‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 232 sur 259 · BRUNNEN · texte numérisé non relu

BRUNNEN

NeüQUELLE

Acide carbonique .

Bicarbonate de soude .

— de chaux .

— de magnésie. .. .

— de fer .

— de manganèse. . .

— de stront. et baryte

Chlorure de sodium .

Sulfate de potasse .

— de soude . .

Phosphate d’alumine . {

Silice .

Carbonate de lithine .

lodure de sodium .

Bromure de sodium .

109cc^8

1,93198 0,22456 0,19598 0,00217 0,00094 0,00015 0,92241 0,04279 0,00179 0,00042 0,04945 traces faibles tr.

tr. dont.

69cc,9

gf-

2,03167 0,23254 0,19997 0,00265 0,00078 0,00028 0,98450 0,03925 0,00219 0,00044 0,04919 traces faibles tr.

tr. dout.

67cc,7

1,97884 0,23605 0,18698 0,00362 0,00062 0,00048 1,01179 0,05122 0,00080 0,00012 0,04740 faibles tr.

tr. dout.

77cc^2

gr.

2,09252 0,23319 0,21089 0,00311 0,00156 0,00034 0,94894 0,05684 0,00141 0,00142 0,04925 traces faibles tr.

tr. dout.

(FrÉSÉNIüS.)

M. lerreil s’est livré dans ces derniers temps à l’analyse des principales sources d’Ems. Mais comme il a opéré seulement'avec de l’eau transportée, nous avons quelque lieu de croire que les recherches de M. Frésénius sont plus exactes, et dans tous les cas plus complètes M. Terreil ne signale pas plusieurs principes inscrits dans le travail dé son devancier, comme l’oxyde de manganèse, la strontiane, la barvie l’acide phosphorique, la lilhine, l’iode et peut-être le brome L’autorité de M. Frésénius en matière d’analyse chimique est trop bien reconnue pour qu’on puisse supposer de telles erreurs de sa part.

Ces eaux, examinées à leur sortie des fentes du rocher, sont douces onctueuses au toucher, claires et parfaitement limpides. Elles cotiser vent longtemps cette limpidité, dit M. Becquerel, surtout celle provenant du Kr&nchen , qui contient plus d’acide carbonique que les autres. Comme quelque.s-unes des eaux de l’Auvergne, celles de Saint Nectaire par exemple, elles produisent des concrétions ou incrustations 1res dures, disposées en couches lamelleuses, qui engorgent rapidement les bassins, et surtout les tuyaux de distribution. On est obligé de veiller à ce que ces conduits no s’oblitèrent pas. M. Terreil a étudié ces con crétions, et il résulte de son analy.se, que nous reproduisons, qu’elles sont

EMS

constituées presque exclusivement par du carbonate de chaux, ainsi qu’il suit :

Carbonate de chaux . 88,58

Carbonate de magnésie . 4,35

Silice . i

Alumine . \

Peroxyde de fer . 0,84

Chlorure de sodium . N

Carbonate de soude . /

Sulfate de soude . t

Substances organiques . )

Eau . 2,91

M. Terreil'a également analysé un sédiment blanchâtre qui se dépose en plus ou moins grande abondance h la surface des eaux refroidies, sous forme pulvérulente. Cette crasse n’est autre que du carbonate calcaire à peu près pur, abandonné par le dégagement d’un excès d’acide carbonique.

Enfin, sur les parois dos fentes des rochers d’où jaillissent les sources d’Ems, dans les conduits et dans les bassins de captage, se forment des conferves, d’une couleur verte ou brune, avec la consistance d’une espèce de bouillie informe, âi. Montagne a fait de ces conferves une variété nouvelle du genre Bi/grocrocis, ÏB. amùiana. {Ann. de la Société d'hydroL, t. V.)

Parmi les sources désignées plus haut, il en est deux qui sont aménagées pour l’usage en boisson , savoir : le Kesselhrunnen, la plus abondante de toutes, fournissant 1300 mètres cubes d’eau en vingt-quatre heures, et le Kràhnchen, qui contient une proportion supérieure de gaz acide carbonique, et sert beaucoup à l’expédition au dehors. Ces eaux passent pour très agréables au goût et d’une digestion plus facile que les autres, la dernière surtout. A proximité d’elles sont des écoulements d’un grand nombre de sources, employées indistinctement pour l’usage des bains. Pendant la nuit, on les recueille dans de vastes réservoirs.

afin d’avoir toujours à disposer d’une suffisante quantité d’eau minérale refroidie. Quoique remarquable par sa chaleur élevée et sa richesse en principes fixes, le Neuquelle n’a pas encore reçu de dénomination spéciale ; il dessert un établissement de récente création. Quant au Bubenquelle , sur le renom duquel nous aurons à nous prononcer plus loin, c’est une sorte de jet d’eau de 11 millimètres de diamètre, et qui jaillit à près d’un mètre de hauteur du fond d’un bassin, pour constituer une véritable douche ascendante naturelle.

