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ÉLÉVATION DES EAUX

On délaye celte fange avec de l’eau minérale el on la cliaulTe à l’aide d’un ceurant de vapeur. Elle est utilisée en bains ou applications topiques dans les atfections rhumatismales chroniques, les paralysies liées au rhumatisme, les tutneurs blanches, et quelques rares maladies de la peau.

La situation d’Eilsen est fort agréable, et ses atnénagements sont bien appropriés aux besoins des malades.

EIMIIECK (Allemagne, Hanovre).

Bicarbonatée calcique. Tempér. , ?

Eau : 16 onces. Eau : un litre.

Gram.

— de chaux . ,

Chlorure de sodium .

de magnésium .

Carbonate de chaux .

— de fer .

Matière extractive .

(Ddmesnil.)

EEBE (île d’) Dans la ’déditerranée , sur les côtes de la Toscane. — Le terrain de cette île, si riche en mines de fer et en salines productives, appartient aux formations secondaires et tertiaires, et est hé¬

rissé de montagnes granitiques. On n’y cite que peu de sources minérales, ferrugineuses sulfatées, comme celle de Rio, ou chlorurées sodiques, comme celle de Saint-Jean, près du golfe de Porto-Ferrajo. Aucune d’elles n’est thermale. Des restes romains attestent qu’on les utilisait anciennement. Elles sont à peu près délaissées aujourd’hui.

ÉLÉiŸlEÎ^'TS Mm^ÉRAEISATEEUS OU €OA'STfTEAi\TS Voy. PlUN-

CIPES MINÉUALISATEURS.

ÉLÉAATiOX des eau.'t. Dans l’aménagement des eaux minérales, l’élévation à un niveau nécessaire pour leur distribution aux lieux d’emploi prend une place imjiortante.

On sait qu’à quelques rares exceptions près, une source minérale débite d’autant moins, qu’on la met en charge plus grande sur son émergence naturelle. Dans le plus grand nombre des cas, une mise en charge exagérée en compromettrait le régime normal. On combat, dans certains cas, les pertes dues à la mise en charge, soit par un captage approfondi,

soit par recours au sondage. On tend par ces moyens à réduire les pertes latérales qui se font au voisinage de la surface, et l’on arrive à élever l’émergence de manière à la mettre en rapport avec les besoins de la distribution.

Mais ce mode d’élévation est loin d’étre toujours praticable. Dans ce cas, on doit recourir aux moyens artificiels. La pompe est de tous lesap-

ELISABETHBAD.

pareils élévatoires le plus usité. J.e choix delà pompe la plus convenable présente un haut intérêt. I.’aspiration a pour résultat direct de provoquer le départ des gaz natifs libres; aussi doit-on éviter l’usage de la pompe aspirante pour les eaux à gaz libres, telles que celles qui renferment de l’acide carbonique, du gaz sulfhydrique, de l’azote, etc. Pour ces eaux, l’emploi de la pompe foulante à piston immergé, ou plongeon, est recommandé, ou plutôt rigoureusement indiqué. On ne doit tolérer la pompe aspirante que pour l’élévation des eaux à principes fixes. Le recours à la Gensoulc, ou à tout autre appareil fonctionnant au moyen du vide par condensation de la vapeur, enfin à l’élévation par pression directe de la vapeur sur le liquide à élever, ne peut être admis que pour les eaux à sels fixes et inaltérables par la chaleur.

On a conseillé l’usage de la vis d’Archimède, du siphon hélicoïdal, comme agitant peu l’eau et l’élevant sans mouvement brusque. Mais ces engins niultiplient le contact de l’air, exigent de l’espace, et ne peuvent prévaloir sur la pompe foulante, dont la course du piston resterait toujours inférieure au niveau de l’eau à élever.

Le choix des moteurs des pompes est assez indilîérent , pourvu que ces moteurs remplissent la condition de permanence et de suffisance d’action. Si l’on dispose d’un cours d’eau régulier, on a avantage à employer comme moteur une turbine qui exige peu d’espace et fait peu de bruit. Un moteur à vapeur est à préférer quand l’eau a élever doit, au moins en partie, être chauffée, et surtout quand on a à desservir des bains ou douches de vapeurs.

ÉLï^îiXAi'îOi^. Elimination dee principes minéralisateurs introduits dans l’économie par l’usage des eaux minérales. V alcxdiscUion des urines, dans laquelle on a vu un témoignage de saturation chimique de l’économie, n’est autre chose qu’un phénomène [voy. Satüra-

TIOî^. ÜRJNES].

ELISABETiiiiAi> (Prussc), près de Prenzlau.

Ferrugineuse bicarbonatée . Tempér. ?

Eau : 16 onces. Eau : un litre.

Gruius,

Chlorure de sodium .

— de calcium .

de magnésium .

Silice . . .

Matière extractive .

Carbonate de fer .

(Hermbstadt.)

Établissement avec bains, appareils de douches et de vapeurs. C’est

Dict. des Eaux miner. — T. I. ôO

ELMIiN.

surlout 053 bliiîis qu’on empioio ces eaux, s’adiessani aux individuaiités impressionnabies ('t aux étais uévropaihiques.

EOlE\' (['russe, prov. de Saxe). YiÜage près Saiza.

Chlorurée sodique. Tenipéi'., cenligr.

Plusieurs soiu’ces salines importantes au voisinage d’eaux à différents degrés de minéralisation permettent de varier l’emploi de celles-ci, soit en bains, soit à l’intérieur.

Eau : un litre.

Source de boisson. Source de bains.

Gram.

