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BOURBON-LANG V

qii auprès d’aucune autre station thermale. Nous signalerons spécialement la parfaite application de ce traitement au rhumatisme musculaire opiniâtre, torticolis ou lumbago. Les eaux de Bourbon nous paraissent surtout indiquées dans le rhumatisme, musculaire ou articulaire, avec engorgement ou non, chez les lymphatiques ou les scrofuleux. Le rhumatisme dit goutteux^ peut-être plus à cause de sa fixation sur les petites articulations et des engorgements qu’il y détermine que de ses relations bien avérées avec la goutte , indique encore les eaux de Bourbon , lorsqu il est très atonic|ue. Quant au rhumatisme nerveux , nous ne doutons pas qu’avec beaucoup d’habileté et de prudence dans le maniement des eaux, on ne parvienne à le traiter avec les eaux de Bourbon ; mais nous ne saurions le ranger, comme le fait M. Régnault, parmi les applications communes et légitimes de ces eaux. On emploie l’eau de la source Jouas dans les ophthaimies chroniques, en douches sur les yeux. Nous emptuntons à M. Régnault quelques renseignements sur cette pratique. L’appareil qui sert à donner ces douches se compose d’une espèce d entonnoir soutenu verticalement par un support horizontal, qui se lixe au mur par des pitons convenablement disposés. Dans le goulot l’eau ne s’échappe que par gouttes grosses et bien formées. On modifie l’intervalle (jui sépare la chute de chaque goutte en comprimant plus ou moins l’éponge dans le tube de l’entonnoir. Le malade, assis dans un lauteuil dont le dos est disposé pour offrir un point d’appui commode à la partie postérieure de la tête, présente successivement chaque œil à la chute de la goutte pendant un temps qui varie de cinq à vingt-cinq minutes. Lihaque goutte produit une contraction des paupières et une commotion qui se transmet aux parties profondes de l’orbite. On augmente graduellement cet effet en élevant l’appareil.

Si 1 on examine 1 œil après l’opération, on remarque, surtout au début du traitement, que la conjonctive offre une teinte plus rosée, que les points lacrymaux sont inqirégnés d’eau, et que, pendant quelques instants, i’œil est plus sensible à l’impression de la lumière.

M. Régnault parle encore des bons effets des eaux de Bourbon dans la goutte, l’ascite, Ihydropisie enkystée des ovaires, les affections convulsives rebelles, les maladies chroniques des viscères abdominaux. Faye avait mentionné bien d’autres états morbides encore. Rais il ne faut pas confondre des applications accidentelles, et accidentellement heureuses, avec le champ réel des applications spéciales des eaux de Bourbon, ce que nous avions seulement à exposer ici.

BOljUito]\-LA]%<:Y (France, Saône-et-Loire, arrond. de Charolles).

A Sü kilométrés de Moulins, 80 de Mâcon, 300 de Paris.

Chlorurée sodique. Tempér. , de 28*^ à 56°.

BOÜRBON-LANCY. 30î

Il y a sept sources : Descure, 54”, 5 ; la Reine, 54”, 5 ; Marguerite, 49“ ; Saint- Léger, 50°; Limbe, 56”; la Rose, 28°; Innomée, 46” (Roiureau).

Eau : un litre.

Source

Desciire.

Source

la Reine.

Source

Marguerite.

Source

Saint-Léger

Source

le Limbe.

Source

la Rose.

gr.

gr-

gi’-

gr-

gr-

gi’-

Chlorure de sodium.

— de calcium..

— de magnésium

lodure de sodium . .

traces

traces

Sulfate de soude. . .

— de chaux. .

Carbonate de chaux

— de magnésie

Silice .

Oxyde de fer .

Arsenic .

traces

traces

(Docteurs Tellier et Laporte, 1858.)

