CHLORE
[Précis historique sur les eaux minérales les plus usitées) a donné un extrait des Observations de physique et dOtistoire naturelle de V empereur Kang-Hi, dans lequel on trouve d’excellents préceptes de médecine liydrologique. Le P. Du Halde, savant missionnaire, raconte les détails d’un séjour de Sa Majesté Impériale à des bains d’eaux chaudes, situées près de Pékin, en décembre 1691. On cite encore [voy. Alibert, loc. cit.] la fontaine Hong-Chan, située non loin du fleuve Jaune, et qui serait, dit-on, colorée en rouge par du sulfure de mercure ; celle de Hing- Tchou^ thermale et sulfurée, au nord de Pékin, l’une des plus fréquentées; et, en troisième lieu, dans la Tartarie chinoise, de l’autre côté de la Giande-Muraiile, une eau froide, ferrugineuse et gazeuse, dont la station est le rendez-vous des grands de la cour et des hautes classes.
CHIO (Ile de la Turquie d’Asie). Dans la mer de l’Archipel, au nord de cette île, les eaux d’Halmyris, sulfatées sadiques froides, sont très lecherchées par les habitants comme purgatives, dans les affections de la peau et les obstructions abdominales, particulièrement au printemps. Les eaux thermales de Tsesmé, à peu de distance de la bourgade de ce nom, ont une plus grande importance. On les nomme encore Hamman. Elles sont très abondantes. Leur composition les range parmi les chlorurées sadiques (iodo-bromurées). Leur température varie entre et 53” cent. Ces variations de chaleur tiennent à leur proximité de la mer, dans laquelle elles se déversent, et qui se mêle à elles lorsque les vents d’ouest soufflent avec intensité. Parfois, la source de Tsesmé exhale une odeur d’hydrogène sulfuré, due à l’altération qu’elle subit par la présence de matières organiques. M. le professeur Landerer (d’Athène.s) assure que si ces eaux étaient convenablement aménagées, elles deviendi aient une des stations thermales les plus remarquables du Levant. Beaucouj) de malades de Chio et des autres îles de l’Archipel s’y rendent, mais ne trouvent aucune ressource matérielle en cet endroit et prennent leur bain à peu près en plein air. Citées par Pausanias, les eaux de Tsesmé avaient du renom dans l’antiquité grecque.
CHIRURGICALES (affections). Les affections chirurgicales figurent en grand nombre dans le cadre des applications thérapeutiques des eaux minérales, soit qu’elles dépendent d’une diathèse, soit qu’elles résultent dune lésion traumatique. La minéralisation des sources thermales et la variété des moyens balnéaires répondent aux diverses indications qui les concernent. L’importance de chaque sujet en particulier est appréciée
dans un article spécial [voy. Ankylosé, Arthrite, ülessures de GUERRE, Cal, Ulcères].
CHLORE. Le chlore en combinaison avec les métaux alcalins et terreux est Tun des principes élémentaires et consta*nts de toutes les eaux