BOURBOULE (LA
Thénard a fait observer que la j3roporti()n d’arsenic renfermée dans cette eau est bien supérieure à celle des eaux de Royat, de Saint-Nectaire, et surtout du iMont-Dore. Aussi est-il disposé à attribuer à cet agent les cures importantes que l’on observe à la Bourboule.
La constiiution de ces eaux est fort remarquable. Leur prédominance en chlorure de sodium, jointe à la proportion de bicarbonate de soude qu’elles renferment, le chiffre de l’arsenic, leur température élevée, semblent leur assigner un rang très notable parmi les eaux thérapeutiques. Leur situation est également digne de retnarque, non-seulement au point de vue pittoresque, mais encore au point de vue climatologique. Bien qu’à une élévation considérable, 20Ü mètres seulement au-dessous du Mont-Dore, la station ibermale, abritée de loules parts par des montagnes, et en particulier au nord par une sorte de muraille granitique d’où sortent immédiatement les sources, se trouve exposée au plein midi ; aussi jouissant d’un climat presque exceptionnel dans ces régions élevées, le séjour thermal peut y être prolongé pendant plus de trois mois, du mois de juin au mois de septembre, tandis qu’à une heure à peine de distance, le Mont-Dore ne peut guère être fréquenté que pendant sept ou huit semaines. Malheureusement rétablissement thermal offre une installation et une insuffisance déplorables : huit baignoires et quehjues appareils de douches le composent uniquement. On a pu voir par les chiffres reproduits plus haut, que l’eau minérale existait elle même en quantité tout à fait insuffisante pour alimenter un établissement plus considérable. Mais tout porte à croire que les recherches judicieusement dirigées, qui viennent d’être entreprises par voie de sondage, en fourniront aisément une proportion beaucoup plus élevée. Il est également (|uestion de la reconstruction de l’établissement thermal sur les plans de M. Jules François.
Les eaux de la Bourboule paraissent devoir s’appliquer spécialement aux scrofules, aux fièvres intermittentes et au rhumatisme. Leur action dans les formes graves de la scrofule paraît irès énergique. M. Peironnet a publié sur ce sujet, dans les Annales de la Société d'hydrologie médicale de Paris (tome V), quelques observations fort intéressantes. Ces observations comprennent des exemples de lésions profondes des os dans les membres inférieurs, et de maladie de Pott. Il nous paraît effectivement indiqué de recourir aux eaux de la Bourboule dans les formes graves de la scrofule, et particulièrement dans ce qu’on a appelé la scrofule torpide. Il serait à craindre qu’une constitution sanguine ou névropathique ne se trouvât pas bien d’une médication nécessairement très active. Nous ferons remarquer que ces eaux, se trouvant très notablement bicarbonatées sodiques, conviennent dans des cas où le trouble des fonctions digestives, ou l’état dyspeptique, réclame une attention spéciale.
BOÜRNAND.
Les eaux de la Bourboule passent pour être d’un emploi très favorable clans les fièvres intermittentes rebelles et dans le traitement des engorgements suite de fièvres intermittentes. Peut-être leur composition arsenicale peut-elle être indiquée à ce sujet. Quelque légitime que puisse être celte application des eaux de la Bourboule, elle réclame du reste des éclaircissements plus explicites que la notoriété sur laquelle elle s’appuie. Quant au rhumatisme, nous n’hésitons pas à exprimer que lorsque la Bourboule sera munie d’une installation hydrothérapique convenable, ces eaux seront des plus actives dans le traitement des rhumatismes, surtout chez les individus lymphatiques ou scrofuleux.
BOURG-D’AULT (France, Somme, arrond. d’Abbeville). A 20 kilomètres de Valery-sur-Somme, à 12 d’Eu.
Bains de mer.
BOI]RG-D’OISAA:s (France, Isère, arrond. de Grenoble).
Carbonatée mixte. Froide.
Trois sources assez abondantes, utilisées de temps immémorial, surtout par la classe pauvre du voisinage.
Eau : un litre.
Eau
Eau
Eau
de l’Essoline.
du Vernis.
de la Faute.
Gram.
Gram.
Gram.
Carbonate de chaux. . . .
— de magnésie..
Sulfate de soude .
— de chaux .
— de magnésie....
Chlorure de sodium. . .
(Gueymard.)
Ces sources, d’après V Annuaire, sont sensiblement sulfurées. Leur anahse est évidemment incomplète, car on n’y voit pas figurer plusieurs principes propres à la plupart des eaux minérales, tels que la silice, la potasse, l’oxyde de fer, la matière organique, etc.
BOURGES (France, Cher).
Source çrénatée ferrugineuse, dont l’analyse n’a pas été possible.
BOURI^AA'B (France, Vienne, arrond. de Loudun). A 10 kilomètres de cette ville.