Nous ferons remarquer, en passant, que ÎMM. Tellier et Laporte ne signalent pas dans leurs analyses la potasse, base que M. Berthier a isolée de la manière la plus évidente. Ces auteurs ne font pas davantage mention de l’acide carbonique libre, qui a été constaté par M. Berthier et qui se dégage spontanément de la plupart des sources.

Toutes les sources de Bourbon-Lancy jaillissent du granit dans le faubourg de Saint- Léger, à la base d’un rocher taillé à pic, et se trouvent dans une même cour; ce qui fait supposer qu’elles ont une même origine, malgré les différences légères dans la température des cinq premières.

Voici maintenant leur destination :

La source Descure se rend dans un bassin spécial situé à 7 mètres du griffon. De là deux canaux conduisent l’eau dans une piscine qui n’a pas moins de 17 mètres de longueur sur 9 mètres de largeur, et dans laquelle l’eau minérale se renouvelle incessamment, ensuite dans deux réservoirs où elle se refroidit avant d’êlre employée aux usages ordinaires de l’établissement. Elle est aussi utilisée en boisson, en bains, en douches, après avoir séjourné dans une bâche et dans un grand bassin à ciel ouvert construit dans la cour.

La source la Reine est employée concurremment avec la précédente, en boisson, en bains et en douches ; elle alimente aussi la grande piscine et se rend dans la bâche dont nous avons parlé.

BOüRBON-LANCY.

L’eau de la source Sainte-Marguerite se mélange encore avec les précédentes. Elle n’est pas utilisée pour la boisson.

Celle de la source Saint-Léger est conduite aux mêmes refroidissoirs que les soures Descure et la Reine. Elle est surtout utilisée en boisson.

La source du Limbe, la plus chaude de toutes, se rend dans les réservoirs des sources précédentes, où elle se refroidit avant de servir en bains, en douches et d’alimenter la piscine. On l’indique en boisson dans certaines circonstances.

Quant à la source la Rose, la plus froide de toutes les sources de Bourbon-Lancy, elle est transportée à bras dans les cabinets pour refroidir les bains; elle est encore utilisée pour les douches.

Une septième source non captée, qui se trouve à la base du rocher Saint-Léger, à 10 mètres de la source Descure, n’a l eçu jusqu’à ce jour

aucune destination .

Enfin on met à profit, comme topique, les conferves vertes qui se développent dans les bassins des sources thermales de cette station; confei ves dans lesquelles les docteurs Tellier et Laporte ont reconnu l’existence de l’arsenic et de l’iode.

L établissement thermal appartient à l’hospice. 11 se compose de vingtquatie salles de bains, d un cabinet de grande douche, et d’une magnifique piscine à natation et à eau courante.

Il y a un hôpital possédant une installation thermale particulière. Un nouvel hôpital, dû à une donation du marquis d’Aligre, est en voie de construction sur une vaste échelle.

Les eaux de Bourbon-Lancy appartiennent à un groupe remare|uable d’eaux minérales, répandues dans le centre et à l’est de la France, telles que !\eris, Luxeuil, Bains, Plombières. Ce sont des eaux à tempéiatuie liés élevée, peu minéralisées, méritant en chimie la dénomination d eaux faibles, autant pour leur défaut de caractéristicjue formelle c|ue poui lem faible minéialisation, mais ollrant en thérapeutique des applications îiès intéi essantes et assez précises. Il serait bon de pouvoir compaiei ces eaux ensemble, au point de vue thérapeutique, et d’exposer en quoi elles se i approchent ou se distinguent sur un terrain d’applications assez analogues. Mais ces sortes d etudes sont toujours difficiles. [Voy. Faibles (eaux).]

Voici comment M. Rérolle présente la spécialisation des eaux de Bourbon*Laticy.

Files agissent à la manière de spécifiques, dans les névroses et le rhurnatisme ; à titre de sudorifiques, dans certaines maladies de la peau

et la syphilis. Enfin comme toniques et stimulantes, dans la chlorose, la scrofule, la j)aralysie.

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