‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 180 sur 259 · CHLORE · texte numérisé non relu

CHLORE

minérales. Si on compulse en efîel les nombreuses analyses exécutées jusqu’à ce jour, on ne ti'ouve pas une seule eau minérale qui ne renferme au moins des ti’aces d’un chloruie.

Ces sels, lorsqu’ils existent en proportion '.rès notable, servent à caractériser un grand noitibrc d’eaux minérales que l’on a rangées pour cela parmi les Eaux dUorurées [voyez ce mol]. Comme type des eaux de cette classe, on cite Veau de mer, qui ne contient pas moins de 20 gr. de chlore par litre de liquide.

Le chlore est représenté dans les analyses en combinaison avec le sodium, le potassium, le magnésium, le calcium et l’ammoniaque. Nous doutons cependant que le chlorure de calcium puisse se rencontrer dans une eau minérale à côté d’autres principes minéralisateurs qui donnent toujours lieu par leur mélange à des sels insolubles. Nous en dirons autant du chlorure de fer, que l’on voit inscrit dans quelques analyses d’eaux étrangères et à côté de carbonates alcalins ou terreux.

Le chlorure de sodium est de tous ces sels celui que l’on signale le plus souvent et en plus grande quantité dans les eaux minérales. Il a pour origine le sel gemme enfoui dans les couches profondes du sol, et dont la formation remonte sans nul doute à la même époque que celle* des roches.

En parlant de la composition de l’air marin, nous avons dit que l’eau des mers abandonnait toujours et mécaniquement à l’atmosphère des côtes, du chlorure de sodium, lequel a pu être reconnu à des distances très considérables de son lieu de provenance. Il en est de même des vapeurs minérales qui se dégagent des sources thermales. Toujours l’analyse constate dans l’eau de condensation des traces plus ou moins appréciables de chlore, combiné probablement de la même manière que dans l’eau qui le fournit.

Le chlore à l’état d’acide chlorhydrique et libre a été signalé dans quelques sources minérales, situées dans le voisinage des volcans. Nous citerons par exemple les sources de Parama de Ruiz, de Chucandino, de Guinche et de Saint-Sébastien (Amérique).

(]e métalloïde se reconnaît et se dose à l’aide du sel insoluble qu’il produit avec l’argent. Quelque minime que soit la quantité d’un chlorure dissous dans l’eau, le nitrate d’argent donne toujours lieu d’abord à un trouble, ensuite à un précipité qui consiste en chlorure d’argent dont l’insolubilité même dans les acides énergiques est nulle ou à peu près.

Pour ce genre d’opération, on se sert de nitrate très acide d’argent, et le dépôt de chlorure d’argent, si le chloruie alcalin est abondant, ne tarde pas à se déposer sous la forme d’un précipité très blanc, caséeux, qu’on lave avec soin et qu’on sèche ensuite à la température de 150“ à

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