Les bains d’Ems sont distribués dans cinq établissements : 1“ le Kur~ haus, ou établissement ancien ; 2® le Steirnene Haus (maison de pierre).

EMS

qui, comme le Kurhxws, fait partie des domaiuesdu grand-duc; 8" l’hospice du Bain des pauvres; 4° les Quatre -T ours; 5° X^ Badhaus, ou établissement nouveau. L’établissement du Kurhaus est de beaucoup le plus considérable ; mais c’est dans la dernière entreprise, le Badhaus^ qu’on trouve les meilleures conditions de confort. Du reste , le nombre des baignoires dépasse la centaiim à Ems. On ne cite pas sans raison Félégance des cabinets, qui peuvent tous , et à tout instant , être abondamment pourvus d’eau thermale à la température voulue. La provision d’eau nécessaire à cet effet est amenée des différentes sources par des machines hydrauliques et rassemblée dans onze réservoirs de réfrigération. 1! y a, en outre, une douche d’affusions assez puissante, et plusieurs pompes à douche portative, dont le tuyau peut être introduit dans chaque cabinet de bain; mais nous avons tout lieu de douter que l’utilisation de ces appareils soit complètement passée dans les habitudes médicales de la localité. On peut en dire autant du vaporarium, dont l’essai a été tenté au Kurhaus.

La boisson et le bain résument donc la pratique thérapeutkjue d’Ems. Il règne encore tant d’hypothèses sur les données de cette médication, qu’avant de passer en revue les indications de ces eaux, on ne saurait négliger l’appréciation de leurs effets physiologiques, abstraction faite des maladies pour lesquelles elles sont prescrites.

A Ems , comme ailleurs, chaque source avait reçu de la tradition ignorante le piivilége de propriétés particulières. Le docteur Vogler s est déjà élevé avec raison contre de telles prétentions, et il les ramène toutes à un ordre uniforme d’action. Ce même médecin [De dusage des eaux miner.., 1841) suppose cju’un adulte boit, le matin à jeun, d un litre à un litre et demi d’eau à la température de la source (25° à 38° cent.), dans lesquels sont contenus de 2 à 3 grammes de bicarbonate de soude. Les principaux effets immédiats de cette ingestion sont dus, suivant lui, à la chaleur de l’eau qui augmente la transpiration cutanée, et par suite retarde plutôt qu’elle n’accélère les évacuations alvines. En même temps, les urines deviennent plus abondantes, sans se troubler ni se colorer davantage, mais en s’alcalisant d’une manière notable. Par la continuation de cette méthode, et selon l’idiosyncrasie des sujets, des phénomènes d’irritatioîi, en particulier du côté des voies gastro-intestinales, se manifestent et demandent à être surveillés. C’est ce que nous avons étudié d’une manière générale à propos des eaux bicarbonatéks [voy. ce mot]. M. A. Becquerel, d’après son expérience personnelle et les faits qu’il a recueillis dans la pratique de M. ie docteur d’ibell, confirme (/oc. cit.) ces résultats, empruntés à l’action des eaux d’Ems prises à l’intérieur, h des doses progressivement croissantes. Il n’a pas

EMS

VU néanmoins survenir, sous leur influence, des accidenls qu’on a trop volonliers peut-être stigmatisés du titre de cachexie alcaline ou sodique. S’il se produit de l’anémie, c’est consécutivement à l’emploi exagéré des eaux inüis et extvà, et au trouble des fonctions digestives qui s’y rattache. La cessation d’une médication irrationnelle a bientôt dissipé ces symptômes. Il n’y a rien Là qui ne s’observe près de toutes les sources plus ou moins minéralisées par le natron, ainsi que l’appellent les Allemands.

Les bains d’Emsont été signalés comme capables de produire une excitation générale de l’organisme, et l’on s’en étonnerait, à ne juger que d’après les renseignements fournis paria chimie. Ems tient évidemment le milieu entre les eaux fortes et les eaux faibles de la même classe. Les motifs pris dans la composition de ces sources ne semblent pas suffisants pour appuyer leur prétendu pouvoi!' de stimulation par usage externe. Il n’en est pas de même de la thermaüté. M. Becquerel remarque qu’un bain pris à Ems, à la température de 35®, 36® à 37®, détermine le même jour un état caractérisé par de l’agitation , de l’insomnie, l’accélération du pouls, et même par un léger mouvement fébrile momentané. Si l’expérience est répétée d’une manière soutenue, les phénomènes d’acuité s’exaspèrent, et peuvent donner lieu à une fièvre continue simple, de plus ou moins de durée. De 28° à 32° centigr. , les mêmes effets se produisent, mais avec moins d’intensité, et ce n’est qu’à l’aide de bains froids et tièdes, c’est-à-dire de 25° à 28® centigr., qu’on arrive à rendre la médication tolérable, et, nous le comprenons sans peine, très attrayante par la sensation de bien-être qu’elle procure. Toutes les eaux minérothermales, administrées selon ces différentes graduations, provoqueraient des symptômes semblables, auraient les mêmes inconvénients, conduiraient à la fatigue et à de la courbature, voire même à un défaut d’assimilation et à l’amaigrissement, par l’action continue de bains pertinemment chauds. [Voy. Bains.]

