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C. Matières solubles dans l’acide chlorhydrique

Protoxyde de fer . 88,50328

Protoxyde de manganèse . 0,49640

Magnésie . 14,34928

Alumine . 29,58732

Silice avec un peu de charbon . 42,84392

Sulfate de chaux . 10,88096

Phosphate de chaux . 3,67232

Substances végétales . 62,14066

1>. Matières solubles dans l’ammoniaque.

Acide humique ou ulmine . .

B. Matières insolubles.

Sable grossier .

Substances végétales non détruites. . .

Ont échappé à l’analyse

Kadig a également indiqué dans cette matière de l’iotle qu’il n’a pu doser. Voici maintenant comment on prépare la boue destinée aux bains:

On retire la boue du marécage à la fin de l’été, et on l’expose pendant tout l’automne et l’inversur un terrain incliné, après l’avoir étendue en couches épaisses. Là, elle absorbe l’oxygène de i’air, dégage des gaz carbonique et sulfhydrique, et subit dans sa constitution primitive des modifications importantes, difficiles dans tous les cas à préciser.

Au printemps on la retourne et on enlève les parties grossières qu’elle peut contenir, comme les racines et les petites branches, on la réduit en poudre au moyen de bêches et de moulins à bras, après quoi elle est employée.

Suivant le besoin de la journée, on place une certaine quantité de boue desséchée et pulvérisée dans une tonne et on y fait arriver de la vapeur de la source de Louise. Par ce moyen, la température du mélange s’élève jusqu’à 100° cent. La baignoire est placée sous cette tonne après qu on y a versé un peu de boue fraîche, puis on y laisse tomber la quantité nécessaire de boue échaulîée. Pour un bain de boue de consis¬

tance moyenne, ou prend de 80 à 90 kilogrammes de boue froide et chaude, et de 240 à 250 litres d’eau minérale.

Les bains sont divisés en bains entiers, demi-bains et bains partiels, l u bain entier se compose de 150 à 200 litres de boue liquide; les demi-bains de 90 à 120 litres du même mélange. Enfin, sous le nom de bains partiels, on entend les bains de siège, de mains ou de pieds. On

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emploie encore la boue liquide et sèche de l^ranzensbad en guise de cataplasmes, mais alors on lui donne plus de consistance (jue pour le bain; pour l’appliquer, on la place dans un petit sac ou on l’élendsiir de la toile à la manière des cataplasmes ordinaires.

Les bains s’administrent, suivant la nature de la maladie, depuis la température de 30" jusqu’à celle de 38° et même plus.

M. Boschan, auquel nous empruntons tous ces détails, dit qu’à Franzensbad il existe deux établissements où l’on administre les bains de boue. Le premier, l’établissement de Loimann, contient 22 cabinets divisés en deux parties inégales; dans l’une se trouve le bain de boue et dans l’autre le bain de propreté qu’alimente la source de Louise (Luisenquelle). Quant au second, de création récente, il ressemble beaucoup au précédent.

Comme adjuvant du traitement des bains de boue, on emploie à Franzensbad une matière saline connue sous le nom de selcLÉgra^ et qui se prépare en purifiant les efflorescences qui s'amassent à la surface du marécage. On les dissout dans de l’eau minérale, puis on libre la liqueur afin de séparer les substances insolubles et enfin on la fait cristalliser. Ce sel a la composition suivante :

Sulfate de sonde . 0,690

Sulfate de protoxyde de fer . 0,100

Chlorure de sodium . 0,200

Eau . 0,010

(Rüd. V. SeECz.)

Dans quelques hôpitaux de Rome, on se sert de boues produites par l’eau minérale de Viterbe, Fune sulfureuse, l’autre ferrugineuse. Il résulte des analyses de M. Poggiale que ces deux malières sont composées des principes suivants pour 100 parties:

Boue sulfureuse.

Gram.

Soufre . 22,732

Sulfate de chaux . 0,113

Carbonate de chaux. . . 0,087

Chlorure de calcium.. 0,006

Carbonate de fer . 0,237

Silice et silicates . 53,768

Matières organiques. . . 21,037

Limon végétal. — Les boues que

Boue ferrugineuse.

Gi am.

