‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 146 sur 259 · CALORIQUE NATUREL DES EAUX MINÉRALES · texte numérisé non relu

CALORIQUE NATUREL DES EAUX MINÉRALES

que le résultat de courants aqueux souterrains, qui, échauffés par l’action de la chaleur centrale du globe, viennent enfin s’épancher à la superficie du sol: théorie laborieusement élaborée ensuite par les savants de la renaissance, avant d’être définitivement consacrée par les travaux des géologues modernes.

Il a encore été formulé d’autres hypothèses pour expliquer le phénomène de la caléfaction des eaux minérales, mais nous les passerons sous silence, parce qu’elles sont trop peu admissibles, et ensuite qu’elles ne peuvent servir à l’élucidation de notre sujet.

Le principe de la chaleur centrale de la terre une fois posé, il ne s’agissait plus que d’en déduire les conséquences, en ce qui concerne les eaux thermales. Là encore nous nous trouvons en présence de contradictions nombreuses, mais qu’il est intéressant de connaître.

Descartes pense que les eaux pénètrent par des conduits souterrains jusqu’au-dessous des montagnes, d’où la chaleur qui est dans la terre les élève comme une vapeur vers leurs sommets. Dans cette position, elles reprennent la forme liquide et jaillissent partout où le sol le permet.

Laplace, de son côté, n’est pas moins explicite. Voici comment il s’exprime à cet égard : « Si l’on conçoit que les eaux pluviales, en pénétrant dans l’intérieur d’un plateau élevé, rencontrent dans leur mouvement une cavité de 3000 mètres de profondeur, elles la rempliront d’abord, ensuite acquerront à cette profondeur une chaleur de 100 degrés au moins, et, devenues par là plus légères, elles s’élèveront et seront remplacées par des eaux supérieures; en sorte qu’il s’établira deux courants d’eau, l’un montant, l’autre descendant, perpétuellement entretenus par la chaleur intérieure de la terre. Ces eaux, en sortant de la partie inférieure du plateau , auront évidemment une chaleur bien supérieure à celle de l’air au point de leur sortie » [Annales de chimie et de physique, 1820, t. XIII, p. Ù12.)

La théorie de Laplace, assez conforme aux opinions de ses devanciers, et rendant assez bien compte des faits observés jusqu’alors, a été vivement combattue par plusieurs auteurs, mais sans qu’on ait pu la détruire complètement; disons même tout de suite qu’elle est la seule probable. Les contradicteurs de cet illustre mathématicien se sont appuyés, pour repousser son système, sur ce que les sources thermales avaient toujours, ou à peu près, le même volume. Or, ont-ils dit, si ce sont les eaux pluviales qui jouent le rôle principal, on se demande pourquoi les sources qu’elles alimentent ne diminuent pas ou n’augmentent pas pendantles temps de sécheresse et de pluie, à la manière des sources d’eaux douces, et pourquoi elles ont toujours la même température. Rouelle, de Saussure, Thilorier, ont alors supposé que l’intérieur de la terre était traversé par

.'IfiJ i;ALOIUyilH naturel des EAI'X MINERAI.es,

un océan dont une ])ai iie .s’écliaiiffe dans do vastes cavenic.s en combustion et femplies de substances telles ijiie du bitume, de la tourbe, de la bouille, des pyrites, etc., capables de donner lieu à des volcans’ Quoique présentée par des noms dont l’autorité est bien reconnue dans les sciences, ropinion des auteurs qui précèdent n’a pas été admise.

^ Après I.aplace sont venus, entre autres auteurs et des plus compéteiiLs, l’Oi ère, Socquet et Anglada, qui tous supposent que les roclies dans les profondeurs du globe, sont disposées de manière à produire une action electro-motrice. Ces étranges couples voltaïques constitueraient amant de foyers de réactions propres à développer un calorique d’uiie iiuensiié extreme, et qui serait subsidiairement ia cause es.sentielle de la minéralisation des eaux. Enfin ce serait à cette série de déciiarges du fluide e ecirique (pi il laiidrait rapporter les variations dans la température dans le débit et dans la composition des eaux.

