INTERMITTENTE (FIÈVRE
à la suite de longues gelées, les fluctuations de L'intermittence sont plus rapprochées. Toutes ces causes tendent, en effet, à l'agglomération souterraine de l'acide carbonique. Les tremblements de terre, l'état électrique de l'atmosphère, la pression barométrique, certains vents (N.-O., S. et S.-O), réagissent sur le régime de l'intermittence, et souvent y causent un trouble profond. La plupart de ces causes tendent, en effet, à réduire l'agglomération des gaz.
Nous ne terminerons pas cet article, intéressant à un haut degré la recherche et l'aménagement des sources acidulées, sans signaler à l'attention l'influence de la qualité incrustante des sources sur leur propre régime. Quand une telle source, en se rapprochant de la surface ou de son émergence, rencontre des terrains perméables, des couches de sable, de graviers diluviens par exemple, il y a perte de pression trop rapide, précipitation de sels peu solubles avant l'émergence, et par suite incrustation et tendance, à un rétrécissement progressif de l'émissaire, qui, dans ce cas, se présente enveloppé de travertins ou ouvert au travers de- terrains à pâte incrustée, c'est-à-dire pénétrée et cimentée par les sels peu solubles. Nous citerons, comme exemples, la colonne de travertin formée par la Grande-Grille, à Vichy, au milieu de sables diluviens, ainsi que les marnes tertiaires incrustées de la source Lucas, dans la même localité.
Il résulte de ces indications qu'il est toujours convenable de capter de telles sources dans la roche imperméable, ou peu perméable, et de les isoler dans leur trajet au travers des terrains perméables superficiels. A cet effet, on a recours soit au cuvelage en béton, en métal ou en bois, soit au sondage tube.
Les indications qui précèdent sur l'intermittence témoignent de l'intervention puissante des gaz, et notamment de l'acide carbonique, dans le mouvement ascensionnel des sources- thermo-minérales. Nous traiterons de ce sujet au mot Origine des eaux minérales.
intermittente (Fièvre). Quelques eaux minérales passent pour guérir la fièvre intermittente. Nous citerons entre autres Encausse, Campagne surtout, la Bourboule, Cransac, etc. Mais nous ne pensons pas que, jusqu'à démonstration plus formelle, les assertions qui ont été émises à ce sujet puissent être acceptées dans ce sens. Le changement de lieu suffit souvent pour arrêter des accès périodiques, même très invétérés. Les effets perturbateurs, qui font quelquefois trouver dans l'hydrothérapie un moyen d'enrayer des fièvres persistantes, ne sauraient guère être reproduits par un traitement thermal méthodiquement employé. Nous ne saurions, en effet, considérer comme une méthode à employer ce que l'un de nous a rapporté des habitants du voisinage de Balaruc, lesquels, lorsqu'ils sont atteints de fièvre intermittente, viennent
Dict. dks Eaux miner. — T. il, 12
aux sources se gorger d'eau minérale pendant trois ou quatre jours, subissent une superpurgation et se débarrassent ainsi de la fièvre sans avoir pris de sulfate de quinine. On a supposé que l'arsenic, qui existe en notable proportion dans quelques-unes de ces eaux minérales, principalement à Cransac et à la Bourboule, pouvait expliquer leur action thérapeutique dans la fièvre intermittente; mais avant d'expliquer cette action, il faudrait d'abord la constater d'une manière irrécusable, ce qui n'a pas encore été fait. Nous ne saurions donc, en aucune façon, accepter la proposition suivante, présentée par MM. Pétrequin et Socqnet sous une forme aphorislique. : « Les eaux salines sulfatées et sulfatées calciques-sodiques jouissent de la remarquable propriété de guérir les fièvres intermittentes. » (Trait, gén. prat. des eaux min. ,1859. )
Ce que les eaux minérales appropriées peuvent accomplir avec plus de certitude, c'est de modifier certaines conditions générales de l'économie qui peuvent constituer une prédisposition aux fièvres intermittentes, ou de corriger les altérations profondes que les fièvres prolongées impriment à l'organisme. Les eaux minérales constituent, sous ce rapport, une des médications les plus précieuses de la cachexie paludéenne, et la station de Vichy fournit de nombreux sujets d'observations à cet égard, l'hôpital civil y recevant un grand nombre de fiévreux provenant de localités insalubres des déparlements voisins, et l'hôpital militaire surtout des individus provenant de nos colonies d'Algérie et du Sénégal, ou de l'armée d'Italie.
