‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 100 sur 259 · BAIGNOIRE · texte numérisé non relu

BAIGNOIRE

l’état de l’acide sidfhydrique qui peut iie pas se trouver en proportion identique dans toutes les sources.

Les eaux de Bagnols sont usitées sous des formes très variées, bains de piscine, de baignoire, douches, étuves et inhalations.

La température des piscines est maintenue à Aussi ces bains produisent-ils des effet très énergiques, et réclament-ils beaucoup de surveillance. On ne les supporte guère que de qninze à vingt minutes : cependant M. Du fl esse de Cbassaigne assure que les personnes âgées et les individus très lymphatiques peuvent y demeurer davantage, quelquefois même une heure entière. Nous avons peine à croire que des individus d’un âge avancé puissent être soumis sans danger à une pareille piatique. INous ne nous expliquons pas très bien du reste pourquoi le bain de piscine est invariablement soumis à Bagnols à une température aussi élevée. Le bain sulfureux tempéré et prolongé constitue une excellente médication de piscine. Les bains de baignoire tempérés sont souvent combinés avec les bains chauds dont nous venons de parler. On fait à Bagnols un grand usage des douches et des étuves. Celles-ci sont des bains de vapeur naturels à la température de la vieille source, c est-à-dire Al° ou42“. Les inbalafions se pratiquent en plaçant la tête ou la face vis-à-vis des ouvertures pratiquées aux portes des piscines, surtout au moment où l’eau thermale tombe de la source dans les piscines pour les remplir. (Nous ferons remarquer en passant que ce mode de remplissage des piscines est vicieux, en ce que la chute de l’eau favorise singulièrement la déperdition du principe sulfureux.) Les eaux de Bagnols sont également prises en boisson.

BAiGi^^oiRE. Désignation générique du vase, cuve, ou bassin dans lequel on administre les bains.

Selon la natuie des eaux, et selon les matériaux dont on dispose, la matière de la baignoire varie. Pour les eaux sulfureuses, la baignoire de marbie, de jùeire, de ciment est souvent preferée à la baignoire métallique. Cette dernière convient au contraire dans le cas d’eau fer¬

rugineuse ou incrustante.

La baignoire métallique se fait soit de zinc fort (n°* 15 à 22), soit de cuivre étamé à l’intérieur. On en fabrique à Lyon en fonte émaillée à l’intérieur, qui conviennent très bien pour les eaux salines, pour les ferrugineuses, ainsi que pour les sulfureuses ordinaires. La baignoire métallique est presque exclusivement usitée dan?5 le nord, dans le centre et partie de l’est de la France.

La baignoire de pierre ou de marbre se rencontre dans quelques établissements de l’est et du sud-est; elle est presque exclusivement employée dans le groupe des Pyrénées.

i90 BAIGNOIRE.

l.a baignoire de pien c esi prescjue loujours monolilhe. Luxeiiil renferme des baignoires monolithes de grès bigarré d’une qualité remarquable.

La baignoire de marbie est ou monolithe, ou en planches assemblées (le 20 à 65 millimètres d’épaisseur. La baignoire en planches chauireplus rapidement.

On cite comme types les belles baignoires de marbre de Bagnèresde-Bigorre et de Luchon.

La baignoire de ciment existe sur quelques points r elle est peu répandue. Elle est difficile à entretenir dans un état satisfaisant de propreté. Nous en dirons autant de la baignoire de pierre de Volvic, fort usitée en Auvergne et récemment supprimée à Vichy.

La baignoire maçonnée en brique, ou ciment, avec revêtement de terre cuite émaillée a été essayée sur quelques points. Elle a peu réussi, soit par la faute des matériaux, soit par celle des ouvriers.

La baignoire de bois serait recherchée, si elle répondait davantage aux besoins de propreté. Elle tend à disparaître. On emploie cependant avec avantage le bois doublé de zinc n°® 10 à 15, quand la nature des eaux le comporte.

La baignoire monolithe de porcelaine ou faïence, ou de terre cuite vernissée, a été lentee. Sa réussite à la cuisson esttiop aleatoiie, et entiaine

trop de dépense par suite des rebuts.