C’est peut-être ici le cas de parler de l’influence des volcans pour expliquer la tbermalisation des sources. On remarque d’abord que c’est irénéralemenl dans les terrains soumis jadis ou maiiUenaiU aux boiileverseiLnts terrestres et aux influences volcaniques, que les eaux ibermales se rencontrent en plus grand nombre. Tels sont les l’yrénées, les Voso-os l’Anvergiie, Naples, la BoiiCine et les Cordillère.s. Il' est même a.sscz intéres- •saiit de voir des .sources triés ioiiilainos subir riiiflueiice des trembleraents (e terre. Ainsi, en 1616, à la suite de secousses plutoiiiqiies, l’eau de iagiieres-demiigorre devint beaucoup plus froide, celle de Bagnères-deuc 1011 acquit au contraire une température plus élevée. Tes sources découvertes a Saiiit-Doiniiigue, dans les montagnes de Viajama, n’existent que (lepuis le Iremblemeiit de terre de 1 7.i I . Celui qui détruisit Eisbomie en 17oo, modifia les sources tliermales de plusieurs pays fort éloignés:

*^“'"''“‘’'*’'^''fl*“i'>baiilt augmentèrent teileinciit de volume, qu elles débordèrent les puits qui les contiennent ; à Néris, une nouvelle source sortit du sol ; à ïœplitz, l’eau, se troublant, cessa de couler un instant, puis, pendant une deini-lieure, s’échappa de terre en grande

abondance; eiilin, à Aix. les sources perdirent duraiil quelques beiires plusieurs degrés de chaleur.

De toulos les bypolbèses (|ue nous venons do faire coniiaîlre, une seule a survécu ju.squ’à ce jour, c’est celle de la chaleur centrale de la terre, soit qu’elle ne ,se traduise au dehors que par les eaux chaudes qui en lesiillent, soit qu’elle produise des volcans. Telle est .à notre avis la seule (raisemblable, et c’est amssi celle que Berzelius préfère.

lA's eaux pluviale,s , après avoir pénétré dans l’inlérieur de la terre peuvent donc se réduire en va|.our; ceile-ei. refoulée de bas on haut par l^t pres.siou à laquelle elle est soumise clou traversant des couches de

{’.ALOIVfyilE NATUREL DES EAUX MINÉRALES. 36?,

terrain pins froides, redevient liquide; les eaux qui en résultent ace[uièrent leur minéralisation, et ressortent enfin, partout où elles s’accU' mulent et partout où le sol leur permet une libre sortie.

D’où vient maintenant que les eaux thermales présentent de si grandes variations dans leur tcmpératui'e ? Depuis longtemps déjà, on a supposé que, dans l’origine, la terre avait été fluide, et que, lancée dans l’espace, elle s’est refroidie du centre à la circonférence, ou, en d’autres termes, que les diverses couches du globe sont à une température d’autant plus élevée qu’elles se rapprochent davantage du centre. Cette opinion est l’une de celles qui peuvent le mieux expliquer la différence de température que le thermomètre constate dans les eaux minérales. Ainsi pour Fourrier et rd. Cordier, la chaleur augmente d’un degré centigrade pour chaque distance de 30 à 40 mètres de profondeur, de telle sorte que l’eau bouillante se présenterait à Paris à 2503 mètres. Quoique AI. AValferdin ait reconnu dans ces derniers temps que la loi posée par Fourrier et M. Cordier n’est pas absolument exacte, puisque de 550 à 800 mètres, 1 degré centigrade ne correspond plus qu’à 23"\9, il est très admissible que les eaux minérales sont d’autant plus cliaudes qu’elles proviennent de profondeurs plus grandes, et que les conduits servant a les amener an dehors sont plus directs.

