CONSÉCUTIFS (EFFETS
La perle de icmpératiire se coiebat, par l’usage de coudiiiies eu bois, ou par la superposition aux conduites ordinaires, soit d’un inaiichon d’air avec caisson de bois, soit de pâte calorifuge (bitume, mélange d’argile et de bourre), soit de cordes, de filasse goudronnée, soit enfin d’un manchon de mortier ou de béton, recouvert de bitume.
Par ces moyens divers, on arrive à réduire la perte de température jusqu’à un millième de degré centigrade, par mètre parcouru.
c©i\FEiii A€ÉES. Voy. Matières organiques.
coA’FEiiAES. Vov. Matières organiques.
COA'^EEST (le) (France, Finistère, arroncl. de Brest). A 28 kilomètres de cette ville.
Bains de mer.
co\SÉCETïF^ (Effets). Les elïèts salutaires des eaux minérales se font sentir, pour la plus grande partie, après l’achèvement du traitement thermal lui-mème. (]eci est un fait de notoriété, mais n’a pas encore été considéré comme acquis à la science. Cependant l’expérience de tous les jours n’en ramènerait pas à chaque instant de nouveaux exemples, que l’on pourrait à priori être assuré que les choses ne sauraient se passer autrement. Fn elîet, un traitement thermal a toujours une durée très limitée, et que l’on accommode plutôt encore à la qualité du traitement, qu’à la marche et à la nature meme de la maladie. Les changements imprimés par une médication quelconque dans la marche et le développement d’une maladie chronique, et souvent ancienne, ne sont jamais immédiats, et ne commencent en général à se montrer qu’à une époque à laquelle un traitement thermal est habituellement terminé. Il n’en serait sans doute pas ainsi, si au lieu de s’appliquer suivant le mode continu et limité, à peu près universellement usité, le traitement thermal s’administrait par intervalles, et pendant une durée de temps qui pourrait se trouver ainsi beaucoup plus prolongée. Il est plus d’une raison qui s’opposent à une telle pratique. Mais nous ne doutons pas que, dans certains cas au moins, celle-ci ne produisît des résultats que l’on n’ol)tient pas du mode habituellement suivi.
Il est cependant un certain nombre de résultats immédiats qui se remarquent pendant fadministration des eaux minérales. Ce sont ceux qui dépendent particulièrement de leurs qualités excitantes. Ils se font sentir sur les grandes fonctions de l’économie, la digestion , la circulation, les sécrétions cutanées, sur la calorification, sur l’état dynamique. Très précieux sans doute, en ce qu’ils sont comme le premier témoignage de l’action reconstituante des eaux minérales, ils sont pour ainsi dire superficiels, et il n’y a pas toujours à compter sur leur durée. Mais quant à l’action spéciale des eaux minérales, celle que l’on fait rentrer dans l’ac-
Dict. des Eaux miner. — T. l.'
CONSERVATION DES EAUX MINÉRALES, lion altérante qui leur est attribuée, ses effets se font plutôt apercevoir apres racbèvenieut du traitement tliermal, et quelquefois à une époque assez éloignée. Il ne saurait en être autrement. En effet, ces propriétés alté'i antea 'üCswi .supposées s adresser aux phénomènes les plus intimes de ia nutrition et de l’assimilation, et ne peuvent par conséquent se manifester que d’une façon lente et graduelle. En outre, c’est aux changements imprimés aux caractères généraux de l’organisme, que doit etre attribuée surtout l’influence exercée sur les phénomènes morbides (iominanîs, et les effets de cette action indirecte ne peuvent être nécessairement que consécutifs.
Ces deux points de vue, qui résument les côtés les plus importants de action thérapeutique des eaux minérales, donnent une idée très juste de ce qu’il faut entendre par effets primitifs ou consécutifs du traitement thermal. Aux effets primitifs se rattachent l’action excitante des eaux minérales, et ses diverses conséquences; aux effets consécutifs, leur action spéciale et véritablement médicamenteuse.