g L’usage des bains d’Ems ne saurait donc revendiquer une spécialisation décisive; mais aussi, ce qu’il faudra répéter souvent en pareil cas, le maniement du mode balnéaire uni aux propriétés médicamenteuses de sources importantes peut rendre d’utiles et de réels services. C’est en se mettant à ce point de vue qu’il nous semble plus légitime de faire la part large et équitable à Ems dans le traitement des maladies chroniques. D’ailleurs, comme nous le rappelle M. Becquerel, il y a pendant le bain d’eau bicarbonatée sodique absorption du liquide, et passage dans le sang d’une certaine quantité de soude qui est ensuite éliminée par les urines. Nous ne reproduirons que pour mémoire l’opinion répandue parmi nos confrères d’Ems, et adoptée par U. d’ibell, à savoir : que ces eaux sont, en vertu de leur composition , un moyen spéciüque pour sa-

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lurer les acides en surabondance dans l’économie. C’est là une de ces inspirations émanées de la doctrine localisatrice, conire laquelle on ne saurait trop s’élever. [Voy. Saturation. Urines.]

Joutes les guérisons obtenues à Ems, a écrit le docteur Spengler {htudcs balnéolog. suv les thermes d EmSy 1855), peuvent être ramenées à la classe des affections catarrhales chronicpies. Sans suivre l’auteui de cette proj)osilion dans les développements théoriques cju’il lui donne, et sans y attacher un sens aussi absolu , nous n’hésitons pas à l’accepter. Tous les témoignages sont unanimes sur ce point. M. Becquerel regarde comme hors de toute contestation la guérison par les eaux d Ems des catarrhes, soit avec simple sécrétion , soit avec persistance d’un certain degré d’inflammation chronique. Agissent-elles avec plus d’efficacité que les eaux sulfurées auxquelles s’applique la même spécialisation? Faute de termes exacts de comparaison, c’est une question à réserver. Mais bien certainement les indications changent avec l’une et l’autre médication. Ainsi aux. Eaux-Bonnes ou à Enghien , par exemple, on tendra à remonter l’état général de l’organisme, tout en modifiant les conditions morbides de la muqueuse bronchique. Nous savons du docteur Vogel [loc. cit.) que les eaux d’Ems sont moins stimulantes, et qu’elles doivent leur renom, dans la cure des maladies de poitrine, à une douceur comparative, comme à la méthode prudente de leur emploi. Aussi est-on fondé à admettre d’une manière générale que le tempérament pléthorique et les prédispositions aux névropathies rentrent plutôt dans le ressort de ces sources bicarbonatées sodiques que dans celui de leurs émules; à plus forte raison, si des phénomènes dyspeptiques viennent compliquer l’affection catarrhale, tantôt avec altération des sécrétions dans l’appareil digestif, tantôt sous forme de gastralgie pénible. La minéralisation d’Ems lui donne même la prééminence

alors sur celle de Vichy, dont l’activité trop grande est moins facilement tolérée.

M. Rotureau {Des prineip. eaux miner, de l’Europe, 1858) a voulu voir, dans la présence du chlorure de sodium parmi les principes fixes de ces eaux, un motif pour les conseiller comme toniques, et les distinguer nettement de ce qu’il entend par eaux bicarbonatées sodiques franches. Nous relevons cette opinion, parce qu’elle se présente avec insistance, et sert de texte à 1 exclusion formelle d’Ems dans le traitement de la phthisie pulmonaire à toutes ses périodes. M. Becquerel a suffisamment démontré que les eaux d’Ems contenant en moyenne un millième de sel marin, c’était aller un peu trop loin que de tirer de cette faible proportion une caractéristique quelconque. Nous pensons avec lui que la présence d’une notable quantité d’acide carbonique et la haute température

EMS. 021

de ces eaux, de laquelle on a pu abuser parfois, invitent davaulage à la circonspection, et rentrent d’ailleurs dans les données de toute médication thermale.

Si les médecins de la localité, obéissant à une opinion déjà ancienne, ont trop préconisé la guérison des tubercules pulmonaires par les eaux d’Ems, il faut se garder de tomber dans un excès contraire. Les faits étudiés avec le plus grand soin par M. Becquerel {loc. cit.) sont extrêmement encourageants. Il reste au moins acquis que, dans la phthisie au premier degré, les résultats favorables deviennent la règle, et qu’en tenant compte des bons effets reconnus dans les affections catarrhales des bronches et du larynx, on doit obtenir la modification de la marche de la phthisie, de celle même des bronchites ou des congestions accidentelles qui la compliquent ou l’exaspèrent.