Les baignoires de pierre, et surtout de marbre, offrent le grand inconvénient de s’échauffer difficilement, et, jusqu’à ce que l’équilibre de température soit établi, ce qui n’arrive jamais avant une heure ou deux, de soumettre le malade au contact d’une surface beaucoup plus froide que le milieu dans lequel il se trouve plongé.

Les dimensions de la baignoire simple sont: longueur, 1"530 'a 1"\^5; largeur, 0'“,58 à 0'^b62; hauteur, 0"%55 h 0‘",65. Sa capacité varie de 250 à 280 litres.

Dans la baignoire avec douche, la hauteur est de 0'“,65 à 0'”,70 ; la longueur de à 1“,50; la largeur de 0“,65 à 0"%70. Sa capacité

et d’environ 320 litres.

Ces dimensions se rapportent aux baignoires à deux têtes. La baignoire à une seule tête tend à disparaître dans les thermes; son emploi est restreint au service des bains h domicile.

Généralement, l’eau minérale se déverse dans la baignoire au moyen de robinets qui dégorgent verticalement à quelques centimètres de Tune des parois latérales. Ce moyen est défectueux pour les eaux qui renferment des éléments altérables au contact de l’air, comme les sulfureuses, ou pour celles qui renferment des éléments gazeux, tels que les eaux acidulés. Il est préférable d’admettre l’eau par l’une des parois latérales,

à quelques centimèlres du fond, au moyen de robinets spéciaux. On éviteainsiies effets de brassage et d’intumescence si nuisibles à la conservation de certaines eaux. On a d’ailleursl’avantage de pouvoir utiliser les oiifices d admission pour douches locales et douches d’injection par 1 adaptation d appareils mobiles aux bassins d’admission.

La robinetterie alimentaire des bains ne doit pas rester à la disposition des malades. Ils en abusent, compromettent le traitement par des variations ou par exagération de température, et accroissent l’emploi de l’eau minérale. Le robinet dit capté, à clef mobile, est recommandé. Son emploi entraîne une économie d’eau minérale, qui s’est élevée jusqu’à û5 pour 100.

Dans quelques établissements où l’on recommande le demi-bain, la baignoire doit être pourvue, sur une de ses parois, d’un trop-plein à niveau variable percé à 0“,35 du fond. La variation du niveau se pratique soit par un tube à lunette, soit, mieux, par un coude articulé.

BAIN, Le bain est la forme sous laquelle les eaux minérales sontpa ises le plus habituellement. Il n’y a guère que les eaux ferrugineuses froides dont la plupart soient dépourvues d’installation thermale, et avec raison, car elles ne pourraient fournir que des bains fort insignifiants, et quelques eaux bicarbonatées comme Saint-Galmier, Bussang, Saint- Pardoiix, etc. , plutôt usitées à titre d’eaux de table que de médicaments effectifs. D’un autre côté, il y a des eaux minérales qui sont employées presque exclusivement en bains : ce sont en générai des eaux très chaudes, faiblement minéralisées, comme Néris, Bains, Chaudesaigues, Wildbad, etc. , où le traitement doit être envisagé plutôt à un point de vue hydrothérapique que médicamenteux; ou bien, au contraire, des eaux trop minéralisées, non gazeuses et difficiles à tolérer, comme Kreuznack et Salins,

Le bain thermal doit être envisagé au point de vue de sa composition, de sa température, de sa durée, toutes circonstances en rapport avec les indications à remplir.

La composition du bain varie naturellement suivant la nature de l’eau minérale. Il y a des bains essentiellement médicamenteux, et dont la nature est en rapport direct avec la maladie à traiter : ainsi, les bains sulfureux, les bains chlorurés, les bains bicarbonatés sodiques. Puis, il y a des bains fournis par les eaux faibles, chlorurées ou bicarbojiatées, calcaires surtout, et par les eaux sulfatées, auxquels il est difficile d’attribuer une action médicamenteuse formelle, mais qui constituent les agents très intéressants d’une hydrothérapie thermale assez difficile à définir dans son mode d’action, mais fort précieuse dans son application.

Quelques idées qüe l’on se fasse des facultés absorbantes de la neau

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