BRÉSIL
Eau ; un litre.
Salzbrünnen.
SCHWEFELQLJELLE.
Stahlqüellk
10cc,6
8cc,9
10cc,7
Gram .
Gram .
Gram.
Sulfate de soude .
— de chaux .
Chlorure de sodium....
— de magnésium. .
■ — de calcium. . . .
Carbonate de soude .
traces
— de magnésie. . .
— de chaux .
traces
— de fer .
Matière extractive .
(Pfaff.)
BRAIJBACII (duché de Nassau). Ville à 8 kilomètres ouest de Nassau, sur la rive droite du Rhin.
Bicai'bonatée et chlorurée sodique, analogue à celle deSeltersou Seliz.
BRÉNIL. M. le docteur Sigaud, dans son ouvrage intitulé Du climat et des maladies du Brésil (Paris, 184^), a donné des renseignements précieux sur les eaux minérales de celte partie de l’Amérique du Sud. Beaucoup d’entre elles appartiennent à la classe des ferrugineuses bicarbonatées , composition empruntée à un sol argileux, surchargé de peroxyde de fer, et au voisinage de houillères considérables. C’est ainsi que dans la province de Rio-de-Janeiro on compte onze sources ferrugineuses, sur lesquelles huit appartiennent à la capitale; l’une d’elles, celle de Larangeiras, a une température de 23'^ cent. Les provinces de Fernambouc, de Maranham, de Saint-Paul, et d’autres plus ou moins éloignées du siège du gouvernement, sont également riches en eaux minéralisées par le fer et le gaz acide carbonique. On signale dans la province de Bahia, tà Itapicuru, des eaux thermales sulfureuses qui sont réputées dans le traitement des affections de la peau. La province de Goyaz possède également plusieurs sources froides dans lesquelles on a cru reconnaître l’existence du sulfate de magnésie et qu’on laisse boire aux bestiaux en grande quantité, pour suppléerai! manque de sel, denrée parfois très coûteuse dans ces contrées. Ailleurs, dans la région du sud par exemple, se rencontrent des eaux chlorurées sodiques et thermales. Il serait difficile de dresser la statistique de ces diverses eaux, dont la plupart restent encore à analyser, et qui ne paraissent pas avoir reçu d’installation convenable. Quelques-unes même ne sont désignées que comme étant simplement chaudes, à 35", 37" et 45° cent. Dans la province de Minas Geraes, à trois lieues de Sahara, certaines de ces sources sont si abondantes, qu’à elles seules elles constituent un lac
RREIAG^JE (GRAINDE\ 32 1
auquel on a donné le nom de Sacré, à cause des cures miraculeuses attribuées à l’usage de ses eaux en bains et en boisson. Nous n’insisterons pas sur les applications thérapeutiques auxquelles les eaux minérales du Brésil peuvent donner lieu; elles se déduisent des appréciations qualitatives dont il a été parlé. Le traitement des maladies cutanées, très répandues et très variées dans l’étendue de cet empire, semble leur cire dévolu spécialement.
BRETA4,J\F ((,;i-ancie ). Le royaume uni de la Grande-Bretagne, comme on désigne plus communément la réunion des royaumes d’Angleteiie, d Écosse et d Irlande, l’emporte en richesses souterraines sur piesque tous les autres pays de l’Europe; mais si ses mines de fer, d étain, de houille, et ses salines sont justement célèbres, il n’a pas de source minérale importante a opposer à celles du continent. On peut, autant que les analyses chimiques publiées jusqu’à ce jour nous y autorisent, ranger celles qu’il possède ainsi qu’il suit ;
,/ / Epsoni.
' ( Cheltenhani,
A. — Eaux sulfatkes et/
BICARBONATÉES MIXTES.
Bath.
Augieterre . Bristol.
Buxton.
Leamington.
Matlock.
( Dumblane,
Éeosse . j Pitcaithley.
( lunerleithen.
\ Irlande
Mallow.
B. — Chlorurées sodi
Shirleywich (Staffordshire).
Droitwitch (Worcertershirej.
