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l/ciiiaiyse faite par AJ. O. Henuy montre que l'can de Bourboud’Ai chambauli contient du brome et non de Tiode, Aî. Boursier, qui s’est livré depuis à la recherche et au dosage du brome et de l’iode, a trouvé que les eaux qui nous occupent contenaient par litre :

Gram,

Iode . . 0,000033

Brome . 0,001266

Ces quantités sont impondérables sans doute; mais si l’on réfléchit qu’à Hourbon-l’Archambault le bain de piscine ne se compose pas de moins de 1,000 litres d’eau, on découvre que dans chaque bain, il n’y a pas moins de l"i‘,‘2G6 de brome et de 0§>',033 d’iode.

S’il était exact que la source thermale de Bourbon-l’Archambault produisît par jour environ 2,500 mètres cubes d’eau, il sortirait donc dans le même temps du sein de la terre 82 grammes d’iode et 3 kilogrammes 165 grammes de brome.

M. O. Henry ne signale pas dans les eaux de Boiirbon-rArchambault la présence du manganèse : cependant ce métal ou mieux cet oxyde y existe, car A!. Boursier i’a séftaré des concrétions forniées dans les conduits qui mènent l’eau de la source aux pompes. Une partie de ces dépôts remis à l’un de nous par Al. Régnault a donné un résultat identique. Ainsi l’iode et le manganèse sont deux éléments à ajouter à ceux ind qués dans l’analyse de Al. O. Henry.

Enfin AU de Brébisson a recomm dans les conferves de Bourbonr Archambault une espèce particulière à laquelle il a donné le nom de Phormidiutn. Hattiericmium, en souvenir de M. Hattier qui les lui avait fait parvenir.

Sur la route de Bourbon-rArchambault à Saint-Arnaud (Cher), et à 200 mètres environ de la première de ces villes, se trouve la source ferrugineuse de Jonas dont nous avons déjà parié. A^oici sa composition :

Source de Jonas. Eau : un litre.

Gram.

Bicarbonate de chaux . 0,201

— de magnésie . 0,076

Chlorure de sodium . J

— de magnésium . i ’

Silicate de chaux . )

— de soude . . . 0,020

Carbonate et crénate de fer . 0,040

Oxyde de manganèse . traces sensibles,

.Veide carbonique libre . un cinquième de volume.

(O, Henry, 1842.)

BOL'KBUN-L’AKCHAMBAÜLT.

L eau de Ja lontaine de Jonos est, à Bourboii-l’ArcIiaiubault, un puissant adjuvant de la médication bydro-minerale. JEIle est emj)loyée en boisson, en injections et en douches. Le débit de la source a été évalué à 2,400 litres par vingt-quatre heures (François).

L’établissement thermal de Bourbon-l’Archambault ne possède pas une insiallaiion en rapport avec son importance. Il ne se compose que de deux piscines qui méritent plutôt le nom de haimde famille, et de seize cabinets de bains munis de douches. Deux piscines sont en outre destinées aux indigents.

Bourbon-l’Archambault est une station thermale militaire. Mais les militaires qui y sont envoyés sont compris dans le service civil.

L établissement thermal appartient à l’état, et est géré sous fornie de régie.

Malgie leui minéialisalion notable en chlorure de sodium, les eaux de Bourbon-rArchambault ne sont pas purgatives. Faye dit qu’elles ne le deviennent que bues à giande dose. Leur effet le plus habituel paraît même être la constipation (Régnault). Ces eaux sont bues du reste à leur température native, tout élevée qu’elle soit. Les bains sont pris frais (de 24° à 27°), ou tempérés (de 28“ à 33°), ou chauds (de 34“ à 38°). Ces derniers ne sont jamais portés que gradueliement à une telle température : leur durée moyenne est d’une demi-heure. On fait un grand usage des douches, à des températures diverses, jusqu’à 48°, douches écossaises, douches ascendantes, massage. Les Cornets [voy. ce mot], SOI tes de ventouses, y sont également très employés. Du reste les précautions accessoiies d un traitement e|ui met e^ii ceuv-re une tempéiatui e élevée, y sont usitées avec beaucoup de sollicitude. On emploie aussi, comme à Néris et dans plusieurs autres stations, les conferves

qui se déposent au fond et sur les parois des bassins, en guise de cataplasmes.