Gram,

Chlorure de sodium .

— de potassium .

— de magnésium . .

Bromure de magnésium .

lodure de sodium . .

traces

Sulfate de soude .

— de chaux... .

— de potasse .

Carbonate de potasse . .

— de fer .

Silice . .

Cent. cub.

Cent, culi,

Gaz carbonique .

Les eaux mères contiennent par litres :

(Steinberg.)

fdîlorure de sodium . 7 125

— de magnésium . . . . . ISt’sOO

Bromure de magnésium . . , . . 141,265

lodure de sodium . . 0 152

Sulfate de magnésie . . . U 248

Chlorure de manganèse . 0 316

Chlorure de fer. . . . . . 0 122

Acide silicique . o’()60

Bitume, matière extractive. . . 0,360

Résidus salins . 0,065

La richesse de ces eaux mères en bromure est très remarquable. On gradue leur mélange avec l’eau du bain, selon les cas déterminés, depuis un quart de livre du pays jusqu’à plusieuis livres de la même mesure.

11 \ a a Llinen une installation pour les baitis de vapeur saline , de telle sorte que, dans le traitement des affections des organes respiratoires, on peut faire intervenir une atmosphère chargée de chlorure de sodium et mesurée selon les indications.

Les applications de ces sources rentrent dans celles des eaux chlorurées sodiques lortes et des eaux' mères.

ELORRIO. 6H

OU (Étais autrichiens, Transylvanie). Vil¬

lage à 20 kilom. de Kronstadt, dans une belle vallée. — Cinq sources, dont deux seulement sont employées en boisson.

Ferrugine.use bicarbonatée . Tempér. , 11° centigr.

Eau : un litre.

Stammbrunnen. Neubrunnen.

Gram.

Gram.

Bicarbonate de sonde .

Carbonate de chaux .

— de magnésie .

— de fer .

Chlorure de sodium .

— de potassium .

Phosphate d’alumine .

Silice .

Cent, cub.

Cent. cub.

Acide carbonique .

(SCHNELî. et Sterner.)

Nous remarquerons, avec le docteur Seegen, une heureuse alliance de sels alcalins avec le principe ‘ferrique dans ces eaux. Elles doivent être mieux tolérées par l’estomac que beaucoup d’analogues. On a moins à redouter, en vertu de leur minéralisation, les effets de la constipation qui complique souvent l’emploi des ferrugineux. Cela seul mériterait une préférence spéciale à cette station, qui, faute de voies commodes de communication, est peu fréquentée encore. Le climat y est doux, grâce à l’abri des montagnes. Quelques maisons, où l’on trouve des cabinets de bains, sont à la disposition des malades. Dans les environs, des sources salines et d’autres riches en gaz acide carbonique permettent d'associer diverses médications, selon les cas déterminés.

ELORRIO (Espagne, prov. de Biscaye). Bourg à ^5 kilom. de Bilbao.

Sulfatée mixte. Tempér., 15° centigr.

Eau : une livre de Cadille. Eau : un litre.

Sulfate de soude . .

Grains.

Gram,

Chlorure de calcium .

Carbonate de magnésie .

— de chaux .

f!p fpr . .

Bitume .

Siiiro . . »

16,00 Pouc. cub.

Cent. cub.

Gaz hydrogène sulfuré. . . . .

— acide carbonique . .

(Higinio

DE Arenaza, 1829

EMBEIJÆ.

Établissement suffisamment organisé. — Spécialisation : maladies de la peau.

EI.STER (Allemagne, royaume de Saxe). Village du cercle de Zwickau, non loin de la frontière de Bohême, dans une cliarmante

vallée, et entouré de montagnes boisées. —414“, 59 au -dessus du niveau de la mer.

Sulfatée sodi que Tempér. de 10° à 13°centigr.

Sources nombreuses. Deux nouvelles ont été ajoutées en 1851 aux quatre principales qui étaient anciennement exploitées. Nous donnons la composition des plus minéralisées d’entre elles.

Eau : un litre.

Trinquelle.

Sulfate de soude .

Chlorure de sodium .

— de potassium. . .

Carbonate de soude .

— de chaux .

— de magnésie. .

— de fer .

Silice .

Albertsbrunnen. Salzquelle.

er.

7,263 (Stein, 1852.)

Les eaux d Elster, plus ou moins riches en principes salins et en fer, pei mettent une grande variété dans leur administration à l’intérieur. On fait servir les diverses sources indistiuctemenl au mélange des bains. 11 y a également des boues (jui séjourueni pendant l’Iiiver dans les réservoirs et servent à des applications topiques.

L établissement thermal a reçu tous les aménagements désirables, et 1 on trouve, dans cette localité, les ressources les plus complètes d’existence et de distraction, i^a cure de petit-lait peut y être faite.

Les indications thérapeutiques de ces eaux se partagent entre la pléthore abdominale, les dyspepsies et les affections nerveuses dépendant de la chlorose et de l’anémie. On utilise les boues dans les paralysies rhumatismales et les maladies articulaires, mais moins efficacement qu’à

Franzensbad, station qui est souvent mise en parallèle avec celle-ci [voy Franzensbad].

EMbelee (Fi-ance, Cantal, arrond. de Mauidac).

Ferrugineuse bicarbonatée. Froide ?

^ Il existe pi'ès du hameau de la Baraquette trois sources minérales qui jaillissent des roches primitives, et qui contiennent, comme principes minéraux essentiels, des bicarbonates alcalins et terreux, et du bicarbo^ Date de fer; mais leur constitution n’est pas autrement connue.

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