‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 132 sur 259 · BOURBOULE (LA · texte numérisé non relu

BOURBOULE (LA

tendance du sang vers le cerveau paraîtrait encore à craindre {Annales de la Société d'hydrologie méd. de Paris^ t. II). On n’emploie même souvent que les bains de siège et les demi-bains; et l’on fait un usage fréquent de laxatifs, ne s’en rapportant pas suffisamment à l’action purgative de l’eau minérale elle-même. A l’hôpital militaire, on combine méthodiquement l’emploi de l’électricité avec le traitement thermal.- Les eaux de Bourbonne constituentune médication trèspuissante contre le rhumatisme articulaire ou musculaire. C’est contre des rhumatismes très atoniques, que les bains peuvent être usités avantageusement à des températures fort élevées. C’est surtout chez les rhumatisants lymphatiques et scrofuleux que les eaux de Bourbonne doivent être conseillées. Dans les engorgements peu ou point douloureux des petites jointures, et quelquefois des grandes, appelés rhumatismes goutteux, nous les croyons encoie tiès utiles. Mais M. Cabrol a raison de les écarter du traitement de la goutte : nous le croyons sous ce rapport plus dans le vrai que M. Régnault, qui rapproche la goutte du rhumatisme, sous le rapport de 1 opportunité des eaux de Bourbon-l’Archambault Tvoy. Goutte].

BOURBOULE (la) (France, Puy-de-Dôme, arrond. de Clermont- Ferrand). A 50 kilomètres de cette ville, à 5 kilomètres du Mont-Dore. Altitude, 848 mètres. Ces eaux sont encore connues sous le nom du chef-lieu de la commune, Murot-le-Quaire : c’est sous cette dernière dénomination qu elles se trouvent indiquées dans le Dictionnaire des eaux minérales du Puy-de-Dôme, par M. Nivet.

Chlorurée sodique. Tempér., de 12° à 52°.

Six sources principales, qui sont :

1“ La source du grand Bain, désignée encore sous le nom de Vieille source, qui débite 144 000 litres d’eau par vingt -quatre heures à la température de 48". Elle alimente toutes les baignoires et les douches, et elle est très fréquentée par les buveurs.

2° La source du Bagnassou, située au milieu de la rue principale de la Bourboule, n a pas été jaugée. L^’eau qui en jaillit marque 30°, et alimente une baignoire spéciale dans laquelle l’eau se renouvelle constamment.

3“ La source des Fièvres est intermittente. L’eau s’écoule pendant une minute environ et s’arrête pendant huit à dix secondes. Son débit n’a pas été évalué d’une manière exacte, et l’eau marque 31", 5. Examinée à sou griffon, elle possède une odeur d’acide sulfhydrique très sensible.

4" A côté de la source des Fièvres et sous le même pavillon, se trouve la source de la Botonde, qui est à la température de 35", 5.

5° La source du Coin, qui alimente une seule baignoire du fond de laquelle elle jaillit, est à la température de 41".

BOURBOULE (LA). 3in

6« Enfui des fouilles entreprises en 1857 ont mis à jour une autre source, dite pour cela source Nouvelle, jaillissant par sept ou huit griffons distincts. Elle est la plus abondante et la plus chaude, car elle ne marque [>as moins de k9°. Elle est utilisée, comme l’eau de la Vieille source, pour alimenter les bains. Sa composition chimique n’a pas encore été établie.

Eomme dans plusieurs autres stations, les sources thermales de la Bourboule sont accompagnées dans leur voisinage d’un grand nombre de sources froides ou tempérées qui coulent seulement à l’état de fdet, mais qui paraissent toutes avoir la même origine.

D’après M. Lecoq, les eaux du grand Bain et du Bagnassou possèdent les mêmes propriétés physiques et chimiques ; la source de la Fontaine des Fièvres se rapprocherait au contraire des autres sources qui coulent seuleriient à l’état de filet.

Voici la composition que M. Lecoq a assignée aux sources du grand Bain et des Fièvres :

Eau : un litre.

Sou n CE

Source

du grand Bain.

des Fièvres.

Gram.

Azote .

Gram.

Gram.

Bicarbonate de soude .

— de magnésie. . . .

— de cbaux .

— de fer .

traces

traces

Sulfate de soude .

Chlorure de sodium .

Alumine . . .

Silice .

Sulfure de sodium .

. traces

traces

Matière organique .

. traces

Perte . -

(Lecoq, 1828.)

Nous ne pouvons nous empêcher de faire remarquer que ces analyses, extraites du Dictionnaire des eaux minérales du Puy-de-Dôme^ diffèrent sensiblement de celles inscrites dans l’ouvrage de M. Pâtissier et dans y Annuaire des eaux minérales de la France.

Thénard s’est livré, vers l’année 1854, à la recherche de l’arsenic contenu dans l’eau minérale employée pour les bains, et il est arrivé aux résultats suivants :

Eau : un litre.

Arsenic métallique . 0,00830

Acide arsénique . 0,01302

Arséniate de soude . - 0,02009

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