Builth ^
QUES . ....j Brecknock )
j Vallée du Weaver (Cheshire), V Airlhrey (Ecosse).
(principauté de Galles).
Angleterre
Ferrugineuses
Sulfurées
Tonbridge.
Cheltenham.
Great Malvern.
I Harrowgate.
V Brighton, etc.
( Bonnington.
Écosse . } Vicar’s Bridge.
( Hartfell.
Irlande . Gastle Gonnell.
é Harrowgate.
Angleterre . <’ Cheltenham.
( Leamington.
Ecosse . j
( Moffat.
Swanhingbar.
Irlande . .
Lucan.
INDIFFERENTES . Malvem.
UiCT. DES EALX miner. — T. 1,
ül
BRJÜES.
Quoique à une distance éloignée de tout soi volcanique, plusieurs de ces sources présentent une ihermalité relative qui s’élève, pour une seule toutefois, celle de Batli, à près de 48° cent. J! est à remarquer que toutes les eaux chaudes ou tièdesde la Grande-Bretagne sortent des couches carbonifères, particulièrement de celles d’où l’on extrait la houille, que Tazote prédomine dans les gaz qui s’en dégagent, et qu’on ne rencontre aucune source thermale en Écosse, leur deimière limite nord en Angleterre étant le Derbyshire-Peack.
Tableau de ces températures :
/■ Bath .
} Buxton .
) Bristol .
\ Matlock .
Celles de Bakewell (Derbyshire), Stonly-Midleton [ici.), Taafè’s Well (prov. de Galles), Mallow (Irlande), quoique marquant au-dessus de 33°, 8 du therm. Fahrenheit, correspondant à -f- 0 du thermomètre centigrade, ne peuvent être rangées, comme on l’a fait, parmi les sources thermales.
Les stations de la Grande-Bretagne qui passent pour les j)lus fréquentées seront signalées dans des articles distincts.
BRIDGE (États sardes, Savoie, prov. de la Taren taise;.
Sulfurée calcique. Tempér. , 36° cent.
Eau : un lüre.
Carbonate de chaux . . 0,2834 6
Bicarbonate de protoxyde de fer . 0,03070
Chlorure de magnésium . 0, 1 8834
— de sodium . 1,84200
Sullate de soude . 1,32992
— de chaux . 2,23133
— de magnésie . 0,11256
(SOCQL’ET.)
Quoique l’analyse n’indique pas l’existence de l’acide sulflqdriqiie, cette eau minérale n’est pas moins considérée comme une eau thermale sulfureuse; or d’après la proportion relative des principes constitutifs, on doit la ranger parmi les eaux sulfurées calciques. Ajoutons encore que, suivant M. Beverdy, elle contiendrait de l’iode. Il esta désirei-, dans l’intérêt de cette station, que de nouvelles recherches chimiques soient entreprises sur cette eau minérale : la détermination seule du principe sulfuré l’exige.
Ces eaux sortent d’un sdiiste lamelleux, à base magnésienne. Par l’agitation elles exhalent une odeur iiépatique. Il est à remarquer que des
HHiGHTO^.
({ocuniciils assigiieiiL à la source de Brides une anciemielé d’exislence cl (ju’eiie n’a paru qu’en 1818, par la débâcle du lac de Champagny qui, en venant se précipiter dans le torrent le Doron , bouleversa tous les terrains avoisinants et laissa, le lendemain, après l’abaissement des eaux, une source thermale à décou vert.
il y a un établissement muni de bains, d’appareils de douches variés et de bains de vapeur. Toutes les dispositions nécessaires au séjour des malades v sont réunies.
