carbonate de chaux 1,987 = 0,210

— de fer 0,062 = 0,006

Silice 0,120 = 0,012

Matière extractive 0,125 = 1,013

Pouc. cub. Cent. cul).

Gaz acide carbonique 0,769 = 41,5

(Capeller, 1826.)

Ces eaux passent pour sulfureuses et sont employées en bains dans les rhumatismes et les maladies de la peau. Station fréquentée.

THUETT (France, Ardèche, arrond.de l'Argentière). A 26 kilomètres de cette ville.

Ferrugineuse bicarbonatée. Froide.

„I1 existe sur le territoire de Thueyt une source minérale qui porte le nom de Pauline du Pestrin et qui n'a été l'objet que d'une analyse qualitative faite par M. O. Henry. Elle ne contient pas plus de 0ST,W2 de principes fixes par litre. Il n'existe pas d'établissement. Aucune indication d'ailleurs.

TiiiiEZ. Voy. Olette.

tiermas (Espagne, prov. de Saragosse). A proximité de celle ville, sur les limites de l' Aragon et de la Navarre, plusieurs sources sortant d'un sol argileux. La principale est employée en bains; son analyse a élé publiée récemment.

Chlorurée sodique. Tempér., t\0° cenligr.

Eau : une livre de CastUle. Eau : un litre. Chlorure de sodium 11,5 = 1,219

— de calcium 4,0 = 0,424

— de magnésium 5,5 = 0,583

Sulfate de soude 10,4 = 1,102

— de chaux 1,5 = 0,159

Carbonate de chaux 1,0 = 0,106

— de magnésie 0,5 = 0,053

Acide silicique 0,5 == 0,053

Matière organique 4,0 = 0,424

38,9 = 4,123 Pouc. cub. Cent. cul).

(Moreno et Lletget.)

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