TREMBLEMENT DE TERRE
partenanl à un parlicutiei', et qui jaillii avec abondance d'une assise de calcaire gris esquilleux, presque massif. Pas d'analyse.
TREMBLEMENT DE TERRE. L'influence des tremblements de terre sur le régime des sources minérales est de notoriété ancienne; elle est accusée dans tous les ouvrages qui traitent de la physique du globe.
Nous avons vu que ces eaux gisent surtout dans les pays de montagne, sur les versants et au pied des chaînes, cl dans les contrées volcaniques. C'est aussi dans les montagnes, dans les pays à volcans anciens ou actifs, ou à leur -voisinage, que les tremblements de terre sont à la fois les plus intenses et les plus fréquents. Des observations récentes tendent à indiquer que les centres d'action de ce phénomène coïncident souvent avec les principaux affleurements des roches plu toniques les moins anciennes, et des roches volcaniques, qui sont les congénères d'eaux minérales.
Les faits d'influence le plus généralement accusés se rapportent à la température. On cite surtout ceux qui ont marqué avec les tremblements de terre de la périodede 1750 a 1800, et notamment avec celuide Lisbonne. Les sources de Ludion parurent beaucoup plus chaudes de U0° environ, tandis que la Reine et Salies à Bagnères descendirent de hS et 51 à 32°. Une source nouvelle se fit jour à Néris ; à Bourbon-l'Àrchambault le volume des sources s'accrut en même temps que la température diminua (Lefort, Traité de chimie hydrologique, p. 112 et 113). Les eaux d'Aix-les-Bains présentèrent le même phénomène et devinrent lactescentes, lin Allemagne, à Tœplilz, à Karlsbad, on observa des intermittences dans l'écoulement. Ce dernier mode d'influence a également été observé sur la Grande-Grille à Vichy. Enfin la découverte de la source d'Allevardse rapporte au tremblement de terre de 1791.
Ces faits se confirment par ceux qui ont été observés de nos jours, dans la périodede 18/iOà 1858.
En janvier 18/tO, les sources de la Reine et de Salies à Bagnères diminuèrent de 2° 1/2; leur débit s'accrut notablement; ces deux sources charrièrent pendant deux jours un limon ferrugineux.
En mars 1843, en même temps que des faits semblables étaient observés à Bagnères, ies sources d'Cssat devenaient lactescentes et déposaient un sédiment composé de carbonate de chaux et de silice. La température diminua de ()°,8; il y eut un accroissement momentané du volume, et dégagement abondant de gaz (J. François).
On sait que les Pyrénées furent éprouvées, du 19 juillet au 8 août 185&, par une série presque non interrompue de secousses horizontales (est-ouest) et verticales. Leur action fut très sensibie à Bagnères, a Gazost, à Caulerets et à Barètes.