Sulfate de chaux .

Chlorure de calcium.. . ^ — de magnésium. \

Carbonate de fer .

de chaux .

Alumine .

Silice .

Matières organiques....

Acide arsénique .

Tbo,ooo

nous proposons de désigner sous

le nom de limon végétal., et que l’on connaît en Allemagne sous le nom de Mineralschlaonni^ sont non moins nombreuses et non moins irnjtor-

BOUES MINÉRALES

laîites que les précédentes. C’est dans celles-ci que Fourcroy avait distingué quatre parties distinctes :

1‘' L’excipient ou la matière organique et confervoïde.

2° Les principes minéi alisateurs dont le poids est toujours très considérable par rapport à celui de l’eau.

3“ La température propre de ces matières, qui est, suivant l’expression de Fourcroy, Vâme des eaux comme des boues^ car sans elle peu de cliose^ et avec elle presque tout.

4° La fermentation insensible mais continue qu’elles subissent dans toutes les parties qui la composent.

En France, le limon végétal ne s’applique jamais en bains , mais presque uniquement en frictions et en cataplasmes. Cette pratique existe surtout à Néris, à Bagnères-de-Luchon et à Dax.

A jNéris on le recueille à la surface des bassins de réfrigération et alors que la matière organique, après avoir subi tout son développement, se détache du reste des conferves en voie de formation, ou bien encore lorsqu’après avoir emprisonné une grande quantité de gaz elle acquiert une densité moindre que celle de l’eau.

Elle est en masse verte, visqueuse, d’odeur marécageuse. Son analyse a montré à l’un de nous que la matière organique azotée (albumine] et la cellulose entraient pour la moitié environ de son poids lorsqu’elle est sèche.

Voici du reste sa composition pour 100 parties.

Matière organique . 44,0838

Carbonate de soude . 3,4791

— de potasse . 0,1905

— de chaux . 24,6839

— de magnésie . 0,4151

Sulfate de chaux. ... . . ‘ 2,5874

Chlorure de sodium . ) traces

lodure de sodium . i

Oxyde de fer . 2,1301

Oxyde de manganèse . 0,0472

Silice et sable . 22,3829

(Lefort, 1858.)

Dans le limon végétal de Dax, M. ÎMeyrac a constaté l’existence des indurés et des bromures.

L’attention des chimistes étrangers s’est assez souvent portée sur la nature et la proportion des matières organiques et minérales ciui constituent les boues minérales de toute nature. Nous donnons ici la composition de celles qui ont été analysées avec le plus de soin et le plus complètement. Toutes ces quantités se rapportent à 1 kilogramme de substance considérée à l’état de siccité.

lîOl'LS MINÉRALES.

BOUES MINÉRALES

La composition des boues minérales des stations suivantes n’a pas été donnée par des analyses aussi complètes.

Achselmanstein. — On y trouve des chlorures, des sulfates, carbonates, etc.

Grüben. — Boue carbonifère..

Günthersbod, pi'ès de Sondershausen. — Cette boue contient beaucoup d’ulmine, peu de matière extractive et point de sels sensiblement précipitables.

Hebmstadt, Lauchstàdt, Pijrmont, J{adebe7^g, Salzimgen, ScJiwelm, Verden, — Dans ces divers endroits, on use d’une boue ferrugineuse.

Karlsbad. — La boue desséchée contient 43 pour 100 de matière organique.

Kemmern. ~ Boue sulfureuse, de même cà Nordheim.

Nenndoi^f. — La boue est retirée d’un marécage dans lequel jaillit une source sulfureuse, elle en a les principes ; hydrogène sulfuré, sulfures.

Œ7''ebro. — Boue sulfurée sodique, ferrugineuse.

Thaixmd. — Matières organiques en grande proportion. Peu de sels.

Iruskawiecz. — • Boue sulfurée.

Wielbach.. — Boue sulfurée sodique.

On administre encore, soit en bains, soit en topiques, les boues des stations suivantes : Liebiverda, Neustadt et Toplicka

en Croatie; Acqui et Valdieid en Piéniont, Aix en Savoie; Abano en Lombardie ; Wiesbaden, Pistjan, Hofgeismar, etc. A Gastein on se sert de dépôts organiques laissés sur le trajet de l’eau. Dans les stations salines comme à IschG ce sont des vases ou des masses confervoïdes imprégnées de sels minéralisateurs de la source. A Vienne (Autriche) on en prépare d’artillcieiles.