MW. Trousseau et Lasègue [Etudes théraip. sur les eaux miner, des bords du Ehin, ISUl) avaient déjà recommandé les eaux d’Ems chez les phthisiques sujets aux fluxions sanguines, aux épistaxis, aux palpitations. Le docteur Yogler, tout en prescrivant les plus grands ménagements dans la direction du traitement, ne balance pas non plus à accueillir les individus qui joignent à la cachexie tuberculeuse une grande affectibilité et, selon ses expressions, un vif éréthisme du système vasculaire. Ces indications se comprennent d’elles-mêmes.

En Allemagne, on attache une grande importance au catarrhe des voies digestives, auquel se rattachent pour nos voisins toutes les affections des viscères abdominaux. On admet même des inflammations catarrhales de la vésicule du flel et du canal cholédoque, avec des caractères idiopathiques, en y reliant la polycholie, les calculs biliaires, le foie gras. En ce qui regarde les lésions de la muqueuse gastro- intestinale, sympathiques ou essentielles, les renseignements nous manquent ou se réduisent à des affirmations. Il est néanmoins raisonnable de croire que là où Yichy est trop excitant, les eaux d’Enis trouveront leur application par la combinaison de la boisson et du bain. Nous en dirons autant des congestions chroniques du foie, des hépatites chroniques, des calculs biliaires, de l’hypertrophie du foie sans lésion organique proprement dite.

La troisième série d’affections catarrhales auxquelles Ems convient comprend les catarrhes chroniques des voies urinaires et des organes génitaux. Nous n’avons pas à donner, à cet égard, d’autres détails que n’en comporte la médication alcaline [voy. Bigarbonatécs (tiAUx)]. Cependant les maladies de l’utérus sont tellement liées aux inflammations catarrhales de la membrane muqueuse de cet organe, qu’il faut savoir gré à M. Becquerel d’avoir contrôlé par lui-même les prétentions élevées de

EM S

longue date dans les iherines d’Enis pour la cure de ces étals morbides. Les conclusions du mémoire auquel nous faisons tant de précieux emprunts établissent la valeur des eaux d’Ems comme médication résolutive, dans le traitement des affections utérines, qu’on ait affaire à une inflammation chronique de l’organe ou de ses annexes, avec ou sans engorgement, ou à ces métrites entretenues par des récidives de congestion, si fréquentes et si rebelles. Comme la plupart des eaux également minéralisées, elles permettent de consolider des résultats déjà obtenus, en relevant les forces, en calmant la susceptibilité organique, et par suite en rétablissant le libre jeu des fonctions. C’est ainsi que l’aménorrhée et la dysménorrhée, qu’elles soient ou non dépendantes d’une lésion matérielle, s’adressentà cette médication.

Ces considérations nous dispensent d’entrer dans une longue explication à propos de la renommée du Bubenquelle^ à Ems, à l’encontre de la stérilité. Nous savons que c’est une véritable douche ascendante fournie par la nature. Tout appareil disposé de la même façon et dans le même but donnerait des eflets semblables, et certainement ouvrirait le champ aux mêmes abus. Nul doute que, dans les cas d’atonie des organes sexuels, on n’obtienne par l’usage de ce jet d’eau chaude, convenablement dirigé, le rétablissement d’une activité fond ion neile qui se faisait attendre ou regretter.

Nous mentionnerons encore deux attributions tirées de la qualité bicarbonatée sodique d’Ems, la diathèse uinque avec toutes ses variétés et les affections goutteuses. Sans plus de développements , qui trouveront leur place ailleurs [voy. Goutte. Gravelle], nous partageons l’avis de M. Becquerel , qui ne regarde pas ces eaux comme véritablement antigoutteuses, et qui ne les conseille dans le traitement de la goutte que comme diminutif des eaux de Vichy.

Une même restriction comprend la maladie de Bright et le diabète, afl'ections sur lesquelles la thérapeutique hydro-thermale ida pas encore dit son dernier mot. M. d’ibeli assure avoir obtenu des succès à Ems dans ces circonstances.

Enfin, il y a toutes réserves à garder : 1*^ sur les maladies de la peau auxquelles les différents auteurs de monographies d’Etns, et en particulier M. Spengler, ont accordé une place beaucoup trop large dans leur énumération nosologique; 2*" sur les scrofules et le rachitisme, qu’on peut s’étonner de voir figurer en si grand nombre dans la clientèle d’Ems, tandis que l’Allemagne offre tant de ressources de beaucoup supérieures pour leur traitement; S° pour les anémiques et les chlorotiques que les praticiens d’Ems eux-mêmes adressent volontiers aux eaux ferrugineuses de Schwalbach.

ENCAUSSE.

(^esi à la lia du aiois de juin jusqu’à la aii-août qu’oa serendà Ems. d’ibeii réciame contre celte coutume. Le printemps et rautomue lui paraissent mieux convenir, en raison de l’encaissement de ia vallée étroite entre des roches schisteuses et sans autre ouverture qu’au midi. Une atmosphère relativement douce serait en effet plus conforfue h la situation de la plupart des malades qui recourent à Erns et ont à redouter les congestions, les diarrhées, etc. [Voy. Saison.]