Les nombreux travaux souterrains pratiqués par notre collaborateur, M. J. François, pour la recherche et raménagement de la plupart de nos principales eaux, les études que poursuit, depuis plusieurs années, cet ingénieur sur le mode de gisement des eaux minérales, corroborent l’opinion à laquelle nous nous rattachons ci-dessus. Ces études, qui nous ont été communiquées, témoignent en effet que, pour presque toutes nos sources thermo-minérales, il existe des relations marquées de position et de voisinage entre ces eaux et les roches cristallines, plutoniques, volcaniques et métamorphiques. C’est surtout vers les limites des massifs éruptifs et au voisinage des roches les plus récentes que se trouvent les points d’émergence. Ces relations sont si manifestes, qu’il est telle chaîne, comme les Pyrénées françaises et espagnoles, où telle eau thermo-minérale est régulièrement associée de })osition avec une roche eruptive que l’on peut regarder comme sa congénère.

Les études dont nous donnons ici le résumé fournissent, a 1 appui de notre opinion sur l’origine souterraine des eaux thermo-minérales, d’autres témoignages. Elles indiquent en effet (pie, dans un très grand nombre de cas, ces eaux se font joui' [lar des filons métalliques ou non métalliques; par des failles; par les limites séparatrices de formations distinctes, surtout quand les strates de ces formations ont eu a subir des redre.ssements et dislocations.

36t CALORIQOK NATIIHEL DES EAEX MINÉRALES.

O^'piiis nn certain nombre d’année.s, il s’est élevé plusieurs discussions Mil la naliire du calorique des cmx iberniales. Ainsi les uns ont émis I opinion que les eaux minérales aiaieiU un calorique propre el bien diflereiit de celui que nous produisons à l’aide de nos foyers. C’était, nar exemple, l’avis de Pline, qui dit que les eaux do AViesbaden restent chaudes pendant trois jours. Guersant s’exprime ainsi sur ce sujet •

« be calorique qui échauffe les eaux thermales s’y trouve toujours dans un état de combinaison tout particulier, qui leur imprime, par rappoitanos organes, des propriétés très différentes de celles que nous pouvons communiquer à l’eau à l’aide de nos moyens artificiels de chauffage. On supporte les eaux minérales naturelles, en boisson et en bains, à un degré de chaleur bien supérieur à celui de Peau chauffée arlificiellenicm. L’eau minérale naturelle, à 3ü» ou 40», ne cause aucune scmsalion desagréable sur nos organes, qui seraient douloureusement alîectes par un liquide quelconque chauffé à la même température. Dans es sources qui donnent jusqu’à 7(1” de chaleur au thermomètre de 1 eaumur, non-seulement les substances végétales ne périssent pas, mais elles paraissent prendre plus de verdeur et de fraîcheur. On remarque eu outre, que les eaux thermales se refroidissent en général plus lentement et s’echauirent plus difficilement que l’eau pure portée au même

cegie de température. » [Dictionnaire de médecine, t. Vif n 260 Paris, 1823.) ’ ’

Comme Guersant, l’odéré croit à un calorique spécifique des eaux minérales, mais sans en fournir des preuves convaincantes. C’est ce que d’autres auteurs se sont efforcés de faire. 11 résulte, en effet, des expériences lhermométriques de Longchamp, de Schweiger, de Reuss etc que des eaux thermales placées à coté d’eaux douces amenées à la même tempéi attire se relroidissaient toujours dans le même temps. Ces recherches, nous les avons contrôlées au sujet de Peau de Kéris, et nous avons vu que de Peau douce chauffée à 50» a demandé le même temps pour se refroidir jusqu’à 20» que de Peau de N'éris' prise à la source. Quant à Pbypothèse généralement accréditée que les eaux thermales exigeaient le même temps que de Peau douce prise à 18» pour arriver à 100”, nous avons encore vu qu’il n’en était rien.

La chaleur des eaux minérales est un des éléments les plus intéressants de leur action thérapeutique. Il est un certain nombre d’entre elles qui paraissent ne devoir qu'à leur température élevée les propriétés salutaires qui leur apparliennenl. Cepend.nu il faut se garder de mesurer leur degré d’efficacité à celui de leur température. Il n’importe pas moins

souvent de recourir à des eaux froides, ou à des eaux lièdes, qu’à des eaux irès chaudes.