Prises à petites doses en boisson, ces eaux sont toniques. Au delà de quatre verres, elles deviennent purgatives (docteur Laissus), mais alors i! est à croire qu’elles agissent beaucoup plutôt par la quantité ingérée ({ue d’après leur composition chimique. La présence du carbonate de 1er dans celle minéralisation peut apporter un élément de plus à leur emploi. On a voulu voir dans le sulfate double de chaux et de soude ({u’eiles renferment une explication de leur action diurétique en certains cas (Socquet); il nous semble difficile d’en juger de meme, en nous i ej)ortant au grand volume d’eau que les buveurs, particulièrement ceux des environs de cette localité, se font un jeu d’ingérer. Les eaux de Brides trouvent leur application spéciale dans les états d’anémie ou de faiblesse, dépendant de diathèse primitive ou acquise, la chlorose, la dysménorrhée, la leucorrhée, certaines affectionsscrofuleuses des muqueuses, et diverses dermatoses avec tendance à l’éréthisme. Elles sont prescrites dans les affections utérines chroniques, sous forme de douches ascendantes, ce qui ne saurait s’accepter sans plus ample information ivoy. Utérus (Maladies de l’)]. Quant aux vertus authelminthiques dont on les dote, elles rentrent dans les attributions des eaux de meme ordre, (iette localité est connue également sous le nom de La [*erri>a'e.
BHIGIITOX (Angleterre, comté de Sussex). Ville maritime, à 80 kilomètres de Londres par chemin de fer.
Haim de mer très fréquentés et parfaitement installés.
A peu de distance de ia ville, se trouve une source ferruylneuse sulfatée et chlorurée dont l’emploi en boisson est souvent associé au traitement maiin.
Eau : mie pinte anglaise. Eau : un litre.
Grains. Gram.
Sulfate de fer. . .
— de chaux. . .
Uhlorure de calcium . .
— de magnésium . .
— de sodium .
Pouc. cub.
Cent, cub.
üa^ acide carbonique
(Daniell.)
UKÜME.
Le doclcnr Lee fail observer avec raison (jue celle eau, iiiiiiéi aliséc de la sorle, ne convient pas aux estomacs irritables.
(Lrance, Manche). Bourg à 8 kilomètres de Vaiogues , ])rès duquel se trouve une source ferrugineuse.
Il n’existe qu’une seule analyse de cette eau, exécutée parPia et Cadet ; mais les résultats que ces chimistes indiquent nous semblent trop entachés d’erreur pour que nous les transcrivions.
BRlSTOïi (Angleterre, comté de Glocesler). Ville importante, à 189 kilomètres de Londres, chemin de fer.
Bicarbonoiée mixte . Tempér. , 23” cent.
Eau :
un gallon (S'ib'/SS)
Eau : un Itl
Giaiiis.
Grnui.
Chlorure de inagiiésium . . .
— de sodium .
Sulfate de soude .
Carbonate de chaux .
Pouc. ciib.
Cent,, enh.
Acide carbonique libre. . . .
Air atmosphérique .
(Carrick.)
L’analyse C{ui précède est transcrite seulement pour montrer la nature approximative de l’eau minérale, car elle nous paraît incomplète sous tous les rapports. Il faut encore ajouter qu’elle date du dernier siècle (1 797). Celte source mérite donc un nouvel examen,
Saunders s’est beaucoup étendu sur la pureté de la source minéi ale de Bristol et sur l’avantage qu’elle présente de pouvoir être ingérée en grande quantité sans inconvénient ni danger. Ses contemporains la vantaient dans le traitement des dyspepsies et des affections bilieuses. Il ne paraît pas que celte renommée se soit continuée de nos jours, ou du moins elle est perdue dans le mouvement d’une grande cité.
RROHL. Voy. Tonnistein.
RROiiF. La découverte de l’iode et mieux des iodures dans les eaux minérales devait nécessairement conduire les auteurs à rechercher éga^ Icment le brome ou les bromures. On n’a pas tardé, en effet, h démonti cr que ce métalloïde, si voisin par ses propriétés physiques et chimiques de l’iode et du chlore, existait dans un grand nombre de sources minérales et à côté des iodures et des chlorures.
Dans quelques sources, la proportion des bromures est telle que l’on ne peut s’empêcher de considérer ces sels comme des agents minéralisateurs importants [voy. Bromuréks (Baux)]. Nous citerons à cet égai d les différentes sources de Natihcim dans lesquelles on n’a pas trouvé moins de 5 à 10 milligrammes de bromure de magnésium, })r()porlion
BHOMR.
considérable par rapport aux iodures dissous ordinairement dans les eaux.