Cependant l’action excitante des eaux ne se traduit pas toujours uniquement par des effets primiüfs. Il peut arriver que, un certain temps apres un traitement thermal, même parfaitement toléré, il survienne des phénomènes d’excilation générale, allant quelquefois jusqu’à l’état lebnie, et meme jusqu’aux caractères d’une malatlic aiguë, se rapportant ou non à l’état morbide primitif. Mais ces phénomèùies consecutifs ne diffèrent de ceux que l’on observe pendant le traitement lui-
meme, qu’en ce que ceux-ci se maintiennent dans un état parfaitement
physiologique, tandis que les derniers prennent plutôt un caractère pathologique. Ceux-ci semblent le résultat d’une réaction violente de l’organisme; et il faut dire que, s’il n’est pas toujours en notre pouvoir de es prévenir, cependant ils tiennent souvent à un traitement trop prolonge, ou mal mesuré dans ses modes d’administration. Il est rare, du leste, surtout si l’on n’a pas eu à se reprocher de faute dans la direction du traitement, que les accidents dont nous parlons offrent précisément un caractère fâcheux. Ils semblent le plus souvent au contraire une manifestation régulière et salutaire, et c’est d’eux que l’on voit fréquemment dater le retour complet à la santé.
co.\f!iEKV.t'rio!>i ME.S EAïix MiAÉRAi.ES. I.a conservation des eaux minérales, en tant qu’il s’agit de les défendre contre des travaux offensils, ou bien d’eu améliorer les conditions d’existence, est ( e ime par la loi du 14 juillet 1854 et par le décret impérial du 8 septembre suivant. Cette loi, envisageant les eaux minérales comme sources de santé et de richesse publiques, les défend dans des cas déterminés contre les atteintes h leur régime normal, par la déclaration d’intérêt
public et j)ar mi périuiètre de proteciion. [Loi des eaux minérales, Üécrel impérial du 8 septembre 1850). [Législation, Règlement.]
Ou entend également conservation des eaux minérales ie but vers lequel tendent les attributions du médecin inspecteur, telles qu’elles résultent des ai ticles 3 à 8 de l’ordonnance royale du 18 juin 1823. Le point de vue sanitaire, ou de pratique médicale, est ici plus particulièrement en jeu. Il s’agit en effet du maintien des eaux dans les conditions que cette pratique a démonirées être les plus convenables pour leur administration bien entendue. Ainsi comprise, la conservation des eaux minérales, c’est raménagement et l’appropriation, depuis l’émergence jusqu’aux lieux d’emploi, mais sous la tutelle de la pratique médicale, de la pratique éclairée par l’observation, en vue du plus grand effet utile pour la sanié publique.
La conservation des eaux minérales s’entend aussi dans le sens de la permanence du principe minéralisateur, ou de l’agrégat minéral natif, depuis l’émergence jusqu’aux lieux d’emploi.
Bien que cette question se trouve traitée aux articles qui se rapportent à V aménagement, à la condidte, aux réservoirs, à la réfrigération, etc., nous croyons utile d’indiquer ici les conditions générales de ia conservation des eaux minérales.
Ces eaux, on ie sait, sont employées soit sur place en boisson, en bain, douche, etc., soit en boisson à distance de la source. Delà deux ordres de faits à l’endroit de la conservation de l’agrégat minéral, envisagé au point de vue de tous ses éléments fixes et gazeux.
Examinons d’abord la question de conservation des eaux employées à distance de la source.
jusqu’à présent l’expédition des eaux a été pratiquée en bouteilles ou cruchons, remplis à l’émergence, avec plus ou moins de précautions, mis en caisse ou en wagon, pour parvenir aux intermédiaires opérant la distribution à la consommation. On s’est récrié contre ce mode ; on l’a blâmé et comme onéreux au consommateur, et comme destructif de l’agrégat minéral.
Au point de vue de la conservation des principes minéralisateurs, on a proposé de léduire le contact de l’air à l’embouteillage, soit par l’emploi du tube plongeur, soit parle vide dans le vase à remplir, soit par le remplissage préalable de ce vase par un gaz d’une innocuité reconnue. Ces propositions, on le voit, tendent à réduire l’action de l’air ambiant sur des eaux telles que les sulfureuses et ferrugineuses. A l’égard des bicarbonatées calciques, ferrugineuses et autres, avec ou sans acide carbonique libre, on a proposé l’embouteillage sous pression, soit par le liquide lui-même reçu dans un réservoir, ou dans une colonne de captage.
CONSERVATION DES EAUX MINÉRALES, soit par rintermédiaire d’une pompe foiilanle. On a indiqué pour ces eaux, comme pour les ferrugineuses diverses, même pour les salines proprement dites, l’addition d’acide carbonique.
D’un autre côté, sous le rapport de l’économie à apporter en faveur du consommateur, on a proposé la suppression de l’embouteillage et de l’encaissement, et leur remplacement par le transport en vases de capacité plus grande (lonneaux, bonbonnes, touriies, vases de gutta-percha , sacs imperméables, etc.), remplis avec recours aux moyens conservateurs énumérés ci-dessus pour rembouteillage perfectionné, soit pour conserver la pression, soit pour éviter le contact de l’air extérieur.