Les eaux fortement minéralisées et à propriétés reconstituantes, surtout si elles appartiennent aux bicarbonatées sodiques accompagnées de fer, seront utilement employées dans les cas de ce genre. Vichy, Vais, le Boulou, nous paraissent les types de celte médication. Chez les individus lymphatiques et scrofuleux* avec engorgements glandulaires, Bourbonne , Kissingen, Uriage, Wiesbaden, pourront être employées de préférence. Nous ne conseillerons les bains de mer, malgré les assertions de M. Rouxel, que dans les cas où toute apparence de fièvre ellemême sera depuis longtemps écartée. Si l'état anémique domine d'une manière exclusive, les eaux ferrugineuses, comme Orezza, Schwalbach, etc. , rendent de grands services.
intestins (Maladie» des). Les maladies des intestins s'accommodent généralement peu de l'usage interne des eaux minérales. Elles réclament surtout les bains prolongés ; les bains de piscine leur conviennent donc d'une manière particulière. [Voy. Djarhhée. Dysenterie. Enterai gie. Entériie. j
INTUMESCENCE MES SOURCES. Lorsque les sources minérales et auires n'ont pas un débit constant à tous les moments de la journée,
elles prennent le nom d'intumescentes ou d'intercalaires. Elles diffèrent des sources intermittentes en ce que le jaillissement de l'eau ne cesse jamais. Quant à la cause qui produit ce phénomène, elle est sans doute la môme que celle des sources intermittentes. [Voy. Intermittence des sources,]
Ett'EKLEii'HEX (Ecosse, comté de Peebles). Village, près de la Tweed.
Chlorurée sadique. Tempér.?
Eau : une pinte. Eau : un litre.
Grains. (ira m.
Chlorure de sodium 3-1,6 = 3,349
— de calcium 19,5 = 2,067
Carbonate de magnésie 5,3 = 0,561
(Fyfe.)
Thompson y a signalé, acide carbonique, 55pouc- cub-,2 (llu,987),
Deux sources. — Site attrayant et fréquenté.
iode. L'existence de i'iode, prévue par sir H. Davy dans l'eau des mers, n'a été bien établie pour la première fois dans les eaux minérales que par Angelini, pharmacien à Voghera (Piémont). Ce chimiste, se servant de l'amidon, obtint avec l'eau salée de Voghera, et plus lard avec l'eau de Sales, dans le Voguerais, des réactions qui ne lui laissèrent aucun doute sur la présence d'un iodure dans ces différentes eaux.
Les propriétés que l'on reconnaissait depuis longtemps à l'eau sulfureuse de Castelnuovo d'Asti pour la guérison du goitre et d'autres affections du système glandulaire, engagèrent, l'année suivante, M. Cantu à rechercher avec soin l'iode dans cette eau minérale, et il vit ses efforts couronnés de succès. Il fut même porté à penser que l'iode existait dans toutes les eaux sulfureuses qui contiennent en même temps des chlorures.
Beaucoup d'analyses sont venues montrer depuis que si l'iode ne possédait pas une diffusion aussi grande que celle de quelques-uns des principes rainéralisaleurs des eaux, il se trouvait néanmoins dans un grand nombre de sources appartenant aux diverses classes que l'on a créées, et surtout dans les eaux minérales riches en chlorures.
Nous n'aurons pas à nous étendre longuement sur l'opinion de Cantu, qui avait posé en principe que les eaux minérales imprégnées d'iode ne naissaient pas dans les terrains primordiaux; Anglada essaya de confirmer cette hypothèse, qui ne put se soutenir par l'évidence des laits accumulés depuis cette époque. On sait, en effet, que les iodures ont été signalés dans les eaux émergeant de toutes les formations géologiques. L\ous ne pouvons mieux faire à cet égard que de transcrire les conclusions de M. Chalin :
1° L'iode existe en proportion variable clans toutes les eaux qui sourdent du globe.
2° La ricbesse des eaux en iode peut être présumée d'après la nature plus ou moins ferrugineuse des terrains qu'elles lavent.
3° La proportion de l'iode croît ordinairement dans les eaux avec celle du fer, de telle sorte que les eaux dites ferrugineuses peuvent être tout aussi bien nommées eaux iodurées.
U° Les eaux des terrains ignés sont plus iodurées, en moyenne, et surtout plus uniformément que celles des terrains de sédiment.
5° Les eaux de la craie verte et des oolitlies ferrugineuses tiennent le premier rang parmi celles-ci; elles peuvent même se placer avant celles des terrains ignés.