Les bromures ont été indiqués non seulement dans les eaux chlorurées, mais encore dans beaucoup d’autres appartenant aux autres classes, en moins grande quantité il est vrai. G’est toujours a l’état de bromures de sodium, de potassium et de magnésium que les auteurs les inscrivent dans leurs analyses, et toujours aussi à côté des chlorures et très souvent à côté des iodures de ces mômes bases.
Les eaux des mers sont toujours très riches en brome : mais celles de la mer iMorte l’emportent sur toutes les autres. Ainsi, d’après Ll. Boussingault, un litre d’eau de cette provenance qui ne donne pas moins de 227si',69 de résidu, renferme de bromure de magnésium
ou 2§‘',87 de brome. L’eau de la Lléditerrannéc, au contraire, qui abandonne par litre d’eau 38sg62 de matériaux fixes, contient seulement ()§*', 556 de bromure de sodium ou 0s'',/i32 de brome [xoy. Mer].
Le brome se décèle dans les eaux minérales de la manière suivante : l’eau est concentrée jusqu’à siccité à une température au-dessous de 100° avec une petite quantité de potasse pure. Le résidu salin est mis en digestion à chaud avec de l’alcool qui dissout le bromure alcalin. Après deux ou trois traitements successifs, on mélange les liqueurs alcooliques, on les évapore à siccité au bain-marie et on reprend le dépôt par une très petite quantité d’eau distillée. La solution est placée dans un tube fermé à l’une de ses extrémités, on y ajoute 1 ou 2 centimètres cubes d’éther sulfurique et ensuite quelques gouttes d’eau de chlore en ayant soin d’agiter aussitôt. Le brome mis en liberté par le chlore se dissout dans l’éther, qu’il colore en jaune plus ou moins foncé. Le plus ordinairement cette opération s’exécute dans le même temps que l’iode : pour cela on met quelques grains d’amidon dans le mélange et avant l’addition de l’eau de chlore. L’iodurc d’amidon se précipite, tandis que l’éther brome gagne la partie supérieure du liquide. Il a encore été indiqué plusieurs autres procédés pour reconnaître le brome dans les eaux minérales, mais nous ne croyons pas devoir les décrire ici, paice qu’ils ne nous ont pas paru plus sûrs que le précédent.
Pour le dosage du brome, on peut, si le métalloïde est en quantité notable, traiter l’éther bromé par du nitrate d’argent et d’après le poids du bromure d’argent obtenu, calculer le poids du brome. Mais alors il convient de remplacer l’eau de chlore par de l’acide nitrique, car une fraction minime de chlore dans l’éther viendrait trou hier le résultat attendu.
xAI. IL Rose a encore remarqué que, lorsqu’on traite, un mélange de bromure et de chlorure d’argent môme tondu par de 1 eau de chlore sec, tout le brome est déplacé é([uiva!i*nl pour équivalent; mais comme ie poids atomistique du premier est [dus élevé que celui du second, la
BROMÜRÉES (KAEX),
(lifférence iiulique la piopoi tioii du brome. Pour cela ou la muliiplie par le coi)ncieiUl,79/i7, qui représenle 1 equivalenl du brome divisé par la différence des équivalents du brome et du chlore.
^ L’eau minérale est donc précipitée par un léger excès de nitrate acide d argent. Les chlorures et bromures d’argent sont recueillis, lavés, séchés et enfin fondus et pesés. Le mélange, placé dans un tidie à boules que Tmi relie à un apjiareil dégageant du cidore pur et sec, est chaufie à l’aide d’une lampe à alcool pendant tout le temps (juc dure l’opération. Le brome déplacé se dégage avec le chlore, après quoi oir laisse refroidir le chlorure d’argent et on le pèse de nouveau. La dilférence représenle, d’après le calcul indiqué plus haut, le poids du brome.