Sulfurée calcique. Froide.
Eau : un litre.
Acide sulfhydrique (en poids) . 0,000135
— — (en volume) . 0,0874
BOUTAN (LË).
Grain,
Sulfure de calcium . 0,0571
Chlorure de potassium, . . . 0,0205
Sulfate de potasse . 0,0870
— de chaux . 0,0052
Carbonate de chaux . 0,0630
~ de magnésie . 0,0490
Alumine . 0,0460
Carbonate de protoxyde de fer . 0,0117
Silice . 0,0207
Matières organiques insolubles . 0,0101
Nitrate de soude . \
Chlorure de calcium . f
Glairine . 0.00^»
Perte . )
(Poirier.)
Cette source est peu abondante et ne peut pas avoir une cotnpositioii constante, car elle n’est pas captée ; aussi est-elle à peu près abandonnée. Elle exhale une odeur sulfureuse prononcée et jaillit avec une couleur blanchâtre, cequiindic|ueune altération notable de son principe sulfureux.
isoUKiVEiVioUTii (Angleterre, comté de Hauts). Hameau à 160 kilomètres de Londres,
Ferrugineuse bicarbonatée. Froide.
Station fréquentée.
isoLiHRANOL (France, Haute-Garonne, arrond. de Toulouse), A peu de distance de cette ville.
Feirugineuse bicarbonatée. Tempér, , à 17%2.
Eau : un litre.
Gram.
Acide carbonique . 0,053
Acide sulfhydrique . 0,022
Gram.
Carbonate de chaux . 0,2576
— de fer . ; . 0^0709
Chlorure de sodium . . . 0,0584
— de magnésium . 0,0252
Matière organique albumineuse . 0,0206
Perte . 0,0075
(Ma^sal, Lafont-Gouzi, Viguerie, Assiol et Bernaüet, Commission d’analyse, 1824.)
il y a un médecin inspecteur.
BOi TAiM (le) (État indépendant de l’Hindoustan). LeS montagnes de Ce pays sont de formation primitive. On signale, près de la forteresse
BRAMSTEDT.
d’Ouandipore, une source sulfureuse. Mais les malades se rendent surtout aux eaux chaudes de Gliassa, et, comme dans le reste de l’Oude, ne se soumettent au traitement qu’après avoir subi diverses pratiques religieuses (Alibert).
BOUTEILLE. Le choix des vases servant à transporter et à conserver les eaux minérales est d’une importance ti ès grande, afin de maintenir h ces dernières toutes leurs propriétés naturelles.
Les bouteilles de grès seraient de beaucoup les meilleures, si elles ne présentaient l’inconvénient d’être généralement rugueuses à l’intérieur, et partant de faciliter, par l’ébranlement imprimé aux molécules salines pendant le transport, une décomposition quelconque. Ensuite elles ne permettent pas de savoir si leur rinçage a été suffisamment effectué.
Les bouteilles de verre clair ont de leur côté l’inconvénient de laisser traverser les rayons lumineux et solaires, qui ne sont sans doute pas sans inffuence sur la constitution primitive de l’eau. Mais il en est autrement des bouteilles de verre foncé que, dans cette condition, on doit toujours préférer. La contenance des bouteilles destinées à transporter les eaux varie, pour les eaux bicarbonatées, sulfatées et chlorurées, depuis 750 jusqu’à 1000 centimètres cubes et même plus.
Quant aux eaux sulfurées, on a tout avantage à prendre celles qui contiennent de 300 à 500 centimètres cubes, soit un quart ou un demi-litre. Par ce moyen on évite la décomposition de l’eau pendant que les bouteilles sont en vidange.
Quels que soient les vases qu’on emploie, il est important que le rinçage soit suffisamment prolongé, d’abord avec de l’eau douce, puis avec de l’eau minérale. Sans cette précaution^ les eaux qu’ils renferment peuvent après quelques semaines, souvent moins, se détériorer complètement, au point de ne présenter aucune des propriétés qui les caractérisaient à leurs griffons. Nous ferons connaître plus loin [voy. Remplissage des bouteilles] les moyens les plus sûrs pour que les eaux minérales ne renconireni pas de gaz capables de les altérer pendant qu’on les met en bouteilles,
BOin\ES. Voy. Saint-Domingue.
BRAGA (Portugal, prov. du Minho). Ville à 300 kilomètres de Lisbonne et 05 d’Oporto.
Eaux sulfureuses et ferrugineuses. Froides (Tavarès),
BRAMSTEDT (Danemark, duché de Holstein). Bourg à 45 kilomètres de Hambourg.
Trois sources, dont une chlorurée sodique, la seconde sulfatée Modique ^ et une troisième ferrugineuse bicarbonatée . Tempér.?