La station thermale d’Ems occupe un des premiers rangs en Europe par 1 accord des sites les plus délicieux avec la réunion de tout ce qui constitue l’existence confortable et élégante des classes aisées. Des restes nombreux attesteraient que ces thermes avaient d(*jà une célébrité à

l’époque où les Romains étaient maîtres des bords du Rhin.

L’eau d’Ems s’expédie en très grande quantité au dehors : les deux sources du Kràhnchen et du Kesselbrumiens^Y^ç^ni surtout à cet usage.

e:^-carlai>ez. Voy. Vic-sür-Cère.

EACAESSE (Haute-Garonne, arrond. de Saint-Gauuens). A 8 kilomètres de cette ville.

Sulfatée calcique. Tempér. , 22° cent.

Trois sources, dont deux appartiennent à la commune et sont tout 5 fait identiques; ia troisième, ou ia source à’Argut, est ia propriété d’un particulier et possède une composition peu différente des précédentes.

Eau : un litre.

Azote et oxygène .

Acide carbonique .

Grande

et petite source.

Lit.

Source d’Argut.

Carbonate de chaux. . . .

Gram.

Sulfate de potasse .

traces

traces

— de soude .

— de chaux .

— de magnésie. . . .

Chlorure de sodium. . . .

Silicate de soude .

traces

Iode . . . . .

traces

Oxyde de fer .

Arsenic . .

traces

traces

Matières organiques.. . .

traces

(Filhol.)

Il existe à Encausse un établissement thermal où l’eau est administrée en bains et en Itoisson.

Les eaux d’Encausse participent aux propriétés générales des eaux sul-

enfancü:.

fütécs, et cojivieniieiit beaucoup aux affeciioiis utérines accoiri[)agnécs d’excitabilité nerveuse ou inflammatoire de l’utérus. Elles conviennent également aux hystériques et aux individus très névropathiques, aiïectés de dermatoses diverses, de troubles fonctionnels variés des organes abdominaux, et qui ne sauraient supporter des eaux plus spéciales, mais plus actives.

Les eaux d’Encausse passent pour guérir la fièvre intermittente. « Le médecin inspecteur actuel, M. Comparan, dit M. Pâtissier, a confirmé par de nouvelles observations l’efficacité des eaux d’Encausse contre les fièvres intermittentes opiniâtres, efficacité signalée depuis longtemps par M. Doneil, et reconnue par tous les médecins des localités voisines. C’est donc un fait acquis à la science que cette action fébrifuge des eaux d’Encausse; elle se manifeste tantôt par des urines copieuses, tantôt par des selles fréquentes; quelquefois il ne s’opère aucune crise appréciable. Cette action médicatrice est plus prononcée dans la jeunesse que chez les adultes. Si la fièvre d’accès résiste à la boisson des eaux, on a lieu de soupçonner l’existence de tumeurs dans l’abdomen.» [B apport sur' le serv.rnéd. desétabl. therm.,i[msMérn. deTAcnd. irap, de niéd.

Ces faits paraissent tiès intéressants et ont pour eux une véritable notoriété. Cependant il ne sera possible d’accepter les propriétés fébrifuges des eaux d’Encausse que lorsqu’elles auront été présentées sous une forme suffisamment explicite [voy. Intermittentes (fièvres).

E\FA1\CE. L’enfance, depuis la naissance jusqu’à la quatorzième année de la vie, ofl're des caractères physiologiques extrêmement nets. Comme toute thérapeutique, la médication minéro-thermale, dont nous ne séparons pas le traitement marin, doit se subordonner à ces conditions spéciales; mais on reconnaîtra sans peine que les ressources de la pratique hydriatrique sont assez, variées pour suivre le développement de l’organisme dans ses périodes, le seconder quand il s’arrête ou se ralentit, et surtout pour combattre ces états acquis ou héréditaires, cachexies ou diathèses, au milieu desquels les plus énergiques élans de la nature s’épuisent si souvent.

Hufeland considérait les maladies de l’âge tendre comme devant être traitées d’après les'princijics fondamentaux de la pathologie et de la thérapeutique générales. Nous en convenons, et nous disons encore avec lui, que le traitement le plus simple est le meilleur chez les enfants. A ce compte, les eaux minérales et la mer mettent à la disposition du médecin : 1” des principes médicamenteux, chlorure de sodium, hrome, iode, soufie, fei’, autant d agents d une spécialité appréciable et incontestée; 2'^ des moyens balnéaires dont l’emploi peut être gradué, surveillé, toujours proportionné aux circonstances morbides, et surtout adapté 5 la

ENFANCE

grande susceptibilité des jeunes sujets; 3° des adjuvants hygiéniques, air des côtes ou des montagnes, insolation, exercice. Nous devons v adjoindre la diversité de température de l’eau, qui constitue un précieux instrument de traitement de plus. Quoi de moins empirique? Aussi, par une exception assez remarquable en thérapeutique, ces modes de médication s’appliquent aussi bien à l’individu dont la santé générale pèche par un défaut d’équilibre qu’à ceux chez lesquels la lésion organique ou fonctionnelle est évidente.