A ce procédé ili. Usigiio préfère le suivant : le chlore et le brome soni piécipités par le nitrate d’argent comme nous venons de le dire, et le mélange des sels, recueilli, lave, est séché parfaitement sans qu’il soit besoin de le fonare. On le (lèse et on le place dans un vase à (irécipilé contenant du zinc et de 1 acide sullurique étendu. Les chlorure et bromure d argent sont réduits et l’argent métallique est dissous dans l’acide nitrique. La liqueur nitrique, traitée (lar l’acide chlorhydrique, donne du chloiuie d aigent c|ue I on lave et sèche comme précédemment. La différence représente encore le poids du brome. Pour être assuré ({ue tous les sels d argent ont été réduits jiar rhydrogène naissant, il est indisjiensable de les laisser pendant plusieurs jours au contact du zinc et de i acide sulfurique. Le procède est plus sinqile et pour le moins aussi sur que celui de M. IL Rose.
(États sardes, Savoie).
Sulfurée sodique. Tempér. , 18° cent.
Des fouilles récentes ont découvert de beaux restes de constructions de thei mes romains qui attestent une exploitation importante. On suppose que le nom de cette source a jiour oi igine le mol grec /h unm, [luanteur. Ivlle attend de nouveaux aménagements.
Voy. Pont-Ci oaiid.
^eaw.v). La classilicalion ne saurait admettre d’eaux bromurees. le brome ne lieiu qu’iuio place trè.s sccoiulairo dans la caiislituliüii ebimique des eaux minérales. Cependaiu il n’y a pas à douler >pi d n’y ail.’i lenir compte de sa présence au point de vue lbérapeuli(p.ie. I.es bromures n’oiU encore été renemUrés en propoi lion nu peu nolabie que dans les eairv cblorurées sodiques et l’eau de mer; ainsi 0,3 dans l'eau de Nioderbronn ; 0,1 dans celle de .Naulieim ; I), 005 dans celle de ISalarnc. Si l’on vent obtenir le brome en proporliou un peu considérable, il faut l ecourir aux eai.w „ibns des salines, dans lestpielles on le voit ^e coiirenircr d■|me façon re iiartpiable voy. L'alx Mi.iitse Ou
BROUSSE. 3‘27
peut aduiellre que le brome prend surtout part à l’action spéciale des eaux chlorurées dans le traitement de la scrofule,
Voy. Brome.
Les eaux minérales peuvent intervenir utilement dans les périodes décroissantes d’une bronchite aiguë, ou lorsqu’une bronchite aiguë tend à passer à l’état chronique. Ce sont les eaux sulfurées, Englue)}, /Jonnes, Labaf^sère, etc. qui sont employées en pareille circonstance, pures ou plus souvent coupées avec du lait, du siiop, etc. Ouant au traitement thermal j)roprement dit, les cas où il s’applique doivent être réunis sous la dénomminaîion de Catarrhe [voy. ce mot].
Voy. Catarrhe bronchique.
eii©L'©i0T¥-FKKRl' (Écosse). A 0 kilomètres de Dundee, sur la
baie de Tay.
Bams de mer.
On a tlonné le nom de brouillards marins à l’eau vésiculaire qui s’est formée au milieu de débris d animaux et de végétaux, en voie de décomposition. Ils sont plus particulièrement connus dans la campagne de ilome sous le nom de i\ebbie murine, et doivent leur odeur infecte, d’après MM. Yiale et Latini, a une giande {juaiuité d’ammoniaque et de sels ammoniacaux. Ils font sentir leur fâcheuse iniîuencc, non -seulement sur les animaux, mais encore sur les végétaux.
(l'urquie d’Asie, Anatolie). A 88 kilomètres sud de Constantinople et à 35 kilomètres sud-est du port de iModania , sut le penchant et au pied du mont Olympe, ancienne Ptmse de 1 antiquité et du moyen-âge, l’une des villes les plus florissantes de 1 Lmpiie ottoman, avant le désastreux tremblement de terre qui, en 1855, la psesque anéantie. Sept sources thermales alimentaient, jusques il y a quatre ans, une vingtaine de bains publics et privés, très célèbres dans l’Orient et très fréquentés. Elles ont doublé de volume, à la suite des secousses qui ont ruiné la ville. Toutes se trouvent au pied du mont Kalabak, paitie orientale de l’Olympe, sur une ligne d’une demi-heure de longueur dans la direction de l’est à l’ouest, à une élévation de 200 jusqu’à ASO pieds (109“k681) environ au-dessus du niveau de la mer.
