‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 103 sur 259 · BAIN DE PIEDS · texte numérisé non relu

BAIN DE PIEDS

(liiez nous, c’est de Laurent Joubert, professeur royal à Montpellier et docte médecin de Henri ÎII, que date la confiance accordée aux sources minérales. Ce qu’on demandait surtout alors aux bains tbermaux, c’était un remède contre la stérilité. L’histoire rapporte de célèbres déconvenues sur ce chapitre. Mais ces insuccès mêmes, joints à l’essor des doctrines chimiatriques de Van-Helmont, poussèrent l’hydrologie dans les voies de la chimie. Nous dirons ailleurs quelle influence cette tendance exerça sur l’étude et l’emploi des eaux minéralisées. Ce que nous nous sommes efforcés de reproduire ici, ce sont les traits principaux de l’usagedes bains, aux différentes périodes de civilisation, en tant qu’il se relie à celui des eaux minérales. Bien des recherches restent à faire dans un aussi vaste sujet. 11 ne tiendra pas à notre bon vouloir qu’on ne retire de cet aperçu au moins des jalons capables de guider dans le dédale archéologique de l’histoire des bains chez les anciens et chez les divers peuples.

BAl\' DE FAMILLE. Piscine de dimensions réduites en longueur et en largeur, pouvant recevoir de 3 à 6 malades. On cite les bains de famille de Luxeuil. Le bain de famille est, dans la série des bassins d’immersion, un degré intermédiaire séparant la baignoire de la piscine. Il a sa raison d’être dans l’appropriation d’eaux dont la nature permet ou réclame l’immersion prolongée au delà de la durée ordinaire du bain.

Pour les dispositions du bain de famille, voir Piscine.

BAIAI§ DE MER. Voy. MaRIN (TRAITEMENT).

BAIA DE PIEDS. Bain partiel dans lequel les pieds seulement sont plongés : c’est en général à titre d’adjuvant qu’il figure dans le traitement thermal. Aussi ses effets se rapportent-ils alors beaucoup plus à la température qu’à la composition de l’eau qu’on emploie. Dans certaines stations où la source a un degré élevé de chaleur, on recommande l’immersion des pieds, dans le griffon ou ses dépendances, aux malades exposés aux congestions soit du côté de l’encéphale, soit vers les viscères thoraciques. C’est un moyen de contrebalancer l’effet excitantdes bains ou des douches. Ailleurs, et d’après des vues peu médicales selon nous, on soumet h s alîections cutanées partielles au pédiiuve sulfureux ou sulfurochloruré sodique, l’eczema des pieds par exemple [voy. Peau (maladies DE la)]. Jamais cette forme de bains ne peut constituer une médication isolée en thérapeutique thermale. Il est de coutume à quelques établissements des côtes du nord, de disposer un bain de pieds d’eau chaude ou tiède pour le baigneur, au sortir de la mer. Otte méthode, dont on a exagéré la portée, peut favoriser les efforts réactionnels de l’organisme chez les sujets faibles ou trop impressionnables. Le plus souvent le pédiiuve sert de moyen d’ablution, et il n’a aucun inconvénient réel .

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