L’enfance, comparée aux âges suivants, présente l’association d’une vie active, en quelque sorte exubérante avec un état imparfait des organes et une régularité moindre des fonctions. C’est en ces termes que M. Barrier [Traité pratique des înalad. de V enfance^ 18ô3) a adopté les vues élevées de îlufeland. Il arrive souvent que l’une des deux quantités l’emporte sur l’autre : tantôt il y a surexcitation et prédominance de cette activité vraiment vitale; tantôt c’est la lenteur avec laquelle l’économie fait son évolutfon ou s’harmonise qui impiime à l’enfant un cachet de torpeur et de faiblesse auquel personne ne se trompe : dans les deux cas, il faut intervenir. Est-ce elîet de transmission héréditaire, ou suite d’un concours de mauvaises conditions hygiéniques, ou les deux influences se confondent-elles pour un même résultat? Cette détermination est importante à bien des égards, mais elle n’empêchera pas que le traitement par les eaux minérales ou la mer ne doive être ou sédatif, ou excitant, selon l’une ou l’antre acception, et qu’en définitive il ne s’agisse d’une reconstitution à effectuer.

Le plus ordinairement, c’est le lymphatisme qui a recours, avec ses traits distinctifs, à l’efficacité des modificateurs généraux. Nous n’avons pas à décrire ici cet état, compatible jusqu’à un certain point avec le libre jeu de la santé, et dont on a fait un tempérament suffisamment caractérisé. D’ailleurs, les limites qui le séparent des scrofules sont encore assez vagues, et ce que nous pourrions dire de lui s’entendrait aussi bien des manifestations strumeuses [voy. Scrofules]. Qu’il soit question d’un degré plus ou moins prononcé du tempérament lymphatique, ou de localisation des scrofules aux ganglions lymphatiques, aux os, à la surface de la peau, aux muqueuses, aux organes des sens, etc., la médication se base toujours sur l’impressionnabilité du système tégumentaire et la rapidité des sympathies nerveuses chez l’enfant. On sait combien l’absorption et l’exhalation s’exercent activement alors, quelquefois aux dépens de la calorification. Il y a donc intérêt à provoquer et à entretenir du côté de la surface de la peau des habitudes, pour ainsi dire, de réaction, en vertu desquelles on obtient des révulsions salutaires et une plus égale répartition des actes fonctionnels de l’organisme. Quant aux liens

Dict, des Eaux mi>ér. — T. I. 40

t)26 ENFANCE.

possibles entre raiiicüoralion d’un organe malade et les, modifications exercées à jjropos sur un organe sain, c’est la portée fondamentale do la méthode dérivative. Nous ne trouvons rien, h ces différents points de vue, qui, dans l’objet de notre étude, ne s’approprie et à l’étiologie et à la thérapeutique des affections de l’enfance.

Les eaux sulfureuses {Luchon, Ax, E7ighien, Schrnzmch) exercent, comme l’a très bien remarqué M. Asirié {Thèse maug.,\ 852), une action sur l’ensemble des foiîctions générales qu’elles relèvent. C’est à la fois l’innervation qui se réveille sous leur influence stimulante, et l’appareil sanguin qui en reçoit une impulsion nouvelle. Si, comme nous l’examinerons ailleurs [voy. Scrofules. Sulfurées (eaux)], elles n’ont qu’un rôle secondaire dans le traitement des diathèses, il reste acquis, chez les enfants, qu’elles modifient favorablement leur économie, et que, sur le terrain intermédiaire au lymphatisme et aux scrofules, on doit attendre de bons effets de leur emploi.

Les eaux chlorurées sodiques thermales, ou froides {Êalaruc, Bourbonne , La Bourboule , Niederhxnn , Soden) , soit avec un caractère sulfureux {Uriage, Aix-la-Chapelle), soit notablement gazeuses {Bourbon~C Archambault, Nauheim, Kissingen), ont une valeur qui n’est plus mise en doute toutes les fois qu’il faut s’opposer aux progi’ès du tempérament lymphatique, ou réparer les désordres dus à son exagération. Elles représentent d’ailleurs les plus minéralisées d’entre les eaux minérales [voy. Chlorurées sodiques (eaux)]. A côté du chlorure de sodium qui fait leur caractéristique formelle, l’iode et le brome s’y trouvent le plus souvent combinés en proportions et sons des formes réellement médicamenteuses. Près de certains établissements thermaux, on accroît encore la virtualité de ces principes par l’addition d’eaux mères salines (k^xuznach, Lavey, Nauheim, Salins). En présence de la diathèse presque particulière aux premiers âges de la vie, et dont les traits se résiunent en une sorte d’atonie de tous les systèmes et en une prédisposition aux manifestations du vice scrofuleux, nous n’hésitons pas à proclamer la suj)ériorité de la médication citlorm ée sodique sur toutes les autres.