Parmi ces sources, il en est deux, celles de l schékirghe et de Aa/ii, qui jaillissent l’une à la région la plus basse, 1 autre au poiiti le plus inférieur de cette élévation, âtalgré la distance qui les sépaie, (‘lies offrent entre elles le plus d’analogie sous le rapport de la température, de la composition chimi(pie et des propriétés médicales. Elles ont éô" cent.; elles sont cmAon utiles et ^^nl futées culciques, la première renfermant une [dus notable proportion de sulfate de magnésie.
BROUSSE
1° Source de Tschékirghé, Tempér. , 65" ceui.
Eau : un litre.
Gram.
2° Source de h ara - Moustcipho . Tempér , /j5° ceiit.
Sulfate de soude .
— d’alumine....
— de chaux .
— de magnésie. .
Bicarbonate de chaux .
— de soude.
Chlorure de sodium..
Oxyde de fer .
Acide carbonique libre
Chlorure de sodium. .
Bicarbonate de chaux.
Sulfate de chaux .
— de magnésie. . .
Acide carbonique libre Lilhine et silice .
Eau : un litre,
Gram.
traces
Les (rois autres sources qui occupent en élévation la région moyenne entre les deux extrêmes dont nous venons de parler, contiennent toutes e hydrogéné sulfuré en dinérentes proportions et possèdent une tem pérature très élevée qui atteint 83" cent.
r Source des Kukurlus. Tempér., 81" cent.
Chlorure de sodium. .
Bicarbonate de chaux Sulfate de chaux. . . .
— de magnésie..
Acide sulfhydrique. . , — carbonique. ...
Eau : un litre.
Gram.
2" Source de Bademli-Baghtsché. Tempér., 83" cent.
Sulfate de soude. . . .
— de magnésie.
— d’alumine . . .
Chlorure de sodium.
Bicarbonate de chaux
— de soude.
Silice .
Acide sulfhydrique. . .
.'\cide carbonique. . . .
Eau : un litre.
Gram.
BROUSSE
Immédiatement auprès des sources qui ont une temj)érature trop élevée pour servir à l’usage des bains et dont deux seulement ont été analysées, se trouvent des sources très abondantes d’eau froide. Rien de semblable n’existe auprès de celles dont la chaleur naturelle excède à peine les besoins du bain ordinaire.
Nous empruntons à M. le docteur Bernard, qui a publié en 1842 une étude sur les bains de Brousse, la description de leur installation telle qu’elle existait alors, et qui peut offrir le type des bains orientaux. Les bains de ces sources lliermales se distinguaient par la grandeur et la magnificence de leur construction. On y entrait par une grande salle, appelée Djamékian (vestiarium). Des estrades étaient disposées pour recevoir les habillements des arrivants, et souvent une fontaine, retombant en jet dans des vasques, y entretenait une fraîcheur agréable. Du Djamékian, on passait par le Soouklouk, appartement intermédiaire et de transition graduée, avant de pénétrer dans le local du bain proprement dit, ou Hamman. Là se déversaient des fontaines d’eau thermale de distance en distance, et des bassins de marbre blanc occupaient le centre ou les coins de la salle chaude, à peine éclairée par le demi-jour d’une coupole à petites ouvertures. M. Bernard parle d’une quatrième division nommée Boghoulouk, véritable mdatorium des Romains, et existant dans deux de ces bains seulement. Dans le Soouklouk on voyait souvent les patients soumis en public à toutes sortes d’opérations chirurgicales, applications de sangsues ou de ventouses, scarifications sur les diverses parties du corps, etc. Comme cela se pratiquait chez les anciens, et ainsi que les bains maures en ont conservé la tradition, le malade entré au Hamman devait s’abandonner complètement aux mains des garçons de bains, à leur massage et à leurs aspersions alternativement chaudes et froides. La sortie s’effectuait graduellement encore par le Soouklouk, jusques et y compris le vestiarium, où un petit matelas, la pipe et le café, permet- . talent à chacun, bien dûment séché et enveloppé de linges chauds, d’attendre le moment favorable pour se revêtir de nouveau et s’exposer à l’air extérieur. Parmi tous les établissements analogues, on n’en cite qu’un seul toujours ouvert aux femmes, les autres ne leur étant livrés qu’à certains jours fixes. Mais ce qui rentre d’ailleurs dans les habitudes musulmanes, c’est la libéralité avec laquelle les pauvres étaient admis indistinctement à ces thermes, pour la faible rétribution de trois ou quatre paras, environ 2 à 3 centimes de France.
