EMBOUTEILLAGE DES EAUX MINÉRALES
Oii a fonde un pelit étabüssenient, fréquenté par les liabilanls des environs. Les eaux sont conseillées dans les engorgemenis viscéraux, les gastralgies et la convalescence des lièvres paludéennes. On les connaît encore sous les noms de somxes de la Baraquette , du Beil et de la F or est.
E-^îBOlJTiilLIiACiE des eaox minérales. Le remplissage des bouteilles auprès des sources se pratique généralement de deux manières.
Quand les abords des réservoirs ou des puits sont faciles, et que les eaux émergent à la surface du sol, ou à peu près, on y plonge les bouteilles, qui se remplissent aussitôt et que l’on bouche ensuite.
Si, au contraire, les sources fdirent à travers les fissures des rochers sur le versant d’une montagne ou d’une colline par exemple, on les circonscrit dans une muraille de maçonnerie, et, à la base de celle-ci, on place une cannelle qui sert à conduire l’eau au dehors. C’est par celte cannelle, souvent de bois, quelquefois de métal, mais alors à tort, que l’on remplit les bouteilles.
Ces deux moyens sont défectueux. L’eau minérale, pendant qu’elle coule dans le vase, déplace de l’air atmosphérique, dont une partie de l’oxygène se dissout dans le liquide.
MiM. J. François et Filhol se sont livrés à cet égard à plusieurs expériences qui méritent d’être prises en grande considération.
1° Ils ont observé que l’état du ciel influait sur la bonne conservation des eaux minérales ayant des principes peu stables, telles que les sulfureuses et les ferrugineuses. Il est de fait que, pour les eaux ferrugineuses bicarbonatées, le temps d’orage est contraire à leur conservation. Pour les eaux sulfureuses, un temps brumeux, les vents de sud-est, sudouest, sont accompagnés d’un affaiblissement des principes sulfureux, et sont contraires à l’embouteillage et à la bonne conservation. Le contraire a lieu par un ciel pur et par les vents d’est , du nord et du nordest. Il n’est donc pas indifférent de choisir pour l’embouteillage le temps par lequel les eaux apparaissent dans les meilleures conditions de stabilité chimique.
2° Les eaux à principes instables, et notamment les sulfureuses, gagnent, sous le rapport de la conservation, à être puisées à une température peu élevée, voisine de la température ordinaire. MM. O. Henry et Filhol en ont fait la remarque, sanctionnée d’ailleurs par l’expérience. Une même eau sulfureuse, toutes choses égales d’ailleurs, se conserve d’autant plus qu’elle a été puisée à une température plus basse. Sous l’influence de la thermalité„reau puisée n’est pas seulement exposée à l’altération pouvant provenir du contact de l’air, mais à la réaction de l’oxygène natif et de la silice libre sur le princijve sulfureux, réaction toujours favorisée
EMMAÛ’s (î’îAlNH D’)
par ]a lemperaiure. M. J. François en a fait l’observation à Ludion et à Bonnes; il a été ainsi conduit à proposer de pratiquer rembouteillage au moyen d’un serpentin réfrigérant interposé entre le robinet de prise et la bouteille ou le vase en remplissage. Ce serpentin, alimenté par de 1 eau fioide de 11° a 15° (condition facile à remrilir en pays de monlagne), se compose d un seau, ou d’une caisse de bois ou de zinc contenant un serpentin formé par un tuyau de plomb étamé de 15 miilim. d épaisseur, ayant de 10 à 20 mètres de développement, selon la température de 1 eau à refroidir. On prend d’ailleurs les mesures propres à assurer 1 écoulement à tuyau plein dans le serpentin, sans aucun entraînement ni contact de l’air extérieur.
3" Dans 1 embouteillage , on doit combattre les effets de brassage et d’intumescence qui se produisent à l’intérieur du vase par la chute de i eau minérale, en armant le dégorgeoir du robinet de prise d’un tube plongeant vers le fond du vase à remplir. Cette mesure, trop rarement usitée, est indispensable, notamment pour les eaux sulfureuses.