Les eaux ferrugineuses [Liixeuil , Pyrmont , Spa) pourront servir d’auxiliaires dans beaucoup de cas, surtout lorsque la faiblesse portera sur les fonctions digestives et assimilatrices, et qu’il faudra les ranimer au plus tôt, en rendatit du meme coup au sang ses qualités j)lastiques. Il est du reste peu de stations thermales auprès desquelles on ne trouve quelque fontaine minéralisée par le fer. Enfin, un autre complément nous est apporté par les eaux réputées comme iodurées et brornurées {C halles. Saxon, Wildegg). iCusage interne de ces sources paraît devoir entrer

ENFANCE

dans la pratique, lorsque l’expérience, encore assez récente pour elles, aura prononcé sur leur spécialisation.

Mais c’est le traitement marin qui réclame l’enfance , comme étant la période d’âge à laquelle il convient entre toutes. Ses privilèges sont confirmés par le temps et par l’observation de tous les jours. M. lioccas [Des bains de mer^ etc., 1857) fait ressortir avec raison que la pratique de la mer, habitation et mouvement en plein air marin, a toujours une influence bienfaisante sur les enfants à prédominance lymphatique. Il n’en est pas de même des bains, sur l’usage et l’administration desquels des réserves sont très nécessaires. Vis-à-vis de formes torpides, ou d’une sorte d’arrêt de développement dans les organes et les fonctions, nul doute que l’indication ne soit positive. M. Quissac [De l abus des bains de mer, 1853) admet lui-même que dans ces conditions, de six à seize ans, les bains de mer doivent être considérés comme spéciflques. 31. Gaudet [Rech. sur Vusage et les effets hygién. et thérap. des bains de mer, 184^) va plus loin; il croit que bientôt cette pratique sera employée comme le meilleur moyen d’éducation physique dans l’enfance. On ne saurait nier que les qualités de l’air [voy. Am marin), s’ajoutant aux influences d’une hydrothérapie minérale puissante et d’exercices journaliers, ne fournissent des éléments de résistance contre les prédispositions morbides auxquelles les jeunes sujets sont soumis pour la plupart [voy. Rachitisme, Scrofules]. Les règles relatives à ce mode de traitement trouveront leur place aux articles qui les concernent

[voy. 3JARIN (traitement)].

Les bains de mer conviennent-ils à tontes les formes de tempérament, et indistinctement h toutes les périodes de l’enfance? 31. Gaudet lui-même reconnaît qu’il est des enfants strumeux, à ia peau brune, aux yeux noirs, au visage pâle, supportant bien moins facilement l’action de ces bains que d’autres auxquels il assigne par opposition le type blond dans la variété des scrofuleux. D’après lui, les réactions sont moins complètes chez les 'premiers que chez les seconds; mais il y a surtout à tenir compte de leur impressionnabilité, et notre savant confrère [loc. cit.) n’a pas été sans voir alors les phénomènes d’excitation générale dépasser ce qu’il est naturel d’attendre. Nous croyons, pour en avoir rencontré des exemples, que l’action déprimante du froid n’est pas également tolérée par les jeunes sujets, et qu’il y aurait inconvénient, sinon danger, à provoquer des phénomènes réactifs dans un organisme rebelle. Que l’activité cérébrale ait été poussée au delà des bornes convenables par un travail intellectuel prématuré, et qu’il s’ensuive un ralentissement d’énergie dans les fonctions nutritives, un véritable état anémique (Roccas, loc. cit.)^ les bains de mer contribueront bientôt, avec l’éloignement des

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causes du mal et une alimenlalion fortifianle, à rétablir réquilibre perdu. Nous ne pensons pas qu’il en soit de meme pour les enfants à humeur et sensibilité vives, chez lesquels une tension continuelle du système nerveux, reçue héréditairement ou entretenue par des méprises d’éducation, demande de la part des parents et du médecin une surveillance et une attention particulières. Chez la plupart, il y a une précocité de croissance et d’impressionnabilité générale, autant de motifs pour multiplier les précautions dans le traitement de leurs affections. M. Gaudet a constaté des symptômes d’excitabilité nerveuse chez les enfants de cette classe soumis h la mer. Tout en prescrivant de sages ménagements pour eux, il assure que, après quelques épreuves, soit sous l’influence de 1 habitude, soit par l’appropriation modifiée du bain, les troubles physiques et moraux disparaissent, et que des saisons courtes, mais répétées, procurent de véritables avantages en |)areil cas. ïl a même vu des mala¬

dies spasmodicjues, comme la chorée et ses variétés, s’atténuer par cette méthode, sans que la sensibilité ait été trop stimulée par l’action excitante

des bains de mer.