La description des différents bains de Brousse se rapporte à celle qui vient d’être tracée. On voit que partout où le sol a fourni une eau thermale, on l’avait appropriée encore plus aux usages nationaux et religieux qu’aux indications de la médecine. C’est ainsi que devant une mosquée
330 BRÜCKENAli.
une partie de ia source chaude et alcaline de Tschékirghé était captée, de telle sorte qu’un dot d’eau froide venait jaillir au milieu d’elle, pour se perdre ensuite par des tuyaux cachés à rintérieur de la fontaine. K\\ lesume, les effets de la méthode balnealoii’e devaient dominer ceux de l’application d’une minéralisation imf)ortante. Aussi, à l’exception des affections i humatismales, névi’opalhic|ues (A herpétiques, ne peut-on pas prendre en considération la longue série de maladies pour lesquelles les vertus des eaux de Brousse ont été préconisées. Aucune observation concluante ne nous fixe a ce sujet. Il est cependant à remarquer qu’une des sources, le Gueuzayasma, ou source sacrée des yeux, jouit d’une glande léputatioii auprès des liabitanîs de Brousse et des environs, à cause des guéiisoiis merveilleuses des maladies d’yeux, que l’usage externe de son eau a opérées. C’est au fond d’une espèce de cave qu’on va ia chercher. Les bords en sont revêtus de couches lameÜeuses de sels d un beau vert clair, consistant pour la plupart en carbonates calcaires, sodiques, magnésiens, en quelques sulfates et chlorures de ces mêmes bases et en sulfate de protoxyde de ter auquel est due la coloration verte (Bernard). On peut se demander si cette teinte verte ne serait pas plutôt due a la présence de couferves interposées dans la masse des sels qu’à descoioposésdefer. L’eau thermale, à 39^ cent. , laquelle n’a pas été analysée, contient sans doute les mêmes sels et leur doit ses propriétés astringentes et résolutives, avantageuses dans le traitement de diverses formes d’ophlhalmies chroniques.
Brousse tend à renaître de ses ruines. Si de nouveaux trembiemenis de lerie, annoncés encore récemment, ne lui interdisent pas la restauration d’antiques splendeurs, elle trouvera dans la permanence de sources minéi o-thei males justement renommées et dans les sites magniliqnes qui 1 entourent un élément puissant de renaissance et de prospérités
(Hongrie, comitat de Terneseb). Bourg dans lequel ou signale une somcc chlorurée f^odiyuQ froide, qui n’est fréquentée ((ne par les babiiants des environs.
(Bavière, prov. de Basse-Franconie) . Lille chef-lien du gouvernement, à 95 kiloimHres de Würzbourg , à 20 kilomètres de Kissingen, (j est a 2 kilomètres ({ue se trouvent les sources de ce nom, lune, la ()lns importante, la StahlQuelle, ff‘rruginçu^(^ hicarhoHcitap, fl oide ; les deux antres ciü'hoïKïtpps uuxfes, la Wpviiorzpr et ia S nrnltei gerqwdle. La première, très chargée de gaz acide carbonique li!)ie, a une sa\eur piquante, agi éable et est réputée comme étant la plus pure et la plus gazeuse de tontes les eaux ferrugineuses de l’Eiii op(‘. Files ne varient jamais ni dans la saison la [)lns cliande, ni dans hivers les plus ru 'es.
liRllCKENAU,
si
l"* Source de Wernarzerquelle. 'l'empér, , lO».