Les boues des eaux minérales sont beaucoup moins employées maintenant qu’aiurefois, et souvent même les malades qui se les appliquent le font sans aucun discernement, partant sans le conseil des médecins. Ce genre de médication jouit principalement de quelque faveur parmi la classe la moins aisée de la société, qui voit dans ces matières la condensotion de toutes les propriétés reconnues aux eaux elles-mêmes. De nombreux exemples prouvent que les boues des eaux sulfurées, entre autres, sont excitantes au point de produire de véritables érythèmes sur la peau lorsque l’usage en est trop prolongé.

Action iliéropeutique des boues. — Nous étudierons à part l’emploi thérapeutique du limon ou boues minérales, et du limon ou boues végétales.

Limon minéral. — il faut envisager dans 1q bain de boue, comparé au bain d’eau minérale, la j)ression beaucoup plus considérable, le frot-

29fi BOUES MINÉRALES.

tement subi pai la peau à chacjue mouverneut, la forme différente, plus coiiceniiée pour (]ueic[ues-uus, sous laquelle existent les pi'incipes minéralisateurs, les matières organiques qui les enveloppent, les gaz nouveaux qui se produisent, la fermentation qui y a lieu, enfin la température artificielle à laquelle on le soumet.

On obtient ainsi une médication tonique, excitante, résolutive, qui ne paiait pas posséder d applications particulières en dehors de la spécialité des eaux mineiales elles-memes, mais qui concentre certainement à un degré considérable quelques-unes des propriétés de ces dernières.

M. Boschan divise en quatre groupes les maladies contre lesquelles les bains de boue se sont montrés le plus efficaces.

J. Affections dans lesquelles le phénoiTièiie U7ii(jue prédoïiiuiQ.nt consiste en une atonie ou relâchement de l’appareil cutané, soit qu’il se trouve dans un état de torpidité, soit qu’il subisse une sorte d’éiéiliisme, soit qu il y ait exagération de la sécrétion sudorale, soit qu’il y ait inactivité complète dans les fonctions de la peau. L’opiniâtreté des alïections rhumatismales et dermateuses est souvent la conséquence d’un semblable état de faiblesse du système cutané.

TL Alfections oligahmques et hydroémiques diminution dans la proportion des éléments coagulables du sang; telles que la chlorose, le scorbut, la ménorrhagie chronique, le diabète, l’état d’appauvrissement du fluide sanguin qui s’observe à la suite du choléra, etc.

HT. Dyscrasies, dans lesquelles les anomalies des fonctions végétatives sont la conséquence de l’état de faiblesse des organes : dans ce cas. c’est cet état de faiblesse qu’il importe d’abord de faire cesser. A cette catégorie de maladies appartiennent la scrofule, le rachitisme, les affections arthritiques qui offrent le caractère atonique.

IV. Les affections nerveuses, soit spasmodiques, soit paralytiques, soit uniquement caractérisées par la douleur. Les bains de boue marécageuse sont surtout indiqués lorsque ces affections nerveuses sont symptomatiques, ou se présentent comme phénomènes secondaires de l’une des maladies classées dans les trois groupes qui précèdent [Essai sur les bains de boues ferrugineuses et salines de Franzensbad, 1852].

L’auteur que nous venons de citer a rassemblé tous les cas dans lesquels les bains de boue lui ont paru pouvoir rendre quelques services. Mais ce n est pas à ce point de vue que nous devons les envisager. Les bains de boue nous paraissent constituer essentiellement une médication locale et résolutive. Sans doute ils offrent à l’absorption cutanée les mêmes éléments que le bain simplement minéral ; et l’on peut même admettre que la pression et les frottements sont propres à la favoriser. L’action qu’ils exercent sur l’enveloppe légiimentaire et l’excitation qu’ils déterminent

BOUES MINÉRALES. 297

dans les fonctions circulatoires, peuvent certainement apporter de notables modifications dans l’ensemble de l'économie. Cependant nous ne voyons là rien qui les distingue de l’action à attendre d’un traitement thermal ordinaire et bien indiqué.