Toutes choses égales d’ailleurs, il nous semble que la médication thermale, dans les circonstances déterminées qui viennent d’être passées en revue, présente autant de ressources et fait naître moins de craintes. Les eaux sullurées, comme les eaux chlorurées sodiques, peuvent être administrées à des températures mesurées rationnellement, sans rien enlevei à leur minéi’alisation. Le bain et la douche se diversifient au gré des indications. On dose les eaux mères comme une préparation magistrale. Parmi ces sources, l’étendue et les facilités du choix se plient à toutes les exigences. Entre les eaux salines fortes {La Bourboulc, Bourbonne, Balarnc, ILrcuznach , Nauheim) et les plus faibles [Néris, Bourbon-Lancy), il y des intermédiaires permettant une accommodation variée {Aix-la-Chapelle, Uriage, B ad en- B hd en). Les eaux sulfu-

composition et de thermalité se rencontrent réunis. Enfin, il est, parmi les eaux sulfatées, ou carbonaiées calciques ou mixtes, des eau.x qui peuvent se prescrire utilement chez les sujets nerveux ou dans les maladies dépendant des centres encéphalo-rachidiens [Bagncres-de-Bigorre , Plombih-'es, Baden (Suisse)]. Les conditions d’air, de site et d’altitude devront être prises également en considération dans la détermination de

ce choix de station [voy. Altitude. Adjuvants), aussi bien que pour l’élection du littoral de l’Océan ou de la Méditerranée.

Reste à savoir à quel âge on peut commencer la médication des eaux

minérales et le bain de mer.

La question ne s’est guère agitée jusqu’ici

ENGHIEN

que relativement à cette dei'iîière pratique. M. îloccas (loc. cit.) a examiné avec beaucoup de soin les avis des auteurs très divergents sur ce point. Entre M. Gaudet, affirmant que les bains de mer sont rigoureusement praticables depuis la première année de l’existence, et M. Quissac, qui les refuse avant quatre ou cinq ans au moins, il y a l’opinion conforme à beaucoup d’antres en thérapeutique, celle qui ne pose point de règle absolue. M. Roccas l’adopte, mais il énonce comme principe générai et peu capable d’exceptions, qu’on ne doit pas baigner à la mer les enfants robustes avant l’âge de trois ans, délicats, avant cinq ans. Nous serons moins exclusifs en ce qui regarde le traitement thermal; il peut s’appliquer à de très jeunes sujets, bien entendu avec l’observance des règles de prudence que leur constitution et leur état morbide réclament.

M. Gerdy [Etudes sur les eaux min. d'Uydage, 1849) a souvent constaté pendant les trois ou quatre premières années de la vie des enfants l’emploi avantageux des bains d’eaux minérales, à l’encontre de ces états indéterminés de débilité et de langueur fonctionnelle qui ne sont ni la santé ni la maladie. Des faits semblables s’observent certainement ailleurs et sont tellement familiers aux praticiens, qu’ils n’ont pas jugé à propos de fixer l’attention de leurs confrères sur eux.

xVvec Hufeland, on admet en général que la dernière période de l’enfance se confine entre sept et quatorze ans. xVu delà, elle touche à la puberté; de nouveaux points de vue, non moins essentiels que les précédents, se déduisent alors de la médication thermale [voy. Puberté].

EXFER. Nom donné, dans certaines localités, et plus particulièrement dans l’établissement d’Aix en Savoie, à des étuves qui se remplissent de vapeur par l’effet d’une chute ou d’une douche d’eau thermale, et dont la température est très élevée.

EXGHIEX (France, Seine-et-Oise, arrond. de Pontoise, canton de Montmorency). A 11 kilomètres de Paris, ligne du chemin de fer du Nord.

Altitude, 48™.

Enghien est la seule station thermale importante qui se rencontre aux alentours de Paris. Cette circonstance n’a pas peu contribué sans doute au développement qu’elle a pris et à la réputation qui lui appartient justement. Cependant nous devons faire remarquer que ce voisinage même prive cette station des avantages que les stations analogues des Pyrénées, par exemple, doivent à leur éloignement des grands centres de population, cà leur altitude, enfin à leurs conditions topographiques et climatériques.

Sulfurée calcique. Terapér. , 10° à 14° cent.

^30 ENGHIEN

Cinq sources principales : sources Cotte, Deyeux, Péligot ou de la Rotonde, Nouvelle ou source Rouland, de la Pêcherie.

Eau : un litre.

Azote .

Acide carbonique libre...

— SLilfhydrique libre. .

Carbonate de potasse. , . .

• — de soude .

— de chaux .

— • de magnésie

Sulfate de potasse . . .

— de soude. ....

— de chaux ....

— de magnésie..

— d’alumine . . .

Chlorure de sodium. .

— de magnésium..

Acide silicique. ....

Oxyde de fer .

Matière organique azotée.

Cotte.

SOURCE

Deyeux.

SOURCE

PÉLIGOT.

SOURCE

Bouland.

SOURCE

de la

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