CAPTAGE
avec ascension bien déterminée et avec émission constante, ou régulièrement périodique, des gaz natifs. On y arrive par des tranchée^, des puits ou des galeries souterraines, dirigés de manière à mettre à découvert les iimites des terrains ou des roches congénères ayant des rapports d’origine et de position avec l’eau à capter.
L’émergence étant nettement dégagée, la source est isolée et reçue dans une coloîinedecaptage construite en bois, en ciment, en maçonnerie, en béton ou en terre cuite, étroitement et solidement cimentée au sol ambiant. Au pied de la colonne ondispose, latéralement au grilfon, une en vetie de dépôt lacilement accessible, destinée à recueillir les débris de roches amenés par la source. Puis on règle le niveau de l’émergence de manière (juc la pression latérale due à l’ascension rejette et dévie les inhltrations.
8i l’on doit réunir en un point plusieurs griffons solidaires, la colonne de pri.se étant établie sur le point de plus facile émergence, convenablement affouillô pour en faire un point de moindre résistance à l’ascension des griffons, on refoule ces derniers vers ce point, soit par des massifs, soit par des semelles de béton, soit aussi, quand on peut disp(;scr d’infiltrations ou d’un courant d’eau douce, en noyant les terrains occupés par les griffons, au moyen d’une nappe d’eau douce dont le niveau est réglé
de manière à étouffer les griffons et à les contraindre vers la colonne de prise.
Ce procédé, connu sous le nom de captcuje par pressimi hydrostatùpia véciprnyM, appliqué pour la première fois à r.ucliou el à U.ssal, constitue, sans contl edit, le mode d’isolement lopins complet. Il repose sur lé lait que deux eaux de températures, nu de densités, ou déminéralisations differentes, tendent toujours à se séparer, surloul si elles sont sollicitées par des mouvements inverses, tels f|n’cii présentent des eaux minérales asceiisionuelles et des sources ordinaires.
bu résumé, le caplase d’un ou de |)liisieurs griffons solidaires d’eau lliermo-mmeralc consiste dans la création de points do moindre résislance sur les lieux d’ascension iiatiirelle, coinliinés avec le refoulement d’iiiie liai t, et d’antre part avec l’isolement, par relation de niveau entre l’émergence de l’eau à capter et réconioineiit des iiililtraiioiis ambiantes, four les eaux minérales provenant des réactions réciproques des infd-
iralioiis siiperlirielles et des lerrains traversés, dont le mode d’émergence est par coirséqucnt celui des sources ordinaires, telles que les snllalécs et sulfurées calciques, les ferrugineuses sulfatées et crénatées, elc. e caplage consiste dans les moyens de réunion ou d’appel, combinés .uec 1 isolement. Dans ce cas, surtout si i'ou doit agir près des beux de lormaliou ou de minéralisation des eaux, l’appel doit être régularisé poiié » 'K nu une inmeralisalinii régulière cl normale, b’appel se pratique par
rAlUîALLlNO.
puits, galeries, tranchées, saignées, ou drains. On le régularise par le refoulement au moyen de barrages souterrains, aidés, s’il y a lieu, paile jeu de pression réciproque des infiltrations ambiantes. L’isolement, en cas d’eau douce au voisinage, résulte de la combinaison de l’appel et du refoulement avec le niveau d’émergence à attribuer à l’eau minérale.
Les conditions de formation des eaux minérales provenant de l’action des infiltrations superficielles sur les terrains traversés sont tellement diverses, que les indications pour leur captage ne peuvent se traduire que par les formules générales qui précèdent. *
Le captage des eaux minérales, chez les anciens, se prati(juait par découverte de la roche au moyen d’escarpements, ou de tranchées à ciel ouvert. Les grillons mis à nu étaient recueillis dans des puits d’appel creusés en roche et réunis entre eux par des drains souterrains, ou bien forcés dans des colonnes de prise consti uite en brique, en terre cuite, ou en bois avec empâtement de béton. Le refoulement par massifs et par semelle de béton se rencontre fréquement dans les substructions galloromaines. Le voisinage des puits d’appel était défendu contre les infiltrations par des travaux de drainage [vins ou moins approfondis,
C.4PVERX (France, Hautes-Pyiénées, arrond.de Bagnères-de-Bigorre). Sulfatée calcique. Tempér. , 24”, 37.
