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Sprudel.
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1755, que celle localité doit l’issue de la plupart de ses eaux à travers les terrains volcaniques des bords du Neckar. Il suffit d’ailleurs de forer le sol dans la vallée qui entoure Cannstadt, à moins de 30 ou ZiO mèires de profondeur, pour (rouver une nappe d’eau, et obtenir le jaillissement d une source minérale (Uoturcaul. (^ette richesse exceptionnelle a permis à l’administration municipale d’employer, pour les besoins de 1 hygiène et de la salubrité publiques, celles de ces sources qui sont le moins minéralisées. La Wiesenquelle (source de la prairie), par exemple, coule librement dans les rues de la ville et sert à l’entretien d’une propi eié remaixfuable. On laisse les bestiaux s’abreuver aux réservoirs des fontaines formées avec les eaux du Aursaal, ou éiablissement du gouvernement. Le Kursaal comprend la Wilhenisiiuelle (source de GuillauiiK') et la Kurlsquelle (source de Charles), il y a encore à citer VInselquelle (source de l’ile), dans l’île du Neckar, et dans un jardin dépendant de cette île, le Spruchl (source bouillonnante). Lnfm, la Màanletn (source male) et la \\ eiblein (source femelle) complètent la série des sources les plus usitées, tant en boisson qu’à l’extérieur, pour le irailemeul des maladies.
On irouve a Cannsiarlt loules les Cümniodilés désiiablcs pour l’usage lies eaux a l’iiKérieu]-, eu haius de baignoires et de piscines et eu douches. Ces dernières ont uièiiic pu être diversiliées dans leur iuslallalion, grâce au rapprochement de.s sources uiiuérales el des eaux du Neckar. Les uiédeciiis disposent là de tous le.s degrés de Iroid ou de
CA.^iNîSTADl’. 3- J
chaud, que les indications de la pratique peuvent réclamer. On a même
entrepris, à ({uelque distance de la ville, un vaste établissement où sont rassemblés tous les modes d’emploi de l’eau des sources : buvette à l’eau froide et à 1 eau chaude, bains froids et chauds, douches de toute température, de tout volume et de toutes formes; piscines grandes et petites, et môme lac d’eau minérale où l’on peut nager (ilotureau). Nous n’avons pas besoin d’insister sur ce déploiement de ressources hydrothérapiques, mais ^J. Rotureau a signalé dans l’organisation du Kursaal deCannsladt un appareil au moyen duquel, dit-il, on peut élever la température de l’eau minérale dans l’intérieur de la terre, et qui permet, par exemple, de la faire boire au malade, à sa sortie, encore chargée de ses gaz et de ses principes minéralisateurs, mais plus chaude que dans son état ordinaire. Le procédé consiste en tuyaux de métal appliqués au ület meme du grilïon et captant les eaux pou!’ les conduire ensuite dans un milieu chaulfe artiticieilcment à des degres divei's. Al. Ilotureau ne nous apprend pas à quelle profondeur an-dessons du sol est placé cet appareil, d’ailleurs ingénieux. Reste à savoir aussi si, pour être souterraine, cette disposition de tubes de serpentin se distingue beaucoup des tnoyens pratiqués ailleurs pour le chauffage des eaux [voy. Échauffe- MENT DES eaux]. Quant aux qualifications qu’on donne aux eaux de Cannstadt ihermalisées de la sorte, en étiquetant leurs robinets des noms lU Karhbad, Vichy, Plombières, Wildbad, etc., selon les différents degrés de chaleur qu’elles ont acquises, ce sont des frais d’imagination qu’on ne saurait offrir en modèle à aucune station d’eaux vraiment minéralisées. Dans les salles de bains, sont également organisés des moyens d’élever artiüciellement la température originelle et relativement basse des sources.
Les eaux de Cannstadt sont limpides et laissent apres elles un dépôt ocracé. Leur saveur participe de leurs principes salins et ferrugineux. Quelques-unes, le Sprudel entre autres, pétillent par la piésence d’une notable proportion de gaz catbonique. AL Rotureau leur a reconnu une odeur hépatique, peu persistante, mais à propos de laquelle il croit les analyses encore imparfaites. On peut les regarder comme stimulantes, et à la fois laxatives et toniques. D’après AL Rotin eau, elles sont remarquablement diurétiques. Leur composition chimique rend suffisamment compte de ces effets. La quantité d’acide carbonifjue qu’elles renfertnenl détermine la préférence accordée |)ar les médecins et les malades à plusieurs d’entre elles. En général, on les supporte aisément à la dose ordinaire de trois a quatre verres, le înatin. La prescription se modifie toutefois selon les circonstances. Aux sujets anémiques ou alfaibiis , y Inselquellc cl le Sprudel, riches ett fer et en acide carbonique, con-
CA^SULAGE DES BOETEllA.ES.
viendronl. pai ticulièicincnt. Contre la lorpcMjr des fondions digestives, dans les cas d’obstructions viscérales, on s’il faut réveiller l’a^^tivilé du foie et des reins, on dispose des sources forlement chlorurées de la Wilhemsquelle et delà Weihlein. Quant à l’usage externe des eaux de Cannstadt, nous ne relirons des documents qui les concernent que l’idée d’une hydrothérapie heureusement variée, et dont l’appiicaiion, associée avec intelligence à l’usage des boissons ferrugineuses et chlorurées sodiques, doit fournir de bons résultals. La valeur de cette considération se déduirait, au besoin, de ce qu’à Cannstadt trois instituts, ou établissements particuliers de santé, existent, destinés l’un aux maladies de la peau, l’autre aux afléctions nerveuses, le troisième au traitement ürihopédi(}ue. Dans tous on utilise les divers moyens de médication que la nature a
multipliés dans celte localité, y compris le dépôt ocracé des sources qui sert de topique dans les engorgements indolents. La cure du petit-lait a aussi sa part de faveur.
La vallée de Cannstadt est très agréable. Son climat se recommande par une douceur et une égalité, qu’explique l’abri de quelques montagnes contre les vents du nord et de l’ouest, et qui se réalise surtout au printemps et à l’automne. Ces privilèges en ont fait une résidence royale et aristocratique. Les aménagements y sont confortables. La proximité de Slutigard donne le choix de l’habitation dans la ville thermale ou dans
la capitale du Wurtemberg.
CAP-ïiilETOX (France, Landes, arrond. de Dax).
Bains de mer.
Établissement nouvellement installé. Chemin de fer de liavonnc.
CAPPOAE. Voy. Ischia.
CAPSELAGE tms ROETESLEE^. Les bouteilles d’eau minérale destinées à être transportées au loin sont goudronnées ou capsulées jvoy. Gouduo.xnagk], Mais si une bouteille munie d’une capsule à son goulot flatte davantage la vue que celle qui a été goudronnée; si pendant (pi on la débouche elle n’a pas l’inconvénient de laisser tomber des parcelles de goudron soit dans le liquide de la bouteille, soit dans le verre, elle présente cependant le désavantage de n’aider en rien à la conservation de ! eau. Si une bouteille d’eau minérale riche en acide carbonique était bouchée d’une manière imparfaite, la capsule n’empêcherait pas le gaz de se dégager. Nous donnons donc la préférence au goudronnage; mais nous devons aussi parler du capsulage, puisqu’il est mis en pratique dans beaucoup d’établissements. Presque partout on se sert de l’appareil que nous représentons ici , lig. (5 et 7.
west une pédale à laquelle est attachée une corde lisse ù, de la grosseur d’un lort tuyau de plume, et fixée par un nœud dans le cran c.