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CHRONIQUES (MALADIES

Cela vient de ce que les maladies chroniques puisent leur origine dans des conditions générales de l’organisme, plus ou moins appréciables à nos sens, et dépendant, non plus, comme les maladies aiguës, d’accidents saisissables dont tel organe ou telle fonction a reçu visiblement l’atteinte, mais de cbangemenis profonds, lentement développés, dans riiarmonie indispensable à la marche régulière et normale de la vie, de changements dont les causes déterminantes, multiples et éloignées, demeurent le plus souvent inaperçues.

Parmi ces cbangemenis, il en est qui constituent des diathèses^ c’està-dire des états assez nettement définis, non pas sans doute dans leur essence, mais dans leurs caractères et dans leurs résultats , si bien qu’une fois les premiers reconnus, les seconds peuvent certainement en être déduits et annoncés d’avance.

11 y a ensuite les constitutions qui sont aux diathèses ce que les constitutions médicales sont aux épidémies. Moins puissantes comme causes et moins assurées dans leurs effets, elles impriment une direction particulière aux dérangements de la santé, comme elles indiquent une marche spéciale à la thérapeutique, mais sans offrir, comme les diathèses, cette sorte de nécessité aux conséquences c[u’elles déterminent, ne créant qu une simple prédisposition, et pouvant demeurer étrangères aux phénomènes qui se développent à côté sans en subir aucunement l’empreinte.

Mais il arrive souvent que les maladies chroniques apparaissent sans que leur origine puisse se rattacher à l’existence d’une diathèse ou d’une constitution dominante. Cependant il faut bien admettre qu’elles ont trouvé dans 1 économie des conditions favorables à leur développement.

S’il nous est impossible d’arriver à une définition complète et satisfaisante de la vie, de l’organisme, de la santé, de la maladie, cependant il nous est permis de nous faire une idée de ces grands phénomènes, et de formuler la notion plus ou moins abstraite que nous en possédons, d’une manière conforme à cette idée générale.

Ainsi cette multiplicité de réactions chimiques, de mouvements vitaux, d actions physiques, C|ui se succèdent sans interruption chez les êtres organisés, ne nous donne-t-elle pas l’idée que le maintien de la santé consiste essentiellement dans un équilibre parfait entre ces phénomènes sans nombre, de manière qu’une mesure exacte et une proportion harmonieuse président incessamment à leurs échanges et à leur succession? l/histoire physiologique et pathologique de la circulation, des sécrétions, du système nerveux lui-même, ne nous montre-t-elle pas qu’une interruption mécanique, qu’une exagération ou un ralentissement partiel, qu’un excès d’activité ou d’inertie, entraînent aussitôt des phénomènes inverses et tellement certains, qu’ils président à une foule de résultats

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