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CRISES

carbonates de cljaux et de magnésie, et dans la liqueur on ajoute de i’acélate de cuivre neutre. La production d’un dépôt brunâtre est l’indice de l’existence de l’acide apocrénique, comme nous avons dit [voy. Apocrénates]. Après avoir filtré le liquide, on y verse du carbonate d’ammoniaque en léger excès, et on chauffe. S’il se forme un précipité vert bleuâtre, il est dû à du crénate de cuivre.

Ce genre d’analyse ne peut être qu’approximatif, car le crénate de cuivre n’est pas d’une insolubilité dans i’eau telle qu’on puisse le doser d’une manière exacte; aussi est-ce avec étonnement que nous voyons dans plusieurs analyses l’acide crénique inscrit pour un nonibre quelconque. D’une autre part, on se demande si pendant la concentration de l’eau minéiale toujours imprégnée de matières organiques solubles, avec la potasse caustique , l’acide crénique et l’acide apocrénique ne peuvent passe former. C’est une question sur laquelle nous appelons l’attention des chimistes.

(Acide). Voy, GrÉNATES.

€il.EUT*A’ACIi. Yoy. Kreeznagh.

CRISES* Ce que l’on appelle la doctrine des crises et des jours critiques s’applique essentiellement aux maladies aiguës; cependant, on admet encore que la guérison des maladies chroniques peut être annoncée, ou déterminée, par l’apparition de phénomènes morbides, ou physiologiques soudains, auxquels on donne le nom de crises lorsqu’ils précèdent effectivement un changement formel dans la marche de la maladie. L’apparition de phénomènes critiques est essentiellement spontanée. Le traitement le mieux entendu est celui qui n’y apporte aucun obstacle, ou qui même est dirigé de manière à la favoriser.

Les eaux minérales ont-elles quelque chose à revendiquer dans la terminaison des maladies chroniques au moyen de phénomènes critiques? Nous n’hésitons pas à répondre par la négative, non pas que nous pensions que l’administration opportune des eaux minérales constitue précisément un obstacle à l’apparition de phénomènes critiques : la plupart des eaux minérales, et le mode d’administration qui notis paraît le plus habituellement préférable, agissent au contraire dans une parfaite concordance avec l’évolution spontanée des phénomènes organiques qui président à l’apparition des crises. Mais nous voulons dire que l’on observe très rarement de phénomènes critiques, à proprement parler, pendant ou après les traitements thermaux, et que le mode, suivant lequel les eaux minérales amènent des modifications heureuses dans la marche des maladies chroniques, est tout à fait étranger à ce que l’on peut appeler l’intervention des crises.

Les crises, dans la doctrine d’Hippocrate , consistaient dans l’expulsion

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