AMBU.

CALVA\ELL.4-I>E (CorSC

Sulfurée Tempér. , 2>h°.

Sulfure .

Bicarbonate de chaux .

— de magnésie . , . .

Carbonate de soude .

Sulfate de soude .

— de chaux . . .

Chlorure de sodium

Acide silicique .

Alumine .

Matière organique .

Eau : un litre.

Gram,

sensible

indiquée

0,245 (0. 11p:nry,)

L’analyse qui précède peut être considéi’éc comme qualiîalive, puisque M. O. Henry a inscrit huit principes minéraüsateurs dilTércnts sous deux nombres seulement : son auteur croit que cette eau appartient aux eaux sulfurées sodiques. La soui ce ne paraît être d’aucun emploi, vu les difficultés que l’on éprouve pour y arriver. Comme sa composition a été entrevue avec de l’eau transportée à Paris, il y aurait intérêt à la contrôler de nouveau, mais en se rendant au lieu où elle jaillit.

EAWARÈS. Voy. ANDABRE.

CA.IIBO (France, Basses-Pyrénées, arrond. de Bayonne). A 12 kilomètres de cette ville.

Sulfurée calcique. Tempér. , 22° à 23°.

Il y a deux sources, Tune sulfureuse et l’autre ferrugineuse, celle-ci n’ayant que de 15° à 16°.

Eau : un litre.

Azote mêlé de traces d’oxygène .

.\cide sulfhydrique .

— carbonique .

Carbonate de chaux .

— de magnésie .

— de fer .

Sulfate de magnésie . .

— de chaux .

Chlorure de magnésium .

— de calcium . . .

Alumine .

Acide silicique . .

Oxyde de fer .

Matière végétale grasse soluble dans l’éther. .

— insoluble.... .

Source Source

sulfureuse. ferrugineuse.

Lit. Lit.

G ram.

Gi nm.

traces

traces

0,1099 (Salaignac.)

r.AMlillETTE (LA) OU UAMOLXS.

J.cs rédacteurs de Y Ammaire supposent que le sulfure de la première

de CCS sources a pour origine le sulfate de chaux réduit par les matières organicpies.

Suivant i^ilhol, elle passe pour jouir d’une certaine efficacité dans le liaitetnent des affections delà peau, des engorgemei^îs des viscères abdominaux, des scrofules, des catarrhes et des ulcères atoniqiies [Eaux minérales des Pyrénées). Elle est rangée pai- cet auteur dans la classe des eaux sulturées calciques. M. Gintrac, au contraire, la considère comme minéialisée par du sulfure de sodium dans les rapports suivants :

Sulfure de sodium.

. , Gi’um.

Vr . . . 0,0031

A la buvette . . . 0

Ouanl à la source ferrugineuse, tout, porte à croire qu’elle doit être rangée parmi les ferrugineuses bicarbonatées. L’analyse de l’eau de ces deux sources est à recommencer, car on ne voit pas figurer la soude et la potasse, alcalis obligés, surtout le premier, de toutes les eaux minérales.

La station de Cambo partage avec Casléra-Verduzan l’avantage du 1 appiochement d une eau ferrugineuse et d’une eau sulfureuse. t'AMigoi^ (France, Gantai, arrond. d’Aurillac).

Une analyse qualitative a montré à Vi. Blondeau que l’eau de celle source contenait du bicarbonate de soude, du bicarbonate de magnésie du carbonate de chaux , du sulfate de soude, du chlorure de sodium’ de l’acide carbonique libre, des traces de matière organique.

Cette source semble avoir joui autrefois d’une certaine réputation dans le pays, non-seulement pour y puiser de l’eau et la boire, mais encore pour y prendre des bains.

VAmmm'W'WE (i«) ou i'AMM\s(Francc, Jiouches-du-BhÔne, arrond. de Marseille), Près de cette ville.

Sulfurée calcique^l Tempér., 15*^ cent.