Lorsque l’on plonge le corps tout entier dans un bain de boue, l’on y éprouve d’abord une sensation de pesanteur et d’oppression qu'explique parfaitement la densité du milieu qui nous entoure. Les phénomènes d’excitation que l’on y ressent sont en raison de la température du bain. Au bain succède en général un sentiment de force et de bien-être remarquable; en meme temps, une émission d’urine quelquefois assez considérable ; plus souvent des sueurs abondantes. Il n’est pas rare de voir apparaîire des éruptions diverses, érythémateuses ou autres. On observe rarement des phénomènes que l’on puisse appeler critiques. Cependant .^J. Boschan assigne ce caractère à des sueurs quelquefois fétides et à une éruption appelée, à Franzensbad, éruption défi baigneurs. Cette éruption est en général miliaire, s’accompagne de prurit, et ne se montre ordinairement que par places isolées. Dans certains cas, elle affecte principalement ou même exclusivement les parties atteintes de goutte, de rhumatisme ou de paralysie. M. Charpentier ne signale à Saint-Ainand que des démangeaisons générales. Les symptômes douloureux sont souvent aggravés d’abord ; mais cette exacerbation n’est généralement que de peu de durée. Tout ceci s’observe sous les mêmes apparences, par suite de l’usage ordinaire des bains minéraux un peu actifs.

Mais les bains de boue nous paraissent constituer une médication externe et topique d’une grande activité, et dont on pourrait peut-être tirer un plus grand parti qu’on ne le fait. Cette activité spéciale s’exerce dans le sens résolutif et excitant. Elle trouve ses applications principales dans deux ordres de faits : 1° affections rhumatismales; 2° affections de la peau, fonctionnelles ou de texture.

M. Charpentier a rattaché avec beaucoup de justesse la spécialité d’application des boues de Saint-Arnaud, aux affections rhumatismales chroniques : « mais surtout, ajoute-t-il, aux états morbides que cette inflammation détermine dans les muscles de la vie de relation, les aponévroses, les tendons et leurs coulisses; comme aussi dans toutes les parties molles qui environnent les articulations ou celles situées dans leur intérieur : d’où résultent l’épaississement, l’hypertrophie des ligaments; l’altération des cartilages qui revêtent les extrémités articulaires des os, et des os eux-mêmes ; des épanchements de nature diverse dans la capsule synoviale, etc. ; la faiblesse, la paralysie, l’atrophie des muscles, toutes lésions qui se traduisent souvent par la difformité plus ou moins considérable des articulations et la direction vicieuse des membres... Les

BOUES MINÉRALES

maladies articulaires, suite d’entorse, de coups, de chute, d’afiections scrofuleuses, les fausses ankylosés, effets de luxation ou de fracture; les plaies calleuses, listuleuses, surtout celles produites par armes à feu ; les engorgements, même passés à l’induration du tissu cellulaire... « {Traité des eaux et des boues de Samt- Arnaud, 1852.)

La fot mation et la peisistance de ces diverses alterations l’econnaissent en général pour cause un état lympliaii(|ue ou scrofuleux, et souvent la combinaison de cet état a^ec le rhumatisme, kes bains de boue ne nous paraissent pas constituer à proprement parler le traitement de ces diathèses; mais il est incontestable qu’ils possèdent une action résolutive très prononcée, au sujet de ces résultats organiques.

Nous croyons que les bains de boue peuvent, dans certaines dermatoses avec atonie considérable de la peau, refroidissement, complication de rhumatisme, fournir un puissant modilicateur de la surface cutanée. ^1. Boschan insiste sur les résultats généraux de la pratique de Franzensbad, dans un tel ordre de faits. îl recommande également les bains de boue dans Véphidrosis (sueurs anormales), alors que la peau est toujouis humide et que le moindre mouvement [iroduit une tianspiration excessive, et aussi dans une affection contraire, la sécheresse et le refroidissement habituel de la peau.

