CHINE
CHliniQIiE^ (caractères). Sousle iioin de caractères chiiniques, on entend parier des réactions qui se produisent, lorsque les eaux minérales sont mises en présence des agents ordinaires de la chimie. Par ce mélange, tantôt le réactif donne lieu à un précipité plus ou moins apparent et diversement coloré, ou à des colorations sans dépôt, tantôt il se dégage des gaz, tantôt enfin (es eaux acquièrent une odeur qu’elles ne possédaient pas auparavant.
C’est en partant de l’ensemble des caractères chimiques observés à l’aide des réactifs, que l’on arrive à découvrir, mais très approximativement, la nature des principes qui font partie intégrante des eaux minérales, à classer celles-ci en familles naturelles, et enfin qu’on est mis sur la voie de leurs propriétés médicales : c'est sous un autre terme l’analyse qualitative^ qui précède le plus ordinairement l’analyse quantitative.
Les caractères chimiques des eaux minérales ne peuvent être nettement établis que lorsqu’on s’est livré avec soin à l’analyse quantitative, car les réactions qu’on obtient avec beaucoup d’entre elles se confondent souvent au point qu’on ne peut plus apprécier la nature des principes qui les minéralisent en plus grande partie ; citons quelques exemples. Les eaux comprises par les auteurs dans la classe des eaux bicarbonatées sont parfois si riches en chlorures, que la précipitation de l’acide carbonique par le chlorure de baryum ammoniacal, augmentée de la précipitation de l’acide sulfurique, et du chlore par le nitrate d’argent, a lieu dans des proportions à peu près identiques. Nous en dirons autant des eaux bicarbonatées comparées aux eaux riches en bicarbonates et en sulfates, qui déposent autant de carbonate C[ue de sulfate de baryte ; on conçoit que, dans cette circonstance, la balance est le seul guide pour distinguer d’une manière certaine ces caractères ou propriétés chimiques, partant pour classer les eaux.
Dans l’examen des eaux minérales rangées par grandes classes, nous décrivons leurs caractères ou propriétés chimiques [voy. bigaubona- TÉES, CHLORURÉES, SULFATÉES, SULFURÉES, FERRUGINEUSES (EaUX)].
C11I]\E. La constitution géologique de la Chine est encore peu connue; à plus forte raison, n’a-t-on que des données vagues sur le nombre et la composition des sources minérales qui abondent, à ce qu’il paraît, sur le sol de ce vaste emjjire. Si aucun volcan en activité proprement dite ne peut être cité en Chine, il est avéré que les terrains volcaniques y occupent un espace considérable. L’hydrogène carboné s’échappe de la terre en maint endroit; des mines inépuisables de houille et de sel gemme sont répandues ])artoul. Les eaux thermales, dont les Chinois d’ailleurs semblent faire beaucoup plus de cas que des eaux froides, sont vraisemblablement en rapport avec ces conditions géologiques. Alibert