Eau : un litre.

Acide sulfhydrique . . . ^ 0 029

— carbonique . . . ( o'o98

Air atmosphérique . !.*!.*] 0 0 10

Azote eu excès . . ^ * * o'oOO

Carbonate de chaux . . . O 486

Sulfate de chaux. . . . 0*008

Chlorure de calcium . ’ ’ ( 0*015

Céine . . n’n--

nareginc et silice. * . . .

(Roussel et iMeYNiERS.j

€AMPA(;iSK.

L’analyse de celle eau, que nous cmprunlons à V Annuaire des eaux de la France, est inscrite d’une manière un peu différente dans une jiolice de Al. Dor. Ce dernier indique encore 0,007 de sulfure de calcium et 0,117 de carbonate de soude. Quoiqu’il en soit, le travail de lMlM. Roussel et Meyniers est évidemment incomplet : ainsi on ne voit pas figurer dans l’analyse plusieurs principes propres à toutes les eaux minérales; ensuite les éléments tels qu’ils sont représentés permettent diiTicilement de connaître la classe dans laquelle cette eau peut être rangée.

La source de la Cambrette, qui porte aussi le nom de Camoins, alimente un établissement où l’eau est échauffée artificiellement.

A'oy. Cambrette (la).

(France, Aude, arrond. de Limoux).

Ferrugineuse bicarbonatée. Thermale. Deux sources.

Source des Bains . 31", 00 Débit . 460 000 litres.

Source de la Buvette . 29", 10 . 80000

Sounce SueRCi':

(les Bains. de la BiivcUe.

Graiii. G tant.

Carbonate de chaux . . 0,334 0,316

— de magnésie . 0,028 0,032

Sulfate de chaux . 0,060 0,058

— de soude . 0,07 7 0,084

— de magnésie . 0,168 0,170

— de potasse . 0,020 0,019

Chlorure de sodium . 0,046 0,035

— de potassium . 0,015 0,012

— de magnésium . traces traces

Oxyde de fer carbonaté et crénaté. . 0,006 0,00.5

Matière organiciue . 0,025 0,032

Oxyde de manganèse . traces traces

Fluorure de calcium . traces traces

Arsenic . * traces traces

Iode .... i ... . . traces traces

(Filuol, 1859.)

Gaz libres.

Acide carbonique

Oxygène . . . .

Azote .

i.il.

(Balâuu, 1 837.)

Des explorations souterraines sont en voie d’exécution pour fixer un point de sondage en vue de l’accroissement de la température. On a mis à découvert des couches considérables de travertins ferrugineu.x.

NCER.

I.CS eaux de Campague soûl ouiployêes dans lüus les cas oui réclaïueut la uiedicaliou ferrugineuse. Kilos réussis.sent Irès bien dans cerlaincs clyspep,sies. Elles passenl, eu outre, pour être très efficaces, uon-seulcmenl contre les suites de fièvres inlcruiiitentes, mais contre la lièvre inlermiltente elle-même. Ce dernier fait aurait besoin d’être conlirmé par des observations authentiquc.s. [Voy. Intemiittente (fièvre).]

CAiv.tvi-iixES ou «RAts R'OIÆTI'E (Erance, Pvrénées-Orien-

tales, arrond. de Prade.s). A 26 kilomètres de cette ville', le long de la valiée du ïe(.

Sulfurée sadique? Tempér., 54", 3 7.

Anglada signale l’eau de la source de Canaveilles comme sulfurée

sodique, d apres l’analyse qualitative qu’il en a faite, mais il ne donne

aucun renseignement sur la proportion des matières salines qu’elle peut contGiiir. ‘

Les difficultés que l’on éprouve pour arriver jusqu’au lieu où jaillit cette eau minérale s opposeront sans doute longtemps encore au développemeut de son exploitation aujourd’hui rudimentaire. [Voy, Olette.]

C.4\Cai.e (France, lile-el-Vilainc, arrond. de Sainl-JIalo). A lù kilométrés de cette ville.