6° Tout en étant riches en iode , les eaux de la formation houillère viennent après celles des terrains ignés ou simplement ferrugineux.
7° Les eaux des terrains essentiellement calcaires et magnésiens sont très peu iodées.
8° L'iode est surtout rare dans les marnes irisées, gangue habituelle du sel gemme.
9° Les iodures ne sont pas nécessairement proportionnels aux chlorures.
On suppose, non sans beaucoup de raison, que dans les eaux minérales l'iode est à l'état d'iodure et uni avec la soude, la potasse, quelquefois même l'ammoniaque, comme dans les sources de Cransac. Il est probable aussi qu'il existe en combinaison intime avec la matière organique, azotée ou non.
Dans ces derniers temps, on a émis l'opinion que ce métalloïde pouvait se rencontrer dans les sources minérales à l'état d'iodate. Tel n'est pas notre av?s. Les auteurs qui ont avancé cette assertion supposent que les eaux minérales sont imprégnées d'ozone résultant de l'électricité produite dans l'intérieur du sol, et qu'une partie de cet ozone, réagissant sur les iodures, les convertit en iodates. Pour qu'une semblable hypothèse pût être admise sans conteste, il faudrait d'abord que, par des expériences décisives, on eût reconnu l'ozone soit dans les eaux, soit dans les gaz spontanés : or c'est ce qui n'a pas été fait jusqu'à présent. L'un de nous a exposé des papiers ozonométriques sur les bassins des sources de Royat et de Néris, et constamment le papier réactif a conservé sa teinte blanche. Cette conclusion était facile à prévoir, eu égard au travail de minéralisation qui s'opère dans le sein de la terre. La production de l'ozone est sous l'influence directe des phénomènes d'oxydation; or, on le sait, la minéralisation des eaux a lieu surtout par la voie de réduction. S'il en était autrement, les sources non sulfureuses ne répan-
IODE. 1 s I
(Iraient pas a leurs griffons celte légère odeur d'acide sulfhydrique qu'on y remarque très souvent; on ne trouverait pas, dans les sources franchement sulfureuses, des sulfures, mais des sulfites et des sulfates, et dans les sources ferrugineuses, des sels de protoxyde de fer, mais de sesquioxyde. D'une autre part, admettre l'existence des iodates, c'est admettre aussi l'existence des chlorates dans les eaux minérales, puisque l'ozone transforme aussi bien les chlorures que les iodures en chlorates. Toutes ces raisons, dont on comprendra sans peine la portée, nous amènent donc à dire que les iodates ne font pas partie des eaux minérales.
Quelle peut être maintenant l'origine des iodures dans les sources? Les espèces minérales enfouies dans l'intérieur de la terre nous semblent trop peu répandues pour qu'elles soient l'origine première de ces sels : c'est donc ailleurs qu'on doit rechercher la présence de l'iode.
M. Bussy, en découvrant l'iode dans la houille de Commentry, a beaucoup contribué à éclairer la question qui nous occupe en ce moment. Ce savant est d'avis que ce métalloïde provient de la réaction des pyrites en voie de combustion sur le sel marin qui doit se trouver dans la houillère, jadis baignée par l'eau de la mer. On comprend de la sorte comment il se fait que certaines eaux minérales situées près des volcans, traversant dans les couches secondaires du sol des bancs entiers de résidus laissés par les eaux des mers à la suite des révolutions terrestres, renferment de l'iode.
« L'importante découverte de M. Bussy, a dit l'un de nous(7W/^e fie chimie hydroloçjique , p. 230), peut donner lieu à une autre hypothèse, en ce qui concerne l'origine encore plus primitive de l'iode. Certains végétaux ont pour ce métalloïde une prédilection telle que presque tous ceux qui croissent dans le fond des mers en renferment en assez grande quantité pour que l'industrie l'en retire, et cependant l'analyse de l'eau des mers n'en indique que des traces. Or la houille est le produit de la combustion, sous une forte pression et à une haute température, des plantes monocotylédones qui ont vécu dans l'eau de la mer ou dans le voisinage des eaux douces. Nous ne serions pas éloigné de croire que ce sont les végétaux aquatiques convertis en houille qui, en contact avec les eaux souterraines, donnent à celles-ci l'iode que l'analyse y décèle : ainsi provenant des eaux, dans l'origine, l'iode tendrait donc à y retourner. » Il est aussi très probable que les iodures des eaux minérales proviennent des eaux douces, qui, après avoir séjourné sur le sol et avoir aidé à la décomposition des matières organiques végétales, se sont approprié les iodures, et les ont ainsi transmis aux sources minérales.