La spécialité des eaux de Bourbon peut se résumer dans le traitement des scrofules, de la paralysie et du rhumatisme.

Le traitement des scrofules est traditionnel à Bourbon. Il se fait en général d’une manière très active et en employant les bains et les douches à une température élevée : aussi 20 ou 25 jours suffisent-ils. suivant M. Régnault, pour le compléter. C’est là une méthode particulière de tiaitemenf, et 1 on peut se demander si un traitement moins actif et plus piolongé n auiait pas aussi ses avantages. Les formes de la scrofule qui trouvent ici des applications utiles sont spécialement les scrofules des glandes, du tissu cellulaire et des os. Lorsqu’il existe des |)laies ou des fistules dont le tiaitement local exige des ménagements particuliers, on emploie des douches, dans le bain, connues à Bourbon sous le nom de

BOURBOK-L’ARCHAMBAULT.

sous-marines [voy. Douches], dont l’action est fort peu excitante. Dans les ophthalmies scrofuleuses, blépharites et kératites, on trouve dans l’eau ferrugineuse de la source de Jonas, prise en instiiialions, en lotions, en douches de forme spéciale, un adjuvant remarquable du traitement thermal (Régnault). Cette eau de Jouas est encore employée à la place de l’eau thermale de Bourbon, lorsque l’existence ou la menace de quelque complication vers la poitrine ou l’abdomen exige des précautions parti-' culières. Du reste, les eaux de Bourbon, dans la scrofule, représentent essentiellement un traitement diatbésique.

C’est à Bourbon, comme à Bourbonne et à Balaruc, que se fait habiluellement le traitement paralysies, et en particulier des paralysies cérébrales ou iiéniiplégies. On trouvera aux articles APOPLEXtE et Paralysie une étude du traitement thermal de la paralysie, sur laquelle nous ne reviendrons pas. Aous ne devons parier ici que de ce qui concerne particulièrement Bourbon -l’Archambault. Paye ne donne aucune indication sur le mode de traitement employé de son temps dans les paralysies, MM. Régnault et Caillai ont été plus explicites dans leurs communications à la Société dSiydrologie médicale de Paris [voy. Annales de la Société, t. II]. Le traitement généralement usité dans les hémiplégies suite d’apoplexie, et administré à une époque, autant que possible, rapprochée de l’attaque [voy. Apoplexie], est le suivant : d’un à quatre verres d’eau minérale par jour ; bains de piscine de 34'’ ou 35'" pendant dix ou quinze minutes; douches sur les membres paralysés, de dix minutes à une demi-heure, d’une hauteur de 2 mètres, et de 33” à 40% ou meme 45" ou 48° de température ; bains de jambes, le soir, dans l’eau minérale de 44” à 47"; applications d’eau froide sur la tête pendant le bain et la douche ; usage fréquent de cornets ou ventouses sur les extrémités. Ce traitement, convenablement surveillé, ne paraît pas avoir déterminé d’accidents sous les yeux des médecins cités plus haut. Il ne détermine même pas en général de phénomènes physiologiques prononcés. La fièvre, les éruptions cutanées, la diarrhée, ne se sont montrées que d’une manière exceptionnelle. On ne cherche point à provoquer de sueurs. En un mol, point de phénomènes critiques, ni de témoignage saisissahle d’une action révulsive quelconque. Quant aux résultats, on sait ce qu’ils peuvent être dans de telles conditions. Ils ont paru à Bourbon aussi satisfaisants que dans les autres stations où se fait une médication analogue. On trouvera à l’article Paralysie l’appréciation de ce côté de la question.

Le rhumatisme trouve à Bourbon, avec la température élevée des eaux et les procédés qu’on y emploie, une médication très appropriée. Le rhumatisme simple y sera certainement aussi efficacement traité

Dict. des Eaux miner, — T. i.

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