La substitution des vases de capacité, à l’embouteillage et à l’encaissement, a pour objet non-seulement une conservation plus complète de l’eau minérale expédiée, mais encore l’économie dans Texpédition pour généraliser l’emploi des eaux minérales à distance de la source, multiplier les buvettes du genre de celle de Labassère dans les centres de population, dans les hôpitaux, hospices et maisons de santé. On a pensé pouvoir également, par ce moyen, rendre possible l’emploi des eaux, à distance des sources, pour inbalation, de même pour bains coupés, dans des cas déterminés, ainsi pour les bains additionnés d’eaux mères des salines, ou bien d’eaux très chargées d’un élément minéralisateur essentiel (Ghalles, etc.).
Tous ces efforts, tendant à généraliser l’usage des eaux minérales loin des sources et à les rendre accessibles à toutes les classes, ont un but ti op utile poui ne pas elie encouragés. Des hommes intelligents y^ consacrent leur activité. Bien que jusqu’à ce jour les résultats en soient très circonscrits, nous pensons c(ue ces elïorts doivent être poursuivis et qu’ils aboutiront. On y arrivera du moment où l’on aura formulé pratiquement, c’est-à-dire économiquement, les moyens de puiser à la source et de transporter 1 eau puisée sur les lieux de consommation sans altération sensible. Nous associant à ces efforts, nous recommandons l’usage du tube plongeur à l’embouteillage, en vue de limiter le contact de l’air.
L expéiience a démontré (]ue les sources voisines de la température ordinaire (12 à 15 degrés centigrades) se conservaient bien plus complètement que celles puisées à une température plus élevée. .Aussi proposerons-nous avec les bommes les plus compétents, de recourir à la réfrigération préalable, de 10 à 14°, par serpentinage avant embouteil-
lage, par intei position d un serj)entin mobile entre la source et le vase à remplir.
L expulsion piéalable de 1 air du vase à remplir et son remplacement par un gaz conservateur (azote, ou air désoxygéné pour les sulfureuses, acide carbonique pour les ferrugineuses et les bicarbonatées diverses,'
suivant la proposition de M. Porret), quand on pourra les pratiquer facilement et sans dépense sensible, autre que la main-d’œuvre, pourront constituer un moyen de bonne conservation, en vase de capacité.
Mais il est un ordre de recherches que nous recommandons et dans lequel M. l’ingénieur J. François, qui en est le promoteur, a déjà obtenu des résultats intéressants. Nous voulons parler du vase de capacité unissant la légèreté à la flexibilité, exempt d’air intérieur avant remplissage, pouvant se remplir par gonflement et se vider par compression à la façon d’une vessie. Un tel vase peut donc se remplir et se vider sans nul contact de l’air extérieur. Nous sommes portés a penser que c’est surtout par l’application économique de ce moyen que l’on arrivera à o-énéraliser l’usage des eaux minérales, à distance de la source.
Quelles que soient la nature et la forme du vase à remplir, le remplissage sous la pression du liquide, ou sous celle d’une pompe foulante, constitue un moyen de conservation que l’on doit chercher à rendre
pratique.
Nous terminons ici nos indications sommaires, relatives à la conservation des eaux d’expédition, destinées à un usage éloigné de la source, pour aborder la conservation des eaux utilisées sur place. Ce sujet implique quatre espèces de mesures conservatrices relatives :
1° A l’émergence;
2° Dans le trajet de l’émergence aux réservoirs ;
3° Dans les réservoirs;
Des réservoirs aux lieux d’emploi.
Les mesures à pratiquer à l’émergence doivent consister dans l’éloignement de toutes les causes d’altération, telles que le mélange des infiltrations froides, le contact de l’air extérieur, etc. Ces mesures sont indiquées aux articles spéciaux : Recherche, Captage, Aménagement, Emergence.
Le trajet de la source aux réservoirs devra se faire en tuyau plein, sous pression du liquide, et hors de tout contact ambiant. La pression est indispensable pour les bicarbonatées à gaz libre, alcalines, sulfureuses ou ferrugineuses; on devras attacher à rappiochei le lesetvoii de la source, et à le superposer à la source même, toutes les fois qu’on pourra le faire. Nous avons indiqué à l’article Conduite les remarquables progrès qui viennent d’être réalisés dans cet oidre de faits.
Le plus haut intérêt se rattache à la conservation de l’eau dans les réservoirs. Cette question acquiert la plus grande importance pour les eaux de la France. On sait en effet que notre pays domine toutes les autres contrées par ses sources sulfureuses.
Dans les réservoirs, en raison des fluctuations de niveau pendant le