L'iode ne fait pas seulement partie de la plupart des eaux minérales, mais encore de toutes les matières organiques qui y végètent, comme
les conferves. Quelques auteurs assurent même avoir rencontré des
traces d'iode dans les vapeurs émises par les sources minérales. [Voy.
Vapeurs.]
La proportion des iodures dans les eaux minérales se traduit toujours par des fractions impondérables; aussi la recherche de l'iode, quoique basée sur des réactions qui ne laissent aucun doute dans l'esprit du chimiste, est-elle une opération très délicate. Voici pour cela le moyen le plus généralement mis en pratique dans les laboratoires.
L'eau minérale est additionnée d'une petite quantité de potasse à l'alcool, reconnue tout a fait exempte d'iode et évaporée à siccité autant que possible, à une température inférieure à 100°. Le résidu est délayé dans une petite quantité d'eau distillée tiède, et l'on sépare par le filtre les sels insolubles qui se sont formés. On réitère cette opération une seconde fois ; on réunit les deux liqueurs, et on les concentre au bain de sable. La matière, réduite en poudre, est placée dans un ballon, et l'on y verse de l'alcool à 80°. On chauffe pendant quelques instants au bain-marie ; on laisse déposer, et l'on filtre l'alcool qui s'est chargé de l'iodure de potassium. La partie insoluble est reprise une seconde et une troisième fois avec l'alcool, et les solutions alcooliques, mises dans une capsule, sont exposées au bain-marie jusqu'à la volatilisation complète du véhicule. Le résidu, contenant tout l'iodure de potassium et quelques autres sels, est dissous dans une très petite quanti lé d'eau. La solution, filtrée si elle n'est pas parfaitement limpide, est mise dans un tube fermé à une de ses extrémités, et l'on y ajoute quelques grains d'amidon. D'une autre part, on fait un mélange à parties égales d'acide sulfurique et d'acide nitrique purs étendus de leur volume d'eau. On trempe une baguette de verre dans ces acides, et ensuite dans le tube renfermant la solution d'iodure de potassium. Dès que ce sel est décomposé, l'iode, mis à nu, se fixe suites grains d'amidon, qui se colorent en bleu ou en rose, suivant la proportion d'iodure de potassium, et qui gagnent presque aussitôt la partie inférieure du tube.
M. Leconte a fait connaître, dans ces derniers temps, un procédé d'une sensibilité extrême, et en second lieu d'une grande sûreté, en ce qu'il permet de revivifier l'iode, réaction qui n'avait pas été obtenue avant lui : il consiste à chauffer le résidu alcoolique préparé, comme pour l'essai par l'amidon, dans un courant de gaz chlorhydrique sec et pur. On place le résidu dans un tube de petit diamètre légèrement courbé en U, et dont l'extrémité est effilée en longue pointe; on aperçoit alors facilement la vapeur d'iode, qui vient se condenser dans les parties froides, sous la forme d'un petit anneau très mobile. M. Leconte fait observer que pour réussir dans cette expérience, il est de toute nécessité d'employer de
l'acide sulfurique aussi concentré que possible et du chlorure de sodium fondu. La moindre humidité compromet le résultat; aussi le résidu sur lequel on opère ne doit-il renfermer ni carbonate ni oxyde de potassium; car, en réagissant sur ces corps, l'acide produit nécessairement de l'eau. {Annales de la Société d'hydrologie mêd. de Paris, t. IV, p. hZ\.)
Nous aurions encore à parler du procédé indiqué par MM. O. Henry fils et Humbert pour découvrir l'iode dans les eaux minérales; mais nous renverrons au mémoire de ces chimistes pour ce qui concerne le mode opératoire. [Comptes rendus de l Académie des sciences, 1857, t. XLIV, p. 634.)
Les procédés que nous venons de signaler sont applicables à toutes les eaux minérales, sauf les sulfureuses. Dans ces dernières, l'eau, concentrée jusqu'à un demi-litre environ, est additionnée de sulfate de zinc en léger excès. La solution, séparée du précipité, est mêlée avec une petite quantité de potasse caustique pure et évaporée à siccité. Le résidu est traité par l'alcool pur, et la liqueur en provenant est concentrée et évaporée une seconde fois à siccité. On calcine à une température élevée, afin de détruire toute trace de matière organique. Le produit de la calcination est dissous dans une très petite quantité d'eau d'amidon, puis on y instille quelques gouttes d'un mélange d'acide sulfurique et d'acide nitrique; il se développe alors de l'iodure d'amidon.