4 On ne saurait trop multiplier les moyens de conservation des eaux sulfureuses destinées au transport. On a proposé de remplir préalablement la bouteille ou le vase d’un gaz inerte envers le principe sulfureux : te! serait l’air désoxygéné. (J. François, Porret.)
L’emploi de ce moyen suppose la production simple, économique et facile d’air désoxygéné, sur le lieu d’embouteillage.
Nous sommes heureux d’apprendre que des recherches suivies sont lentees en vue d une application réellement pratique. Si ce projet vient à se réaliser, les eaux sulfureuses d’expédition arriveront sur les lieux d emploi dans un état parfait de cnnservalion, et leurs qualités curatives ne seront aucunement compromises.
Le procédé appliqué aux Eaux-Bomies par MAL J. François et Filhol peut avoii lieu pour les eaux bicarbonatées; et c’est également en remplissant les bouteilles de bas eu haut par un tube plongeur que les eaux si gazeuses de Scinvalbacb sont mises en bouteilles. Par ce moyen, l’eau et le gaz carbonique libre déplacent la colonne d’air du vase sans subir
de baibotage et sans être au contact de l’air, sauf la couche la plus superficielle du liquide.
É.nERCiKWE . L’hydrologie thermale emploie le mot émergence pour designer à la fois le mode d’émission ascensionnelle et le point d’apparition au sol d’une eau minérale thermale. Ou dit aussi : point dééynergencc, niveau d émergence, du lieu où paraît une eau minérale, ou du niveau auquel elle s’élève, soit spontanément, soit artibciellemeiit sur son point d’émission. Ou lui donne encore le nom de griffon.
EMMAËSi (RaiaiM d’). Vov. TaBAUIEO.
EMS
(Bavière), près de Traunsiein.
Bicarbonatée calcique. Tempér. , ?
Fait : 16 onces.
Eau : un litre.
Gi'uins.
Gril ni.
Bicarbonate de soude. . . . .
Chlorure de sodium . .
Azotate de potasse .
Carbonate de cliaux .
— de magnésie . .
Matière extractive .
= traces
(VüGEL.)
EMS^IIYSÈIIE. Yoy. ASTHME.
EMS (AlleiDagne, duché de Nassau). Ville à 6 kifoiu. de Cohienlz et A8 kiloni. de AViesbaden , au pied nord-ouest de la pointe du Taunus, sur les bords de la Lahn, dans une riante vallée qui est abritée cojiire les vents de l’ouest et du nord ; à 95 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Dans les anciens documents, le nom de cette localité est écrit tantôt Eimetz, tantôt Embesse, ou Eîapst et Embs, sans qu’on puisse assigner à aucune de ces dénominations une étymologie satisfaisante. On suppose que Pline a désigné les bains d’Ems sous le titre de Fontes calidi Mattiaci.
Bicarbonatée sodique. Tempér. de 29°, 5 à A7°,5.
Sources nombreuses, dont les principales sont :
1° KràhnchenFnmnen (source du Robinet). Tempér., 29°, 5 centigr.
2° Fürstenbrunnen (source des Princes), 35°, 2.
3° Kesselbrunnen (source de la Chaudière), 46°, 2.
4° Bubenquelle (source aux Garçons), 31°, 5.
5° Neuquelle [somæ Nouvelle), 47°, 5.
Il y a quelques années, on comptait vingt et une sources à Ems. Elles . sont en beaucoup plus grand nombre actuellement, jaillissant sui 1 une et l’autre rive de la Lahn, et jusque dans le lit même de la livièie. Toutes présentent exactement les mêmes propriétés physiques et la même composition chimique. M. A. Becquerel [Ann. de la àoc. d hydrologie, t. V) leur attribue une seule et même origine, quoique celles de la rive droite sortent isolément des cavités d un îoc (ic giauwacke. Suivant lui (/oc. cit.), cette communauté d’origine, qui n’est niée nar aucun des médecins qui se sont occupés de la question, explhjue 1 non à peu près identique de toutes les sources, indôpendammeiu de ieuis dissemblances de température.
Nous donnons, d’après les analyses faites en 1851 par M. Frésénius, la
EM S
composition de quatre d’entre elles ; celle do la cinquième, le Bubm- (;st identique avec les précédentes.
KR"HNCHE^