CARBONIQUE (ACIDE
ment de l’eau est plus tumultueux (pie pendant une succession de beaux jours. Ce phénomène, sur lequel quelques auteurs se sont appesantis, et que Bertrand, cuire autres, attribue à rélectricité qui, dans ses communications de la terre à ratmosphère, et réciproquement, suit de préférence les ramifications tortueuses des sources minérales, s’explique tout naturellement par la diminution dans la pression atmosphérique, qui permet alors aux gaz souterrains de sortir plus facilement. Plus les sources minérales sont chargées d’acide carbonique, plus elles sont nombreuses dans un rayon donné. Ainsi, lorsqu’elles sont placées le long des cours d'eau, on voit très souvent des bulles d’acide carboniiiue se dégager dans ces derniers, et il est rare qu’à côté d’une source princii)ale, on n’en distingue j)as d’autres, moins abondantes, ayant à peu près la même consti-* tution, et toujours saturées de gaz carbonique.
Dans les analyses, les chimistes représentent l’acide carbonique en combinaison avec la potasse, la soude, la chaux, la magnésie, la lithine, l’oxyde de fer, l’oxyde de manganèse, la baryte et la strontiane. Comme quelques-uns de ces sels ne peuvent exister en solution qu’à la faveur de l’acide carbonique [voy. Bicarbonates'I, toujours l’analyse constate un excès de ces derniers par rapport aux oxydes. C’est à la présence de l’acide carbonique que les eaux minérales doivent la saveur aigrelette qu’on y distingue et la coloration rouge qu’elles communiquent au papier bleu de tournesol.
La détermination de l’acide carbonique, pour être exacte, doit toujours s’effectuer sur les lieux où les sources sont situées. Il ne faut pas oublier en effet que, par le transport, les eaux minérales bicarbonatées abandonnent une certaine portion de gaz que l’on a intérêt à conserver. Pour cela, on prépare trois flacons munis d’excellents bouchons de liège et de la contenance de 250 à 300 centimètres cubes. Pienclu vers la source, on metdanschacun d’eux 10 grammes environ d’une solution concentrée de chlorure de baryum et autant d’ammoniaque caustique absolument privée de carbonate d’ammoniaque. Ou puise à l’aide de la pipette que nous représentons ici (fig. 8), 200 centimètres cubes d’eau minérale que l’on verse dans chacun des flacons, et ceux-ci sont bouchés aussitôt, goudronnés avec soin et enfin étiquetés.
On a ainsi précipité tout l’acide carbonique libre et des sels à l’état de carbonate de baryte extrêmement peu soluble dans l’eau ammoniacale, et en outre l’acide sulfurique.
Les flacons, transportés dans le laboratoire, sont débouchés et eur contenu est jeté sur autant de filtres. Les précipités, lavés le mieux Ipossible avec de l’eau distillée, sont ensuite traités par de l’acide chlor*
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I)ydri(jn('. qui dissout tout le carhonate de l)aryle, tandis que le sulfate de baryte est inattaqué. La solution de chlorure de baryum, additionnée d’acide sulfurique, dépose du sulfate de baryte' que l’on lave, sèche, calcine et pèse. La proportion du sulfate de baryte obtenue sert à calctder celle de l’acide carbonique par le moyen suivant :
t'qniv, (lu sulfate de barvlo
ou