Il va un petit établissement thermal.
Eau : %m litre.
Oxygène .
Azote .
Sulfate de chaux .
— de magnésie. . . .
— de soude .
Chlorure de magnésium
— de sodium...
de calcium...
Carbonate de magnésie.
— de chaux . . .
— de fer .
Silice. . .
Cent, cni),
Gram.
^Latour dk Trie.)
l.’eau de Capvern doit partager l’ensemble des propriétés de celles de Bagnèrcs -de- Bigorre. On lui attribue d’excellentes applications dans les all'ections catarrindes de l’appai'eil urinaire en particulier. €'AS6B.%l.Li:4R (Fspagne, prov. d’Orense).
Source .‘^iilfut'éc sadique, auprès’ de laquelle coule celle de Pnrloviu,
wir t
(:akuoniqi;k (ACinE)
tiiiiiw aliséc iWalciiipiii |)ar le snlfiire de sodium. I..i première a mre lemperauire de 32'’, cl la seconde de 36” ceiu.
On les emploie, err Iroisson et en liaiirs, dans les affeciions rlinmalis-
males. Ces deux loraliié.s, connues anciennement, possèdent chacune tirre
piscine abriiée.
C‘.4RKALLO (Espagne, prov. de ia Corognej.
Sources s«//«rees sorf/ÿws. ïempér., de 25” à 37” cent.
Sur lüüü parties de la source la plus chaude, le docteur Casares a
U'ouvé : sul7mc de sodium, 0,0737, et en plus, du chlorure de .sodium et du sulfate de soude.
Il y a un éiahlissemeiit où les bains se prennent dans des |)isciues dependanules griffons eiix-mènres. La conslruclion de l’urre d’elles rerrtonte évidemment à l’époque i-omaine. Les affectiorrs rhuuratismales sont les plus communes dans cette localité assez fréqtrcnlée.
l'AHBOlviQiTE (Aehic). L’acide carbonique, avons-nous dit eu parlant des bicarbonates, a pour origine essentielle les entrailles de la terre d’où il s’échappe à l’éiat de liberté, comme dans les mofettes. Mais ti-ès souvent aussi il est enti-aînépar les .sonixes minérales, partie à l’état de dissoluücn, partie il l’état de suspension, partie enlin à l’état de combinaison.
On suppose que, dans l’intérieur de la terre, il remplit d’immense, cavernes souterraines formées surtout par les bouleversements volcul niques, et qu’il se répand ensiiile suivant la pression à laquelle il est soumis dans tous les interstices du sol qu’il rencontre. Là il entre en dissolution dans les eaux qu’il trouve sur son passage, et procure à cellesci les substances minérales qu’il désagrégé d’abord et qu’il dissout ensuite Telle est en effet l’idée la plus simple que l’on puisse se faire sur la foriiiatiou des eaux minérales riches en acide carbonique et on hicarhonales alcalins et terreux. Plusieurs sources d’Allemagne obtenues par sondage en fournissent une preuve frappante. Après avoir traversé des nappes plus on moins minérales, sans jaillissement suffisant et à la température du niveau atteint, ou a obtenu un dégagement d’acide carbonique chaud i|ui a accru notablement la température de l’eau déjà traversée, en même temps qu’il l’élevait au sol avec jaillissement. Tel est le cas du Sprudel de Nauheim. Un sondage entrepris pour rechercher de l’eau salée avait été abandonné faute de jaillissement. L’ean rencontrée avait une température bien inférieure à celle d’aujourd’hui, quand un tremblement de terre, en provoquant au fond du sondage une irruption d’acide carbonique, ou bien d’eau très chargée de ce gaz, donna naissance au Sprudel. (.es fans ont une grande sigiiificatioii sous le rapport des conditions originelles des eaux chargées d’acide carbonique. Pour beaucoup de géologues, l’acide carbonique a également pour origine la décomposition