H au
.' 16 onces.
Eau : un litre.
rains.
< J ra m .
Itioarhoualo de cbaiix . .
— de magnésie .
— de protoxvde de fer .
~ de j3rotoxyde de manganèse
traces
traces
— de potasse .
— de soude .
Phosphate de chaux .
Sulfate de potasse . . .
Chlorure de sodium .
Butyraie de soude .
Formiatc de soude .
Propionate de soude .
Matière organique .
Acide crénique .
traces
PûlIC. Cllli.
Ceat. culi.
Gaz acide carbonique . . . .
(SCHERKR, 1854.)
Cette analyse est indiquée dans les ouvrages allemands de |)lnsie manières d i lié re nies.
2° Staii!(|ne!!e. l'empér., 9", 2.
K au :
' !6 onces.
Eau : un litre.
Grains.
Gram.
Carbonate de chaux . .
— de protoxyde de fer .
— de protoxyde de manganèse. .
— de soude .
Sulfate de magnésie .
— de soude .
Phosphate de chaux . .
Chlorure de potassium .
— de sodium .
— de calcium .
— de magnésium .
traces
traces
Glairine ? .
P(/iue.5 culies.
Goal, calie.s.
tlaz carhonique .
(Kastnîip..)
Vogoi a encore donné la composilionde l’eau de la iroisièiue source, la Sinnbergerquelle, mais les nombres el !a nature des sels inditjués parce cliimisles’élüigneiU trop des précédents pourf|uenous les Iranscrivionsici. Tout nous porte à croire que si M. Scherer ne l’a pas soumise à un examen chimique, c’est qu’elle iiiiïère peu de laWernarzerqueüe et de la Stablqnelle,
BRUSZNO.
est surtout en bains et à litre de médication foriifiauie et reconstituante, que les sources de Brückenau sont utilisées. Leur proximité de Kissiugen permet souvent de compléter l’une des cures par l’autre. Les bains se prennent dans les maisons particulières. On ( ite le Kursaal de Briickenau, élevé par les soins et sous la direction du roi Louis, comme un des plus remarquables de l’Allemagne. Les environs sont très pittoresques. Ce sont du reste les eaux minérales les plus fréquentées de la Bavière.
BRECOURT (France, Calvados, arrond. de Caen). A 12 kilomètres de cette ville.
Ferrugineuse. Froide.
Il n y a pas d établissement thermal. Lfne analyse appi’oximalive, faite en 1825 par Hubert, assigne à celte eau minérale de l’acide carbonique, du sulfate de chaux, du sulfate de magnésie, des chlorures de magnésium et de sodium, des carbonates de fer, de chaux et de magnésie de la silice.
Celte source porte encore le nom de fontaine de Dires. Elle n’est emploj^ée en boisson cjue par les malades qui fréquentent les bains de mer, dans cette partie de la Manche.
BRtftHEAS (France, Allier, arrond. de Cannai). A 6 kilomètres de Vichy.
Bicarbonatée sadique. Froide.
Il n’y a pas d’établissement thermal.
Acide carbonique libre . 0 108
Bicarbonate de soude . . o’ 8 1 1
— de potasse . o,’o5G
— de magnésie . 0 150
— de chaux . q ^26
— de protoxyde de fer . 0,024
Sulfate de soude . o'o'>5
Phosphate de soude . 0 046
Chlorure de sodium . 0 l‘>2
Acide silicique . 0 036
Matière organique . ) traces
,, . (Bouquet, 185.5.)
Source peu importante.
BKL’SX\4» (Hongrie , comi(nl de Solder). Village dans une vallée profonde.
Sulfatée sodique. Tempér. , de 18" à 20<' cent.
Lieux sources, à peu de distance l’une de l'autre, la supérieure étant léservée pour I usage interne, et l’inférieure pour les bains.