Bams de mer.

tAXiER. Nous n’admettons l’intervention des eaux minérales dans aucune espece de cancer. Nous ne connaissons du moins aucun fait qui autorise a penser que les propriétés résolutives de beaucoup d’entre elles s exercent sur aucune des productions bétérogènes auxquelles on donne le nom de cancer. Quant aux cancers viscéraux, du foie, de l’estomac, de «loi us, etc. dans lesquels une série de désordres fonctionnels vient à s ajouter au fait même de la dégénéralion de tissu, nous crovons que les pbenomenes d’excitation, inséparables de tout traitement lliêriual un peu actif, sont généralement nui,sibles et propres à accélérer, plutôt qu a la cntii a mai cite de la maladie. Cependaiii nous ne saurions affirmer que certaines eaux sédatives et à base de diaux, comme U.ssat, ncjusse, ïoncaude, etc., ne pussent être alors emplovées .sans inconentent, surtout dans le cancer de l’utérus, .^fais nous ne possédons pas

»»■ «ni». rtp.iMi,,,,

t spéciale dans les alfectioiis cancéreuses? Feu ifl barricr

t^'ec^r des eaux de Celles , les vantait beaucoup à ce propo.s. Mar- J d autres cbirurgiens éminents de Paris en ont fait assez fré-

."rr ““ “««I <l»i justifie cette

r-AN.\STAI)T.

f'AI^wÉ (b'raiice, Vienne, arrond. de Loudun).

Ferrughieuse sulfatée. Froide.

Eau : un hlre.

Acide carbonique . 0,0410

(’hlorure de magnésium . 0,0285

— de sodium . 0,0110

Sulfate d’alumine . 0,0186

Apocrénale de fer . 0,0021

Sulfate de magnésie . 0,1090

— de chaux . 0,2180

Carbonate de chaux . . 0,0594

— de magnésie . 0,0158

Alnmine . 0,0180

Carbonate de protoxyde de fer . . . 0,1988

Chlorure d'aluminium (traces) .

Nitrate alcalin . j

Carbonate de potasse . f

lodure alcalin . ? 0,023'

Matière organique . \

Perte . J

(Poirier, 1 857. )

Cette eau minérale a joui autrefois d’une assez grande réputation comme laxative, résolutive, apéritive, tonique et diurétique. La grande proportion de fer qu’elle renferme la rend en effet précieuse pour combattre les affections qui cèdent ordinairement aux piéparations ferrugineuses (chlorose, anémie).

On ne peut s’empêcher de remarquer la grande quantité de silice ([ui, à elle seule, forme plus de la cinquième partie des principes salins.

(Espagne, prov. de Léon).

Sources ferrugineuses bicarbonatées qui passent pour jiurgatives.

CAAEAA (Espagne, prov. de Jaen).

Eaux ferrugineuses bicarbonatées, très employées dans la contrée.

CAAILLEJAS (Espagne, prov. de Madrid).

Source chlorurée sodique. Froide, sans établissement.

CAAAES (France, Var, arrond. de Grasse). S’élève en amphithéâtre sur une colline, au fond d’une anse. Bains de mer.

CAA’A'STADT (Allemagne, roy. de Wurtemberg). Ville située dans une belle contrée, sur le Neckar, à h kilom. de Stuttgard, station du chemin de fer de Stuttgard à Ulm. 240 mètres au-dessus du niveau do la mer.

Chlorurée sodique. Terapér. , 18" et 21" cent.

On compte environ quarante sources très abondantes, différant peu entre elles dans leur composition et leur degré de température. Nous donnons ici, d’après Fehling, l’analyse des cinq sources principales.

UiCT. DES E^AUX MINÉR. — T. I. «4

CÂNNSTADT.

Eau : un Uire.

Acide carbonique....

Chlorure de sodium. . .

— • de potassium.

— de fïiagnésium

Carbonate de chaux. . .

— de magnésie

— de fer ....

Sulfate de soude .

— de magnésie. .

— de chaux .

— de potasse. . . .

Silice .

WlLUEMS-

Page 1