ESPAGNE
D’après M. Roux, ia source Colomer serait luiuéralisée par 0,0186 et la source |)ar 0,0155 de sulfure de sodiuui.
Le débit de la graude source qui aliîueiue rétai)lisse!ueut Colomer est considérable, puis(|u’il ne s’élève j)as à moins de 795 000 mètres cubes par vingt-quatre heures. Celui de la source Merlat est beaucoup moindre. Du resie, Anglada estime qu’elles ont une origine commune, car elles sont à une distance de deux cents pas l’une de l’autre, et, de plus, leurs |)ropriétés physiques et chimiques sont à peu près les mêmes.
Sur le terj îloire d’Escaldas jaillit une troisième source, désignée sous le nom de Tarière MnrgaiC et située à une faible distance des deux premières. D après Atiglada, qui n’en a pas poursuivi l’examen d’une manière approfondie, elle serait moins sullurée que les sources de Colomer et de Merlat, quoique sa température soit la même que celle de la source Merlat (33^^, 12). Elle est, du reste, sans utilité.
Les pro{)riétés thérapeutiques de l’eau des différentes sources d’Escaldas sont les mêmes que celles reconnues aux eaux sulfurées de la chaîne des Pyrénées.
Les établissements de Colomer et de Merlat réunissent la plupart des conditions exigées dans la médication hydro- minérale, telles que bai* gnoires et douches.
ESCOLXOL'KSiK (Erance, Aude, arrond. de Limoux).
Sulfurée sodique. Ternpér. , à 45^".
En pariant des eaux minéiaies de Carcanières, nous avons dit cjue les somces se répandaient sur le territoire du département de l’Aude et dans la commune d Escouloubre. Les sources de celle dernière station, au nombre de trois, sont situées sur ia rivière de i’Aude, qui les sépare de celles de Carcanières, placées sur la rive gauche. Elles possèdent les degrés de température et de sulfuration suivants :
Température. Eau : un litre.
Source de ia douche. ......... 45*' 0,027342
— Alathieu. . . 40'^ 0,0149] 3
— du Bain fort . 37‘’ 0,014913
L'Yvette . 29« 0,012429
La station d’Escouloubre contient cinq ou six cabinets de bains fréquentés par la classe pauvre.
(ies eaux n’ont été l’objet (]ue d’une seule analyse par Reboul , mais elle nous paraît tellement défectueuse, que nous ne croyons pas devoir la reproduire ici.
ESKi-CBiEiiEK (Turquie d’Asie, Anatolie). Bourgade à 39 kilom. de Kuiahieh, oii l’on trouve des sources sulfureuses thermales et de très beaux i estes de bains anciens.
KSFACJAX. JAEspagne représente un vaste plateau très élevé, sur-
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monté de plusieurs chaînes de moutagnes qui dépendent du système des Pyrénées. C’est un des pays les [)lus riches en eaux minérales qu’on puisse citer. Sur une superficie de 460 453 kiiom. carrés, elle compte 232 sources en plus que le nombre de celles répandues sur le sol de la France, avec 530 402 kilorn. carrés de superficie. M. Kobio, auquel on doit un excellent ouvrage sur ce sujet (7Warfocowy>/. de las fuentes neioi. de la .^syjmin!,1853), en porte le recensement appioximatif à deux mille environ. îl les a rangées synoptiquement d’après une nomenclature diflérente en plus d’un point de celle que nous adoptons [voy. ClassifiCx\tion]. C est ainsi que ce savant médecin admet des eaux nitrogénées, minéralisées en grande partie par le gaz azote; nous ne saurions adopter cette manière de voir [voy. x^itrogénées (eaux)]. Quoi qu’il en soit, apiès les eaux ferrugineuses, ce sont les eaux sulfureuses froides qu’on rencontre le plus souvent en Espagne, en nombre quatre fois plus gland que celui des eaux suliuieuses tliermales. Les eaux chlorurées sodiques sont moins fréquentes; on en signale 137, et quant aux eaux bicarbonatées sodiques, leur chiffre se réduit à 4. La température de ces diverses sources est compiise entre 3° ceiitigr., comme la plus basse, et 70° à la limite la plus élevée. Leur gisement n’a pas été suffisaminent étudié, ou du moins n’est déterminé que pour 113 d’entre elles. Il est à remarquer (jue, sur 42 eaux thermales sulfureuses ou chlorurées sodiqnes, 13 seulement sortent du terrain primitif ; 26 sources, notablement chargées d'acide carbonique, appartiennent à deux régions volcaniques : l’une dans la Nouvelle-Castille, l’autre en Catalogne. Ces faits, très dignes d’intérêt, méritent d’être ap[)rofondis et éclairés par des études ultérieures.
Les eaux minérales de l’Espagne ont été utilisées par les Romains et sous la domination arabe, à en juger par les restes multipliés de ces époques qu’on découvre dans leur voisinage. Après un abandon complet et prolongé, le gouvernement, depuis 1817, s’est efforcé de réglementer leur exploitation. 89 établissements sont sous la surveillance de médecins-directeurs, désignés officiellement. L’État en possède 4 et le domaine royal 2. On ne saurait trop louer les progrès accomplis dans l’installation de ces derniers et olferts en modèle aux autres propriétés, les- ({uelles se partagent entre des institutions religieuses, des provinces, des communes et des particuliers. Plusieurs d’entre eux sont ouverts aux indigents; malheureusement il y a beaucoup à faire encore pour l’amélioration de cette branche d’utilité publique.
Nous ne pouvions ni reproduire la longue énumération des sources minérales de l’Espagne, ni relater chacune en particulier, d’autant plus qu’un grand nombre de ces eaux sont tout à fait négligées. Nous avons