Jusqu'à présent nous n'avons parlé que de l'analyse qualitative; quelques auteurs ont encore essayé de doser la proportion d'iode contenu dans les eaux minérales. Pour cela, ils se sont servis de benzine, de chloroforme, qui dissolvent l'iode mis à nu. Ces solutions sont ensuite versées dans du nitrate acide d'argent, qui donne de l'iodure d'argent que l'on recueille, lave, sèche et pèse.
Nous n'entrerons pas dans le détail de tous les modes opératoires signalés encore par les auteurs, ces renseignements se trouvant consignés dans les ouvrages spéciaux, tels que ceux de MM. Henri Rose, O. Henry, Lefort, etc.
Pour découvrir l'iode dans les conferves, voici le moyen le plus sûr, que nous devons à 31. Leconte :
On prend 100 grammes de conferves dans un état complet de développement et séchées à l'air; on les incinère après les avoir humectées avec une solution de potasse caustique pure, et surtout reconnue exempte d'iode. Le résidu pulvérulent et brunâtre ainsi obtenu est traité par l'eau distillée, et la liqueur évaporée à sec; le résidu est calciné jusqu'au rouge, puis épuisé par l'alcool rectifié. La liqueur alcoolique laisse par évaporation un résidu qui est lui-même calciné. On reprend ce dernier par l'eau, et après y avoir ajouté une petite quantité de solution d'amidon, on aci-
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dule la liqueur par quelques gouttes d'acide sulfurique pur. On voit alors apparaître une coloration bleue d'iodure d'amidon, si les conferves contiennent des traces seulement d'iode.
La réussite des diverses opérations que nous venons de rappeler dépend en partie de la pureté des réactifs qu'on emploie, et peut-être, si les analystes avaient apporté un peu plus d'attention sur ce point, n'auraient-ils pas affirmé aussi souvent l'existence de l'iode.
IODURÉES (Eaux). Les propriétés reconnues aux iodures alcalins ont donné pour la première fois l'idée à Alibert de former, sous le nom d'eaux iodurées, une classe spéciale d'eaux minérales les plus riches en iode. Soubeiran a même formé Dois sous-divisions d'eaux iodurées, d'après la nature des autres principes dominants :
1° Eaux iodurées salines : Bourbonne, Kissingen, Heilbrun. 2° — acidulés : Montechia (Naples), Saragota.
3° — sulfureuses : Aix (Savoie), Castelnovo d'Asti.
Nous avons exposé à l'article Classification les motifs pour lesquels nous ne saurions pas plus admettre une classe d'eaux iodurées qu'une classe d'eaux arsenicales.
Jusqu'ici il ne paraît pas que le nombre des sources minérales, dans lequel la proportion d'iode dépasse celle attribuée aux eaux potables, soit très étendu. On peut remarquer encore qu'à l'exception de l'eau de Challes (Savoie), laquelle est sulfurée sodique, les iodures, comme les bromures d'ailleurs, se rencontrent le plus souvent à côté des chlorures alcalins (Adelheidsqnelle, Castrocaro, /ironie:-, Wildegg). Au point de vue thérapeutique, il n'est pas possible de faire la part exacte des propriétés qui reviennent aux uns et aux autres. Ailleurs, comme à Saxon, en Suisse, les eaux, qui sortent d'une roche dolomitique iodo-bromurée et calcaire, participent à la nature de ce terrain, mais sont encore sulfatées et bicarbonatées magnésiques. Leur attribuera -t-ou une spécialité d'action, eu égard à la proportion relativement notable d'iodure de calcium et de magnésium qu'elles renferment, en admettant toutefois que les faits annoncés récemment se confirment? Il est certain que toutes ces eaux, réputées iodurées, trouvent leurs applications dans le traitement des diathèses lymphatique, scrofuleuse, et de leurs manifestations; elles ont été même préconisées comme efficaces contre la cachexie syphilitique. Mais là se borne, ce que nous savons de plus général à ce sujet, et la composition de la plupart d'entre elles est trop complexe pour qu'on ait pu encore déterminer d'une manière précise le rôle des éléments qui y prédominent concurremment. C'est à l'expérience à en décider. iodures. Voy. Iode.
irrigations. Voy. Injections.