A Üriage, dans les réservoirs de la source, on recueille un dépôt argdeux qui se compose en grande partie de soufre et dans lequel on a trouvé une proportion sensible d’arsenic. Mêlé à la dose de 8 grammes dans 30 grammes d’axonge, il forme une pommade très éneigi(jue et qui est utile contre certaines maladies cutanées. On ajoute quelquefois ce dépôt à i eau des bains pour rendre ceux-ci plus actifs. Enfin, employé en boue, avant d’avoir été desséché surtout, on lui reconnaît des propriétés résolutives très prononcées et que les malades des classes iiauvres particulièrement utilisent soit contre certains engorgements Iroids, soit après qu’ils ont quitté les eaux, pour achever la guérison de leurs dermatoses.

A la station de Neyiac (Ardèche), on recueille le dépôt rjui se forme dans les chaudières de cuivre et on en forme des pommades conseillées dans les memes cas. Un examen a montré a 1 un d(3 nous que cette boue renfermait une proportion très notable d’un sel de cuivre accidentel qui ( xplique jusqu à un ceitain point les elïets obtenus de ce genre de préparation.

Limon végétal. — L’emploi lliérapeutiipie des boues ou du limon végétai a été bien étudié par MM. de ],aurès et Becquerel dans un travail sur les conferves des eaux thermales de Aéris. Nous reproduisons ici les princiiiaux résultats d’observations qui doivent s’appli-

nOUiLLON.

quer à peu de chose près aux api)ropnations semblables faites près d’autres sources iliermales {Ann. de la Soc. dliydr. mêd. de Paris, t. f, 185-'i-55).

Les résultats obtenus de l’application des conferves ne doivent pas être atti'ibués aux éléments cpii les constituent elles-mêmes, mais à l’eau minérale qu’elles renfermeiit en grande proportion, et qui, lorsque la plante a vieilli, y dépose une grande quantité de cristaux de chaux carbonatée. Mais celte action n’est point émolliente et calmante, comme on se l’est figuré, d’après une observation très superficielle ; c’est toujours une action excitante à des degrés divers qui s’est manifestée. îles conferves sont très difficiles à employer sous forme de cataplasmes; on les emploie en frictions, et toujours concurremment avec l’ensemble du traitement thermal. C’est dans désaffections cutanées (eczéma, urticaire, lichen, prurigo, psoriasis), et dans des afldctions névralgiques et rhumatismales, que l’on a eu recours à ces frictions. MM. de Laurès cl Becquerel attribuent la part (ju’elles ont paru prendre à de notables améliorations obtenues dans l’état de ces dermatoses, à une sorte d’irritation substitutive, et dans quelques cas, à une action résolutive manifeste. C’est cette dernière qui paraît être mise en jeu à un degré notable, dans les affections musculaires ou articulaires où l’on emploie les conferves en frictions : ainsi dans des cas d’hydarthroses , de tumeurs blanches des parties molles, de gonflements suites d’entorses, de contractures musculaires, d’engorgements périarticulaires autour des jointures rburnatisées, aux doigts, aux orteils, aux poignets, etc. Ces frictions ont été employées avec succès dans des cas dépourvus de toute apparence actuelle douloureuse ou inflammatoire, comme dans des cas où il subsistait une congestion active. Ces frictions sont pratiquées soit pendant le bain, soit au sortir, soit dans l’intei valle des bains. Il n’est pas indifférent de se servir de conferves jeunes ou de vieilles. L’examen attentif des documents publiés par MM. de Laurès et A. Becquerel sur celte question, ne laisse pas du lesle l’idée que les ai)plicalions thérapeutiques du limon végétai aient une grande portée [voy. OKGAiNiQüt'ï^ '^matières)].

Le Bouillon est un complément, quelquefois recomniandé, d’une douche forte, à buée prononcée, il est établi près de la douche avec laquelle il communique par une porte. Le sol en est approfondi en bassin de 0“*,80 à 1“',00 de profondeur que l’on recouvre par une claire-voie. On y ménage d’ailleurs une prise d’eau très divisée, coulant et se brisant sans jaillir. On réalise ainsi l’étuve à haute température, l\ lorte buée, avec immersion facultative, dont l’usage est soit alternalil, soit successif de la douche. Aix-les-Bains offre des spécimens complets

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