‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 182 sur 259 · K ANC HE · texte numérisé non relu

K ANC HE

EAUX-AIÈHES (vov, CO iiiül) aiJx baiiis accroît ciicurc bcaiicoii|) cette disposition.

La plupart des eaux chlorurées sodicjues sont plus usitées comme mode externe d administration que comme usage interne. Il en est ainsi de la plupart des eaux minérales à température très élevée. Les sources non gazeuses, quoique froides, ne sont guère usitées encore que sous forme balnéaire.

La spécialisation thérapeutique des eaux cliiorurées sodiques s’applique formellement au lymphatisme et à la scrofule.

Nous devons mentionner ensuite, parmi les applications les plus communes des eaux de cette classe, les paralysies, le rhumatisme, la pléthore abdominale, les blessures.

Le traitement du lymphatisme ou de la scrofule par les eaux chlorurées est un traitement spécial, en ce qu’il dépend esseniiellement des qualités médicamenteuses, propres à celte classe d’eaux minérales. Sans doute leurs qualités excitantes et reconstituantes trouvent à s’exercer utdement dans la plupart des cas de ce genre : mais leur action essentielle dépend de propriétés spéciales qu’elles possèdent en vertu de leur constitution propre.

C est au contraire en raison de leurs propriétés excitantes et résolutives ou de leur température élevée, qu’elles s’appliquent au traitement des autres groupes pathologiques que nous avons mentionnés. Il s’agit beaucoup moins, dans ces derniers cas, d’une action médicamenteuse ispeciale, que d une action physiologique, laquelle peut se reproduire près d’eaux minérales différentes, sinon toujours avec la même opportunité, du moins dans un sens analogue. Nous renvoyons, pour le complément de cette étude, aux articles concernant les principales stations

chlorurées sodiques, et les divers états pathologiques que nous venons de mentionner.

Ce qui précédé ne concerne pas les eaux chlorurées sodiques faibles. Les applications thérapeutiques de celles-ci seront exposées à l’article f AiiîLES (Laux). Cependant ces dernières, quelque peu minéralisées qu elles soient, ne sont pas sans retenir quelque chose des propriétés de la classe à laquelle elles appartiennent. Aussi dans les cas où, par suite de quelque circonstance ou constitutionnelle, ou accidentelle, l’usage d une médication aussi active que celle des eaux chlorurées sodiques lortes, se trouve contre-indiqué, on doit chercher parmi les eaux faibles

de la même classe le moyen de suppléer aux premières, et quelquefois de préparer leur usage.

CIIORAIVCHE (France, Isère). A 20 kilomètres de Saint-Marcellin.

Sulfurée calciquel Froide.

<:HKO^IQUES (MALADIES).

Eau : un litre.

Acide carbonique . 0,03714

suKhydrique libre et combiné . 0,01435

Gram.

Carbonate de chaux . 0 181

— de magnésie . 0,019

— de stroutiane . 0 002

,7 , >le fer . ] . . o’,005

bulfate de soude . q Q42

— de chaux . 0*035

— de magnésie . 0,012

— d’alumine..., . 0 033

Chlorure de sodium . 0*123

— de calcium . q Oqy

— de magnésium . 0*003

. . . traces

Silicate d’alumine. . . 0,2)0

(NlIiPCE.)

Celte eau iniiiéi’ale semble très peu sulfureuse, car un échantillon qui avait, il est vrai, subi le transport dans des bouteilles, n’a pas fourni de traces d’un principe sulfureux; du moins M. Gueymard, l’auteur de l’analyse, n’eu fait pas mention. Elle jouit dans le pays d’une certaine réputation pour les rhumatismes et la paralysie.

(Amérique du Sud, Pérou). A 8 kilomètres de kiiiia,

Bains de mer fréquentés.

€iiROi^B<j9jE;^ (maladies). Nous nous pi'oposoiis, dans cet article, d’exposer, sous une forme aussi condensée que possible, l’ordre d’idées suivant lequel nous envisageons la pathogénie des maladies clnoniques dans ses rappoits avec les indications c|ui sont relatives au traitement de ces maladies, et en particulier à leui" traitement par les eaux minérales.

Les maladies chi uniques naissent presc[ue toujours chronic|ues d’emblée. Ce n’est que dans le plus petit nombre des cas qu’elles succèdent h des maladies aiguës prolongées ou incomplètement guéries. Et lorsqu’on cheixhe à remonter à leur étiologie et à recoimaîti e les causes de leur développement, on s’aperçoit ordinairement qu’il n’y a qu’un rapport très éloigné entre ces causes et leur mode d’action d’une part, et d’une autre partie siège ou la nature de la maladie elle-même. Dans beaucoup de circonstances meme, le lapport qui peut unir ces causes à l apparition du mal devient fort difficile à saisir, ou môme on demeure dans l’impossibilité d’assigner des causes à la maladie; celle-ci semble s’être développée spontanément, proprio motu.

Dict, des Eaux miner. — T. I.

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