ESTOMAC (MALADIES DE
surtout tenu un compte exact de celles qui ont la garantie administrative d une direction médicale, en choisissant parmi les autres stations celles qui offrent quelque intérêt au point de vue de l’hydrologie. ENMRRAttÏJKîiA. Voy. PüDA (LA).
EST^iiER (France, Pyrénées-Orientales, arrond. de Prades.) A 9 kilomètres de cette ville.
Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér., 15^ centigr.
Anglada, qui a examiné l’eau de cette source au point de vue qualitatif seulement, la considère comme très ferrugineuse. Les réactifs versés dans 1 eau minérale n’y ont pas indi({ué de traces de chlore et de
chaux, tandis que la proportion d’acide sulfurique a été trouvée très notable.
Elle jaillit d’une roche schisteuse, et les habitants l’utilisent en boisson et en irrigation.
ESTOMAC'. (Maladies de P). Les caux minérales constituent une médication importante et très répandue dans les maladies fonctionnelles de 1 appaieil digestif, dyspepsie , gastralgie etc.; mais rien ne nous autoi ise à penseï juscju a présent qu elles possèdent une véritable efficacité dans les maladies organiques de l’estomac. On sait combien les altérations qu’il est permis de rapporter à la gastrite chronique, tant qu’elles sont superficielies et commençantes surtout, sont difficiles à discerner, pendant la vie, de la gasti algie, et surtout de certaines dyspepsies doulouteuses. II est donc présumable que des cas de ce genre ont plus d’une fois été pris pour de simples dyspepsies, et peut-être ont fourni les exemples les plus saillants de dyspepsies résistant au traitement thermal. Nous sommes, il est vrai, disposés à admettre qu’un certain degré iV épaississement ÛQ la muqueuse elle-même ou du tissu cellulaire sousmuqueux peut céder a des eaux minérales appropriées et résolutives, aux bicarbonatées sodiques surtout; mais personne n’a encore publié d observations confirmatives de cette supposition, que nous ne présentons ici que comme telle. Quant aux ramollissements de la muqueuse, nous ne connaissons aucun fait qui les rattache à la médication thermale.' jNous en dirons autant des ulcérations de l’estomac, bien que M. Rotureau prétende que les eaux de Karlsbad peuvent guérir les ulcères rongeants serpigineux de l’estomac, ce qui nous paraît invraisemblable.
Le toutes les affections cancéreuses, le cancer d’estomac est celui qui se rencontre de beaucoup le plus souvent près des stations thermales, soit que son existence eût été méconnue, soit que l’on eût espéré en obtenir la résolution. Ce que nous avons dit à l’article Canceh trouve ici son application. Le cancer d’estomac ne saurait, à nos yeux, indiquer le traitement thermal à aucune de ses périodes, et, dans le plus grand
ÉTDVE.
nombre des cas, ne devrait a son intervention ([u’nn redonblemenl d’activité. [Voy. Cancer. Dyspepsie. Gastralgie. Vomissements.]
ÉTAIA'. L’étain , et mieux l’oxyde d’étain , est l’iine des susbtances que l’on a reconnues d’une manière exceptionnelle dans les eaux minérales.
M. VVill , analysant les dépôts des eaux de ïlippoldsau (grand-duché de Bade); M. Relier, les dépôts des sources de Rackozy et de Pandur à Kissingen (Bavière); M. van KerckhotT, l’eau de la source de Mondorff, près de Luxembourg, ont signalé la présence de traces d étain.
Ce métal a sans nul doute pour origine des dépôts métallifères particuliers que lessivent les sources minérales.
La recherche de l’oxyde d’étain engagé dans les principes minéraux et ordinaires des eaux ne laisse pas que d’être entourée de plusieurs difficultés ; nous empruntons au mémoire de M. Will le procédé qui lui a servi pour isoler et doser cette substance, mélangée avec le plomb, l antimoine et le cuivre [Annuaire de Millon et Reiset, 1848, p. 207).
Une quantité indéterminée du dépôt fut traitée par 1 acide hydiocblorique, puis on chauüa la dissolution limpide avec de 1 acioe sulfureux en excès, jusqu’à ce que 1 odeur de cet acide eût dispaïu. Ln courant d’acide sulfhydrique produisit un précipité brunâtre, qui fut recueilli sur un filtre pesé. Une partie des sulfures fut ensuite oxydée par l'acide nitrique fumant; la pi’oportion d’acide sulfurique, déterminée pai la méthode ordinaire, donna la quantité des cinq métaux contenus dans un poids connu de peroxyde de fer.
Une autre portion des sulfures pesés fut mise en dissolution a^ec du sulfbydrale de potasse; les sulfures d’arsenic, d’antimoine et d’éîain s’étant dissous, il ne restait que ceux de plomb et de cuivre, qui, traités par l’acide nitrique, furent dosés par les moyens connus.
Quant aux sulfures dissous dans le sulfbydrale de potasse, ils fuient précipités par un acide, recueillis, séchés et calcinés avec un excès de cyanure de potassium; l’arsenic s’étant volatilisé , il ne restait plus que de l’antimoine et de l’étain, qui étaient en partie réduits à l’état métallique. La portion fixée dans la scorie lut précipitée par le zinc; le dépôt métallique fut pesé, puis dissous dans un mélange de chlorate de potasse et d’acide bydrochlorique ; l’antimoine fut précipité par une lame d étain, puis recueilli et pesé.
ÉTRETiV'r (France, Seine-Inférieure). A 206 kilomètres de Fans, 30 du Havre, 18 de Fécamp.
Bains de mer.
ÉTEA’E. On désigne sous le nom générique d étuve, un ou piusieuis locaux attenants, dont le milieu est élevé à une température suffisante pour provoquer la transpiration cutanée (36" à 50° et 55°).