ÉTUVE
■Si le milieu est elinnfré.soit |Kir introdiiction d’air chaud, soit par caléfaction extérieure du sol ou des parois, ou désigne le local sous le nom
Cl etuve seche.
On désigne sous le nom d'éluue /nwiide, un local dont le milieu est échaulTé par l’introduction de vapeur acpieuse par le sol on les parois.
On peut, à l’article Iîain, voir combien l’étuvc sèche, plus ou moins associée à l’immersion , jouait tm rôle important dans l’hygiène des Komarns et des Grecs, et comment ceux-ci sont aujourd’hui encore milles en cela par les peuples de l’Orient, du nord de l’Europe et dos contrées asiatiques, Ees anciens ont installé l’étuve sèche jusque dans
le,s lhermes où les eaux minérales alimentaires n’avaient pas une chaleur sulïisante pour l’étuve humide.
Cette dernière figure dans presque tonies les ruines de thermes dont
I eau était de température suffisante à la formation de vapeur spontanée
de 35 degrés et plus. Elle était presque toujours installée près de l’émer-
pmee des sources les plus chaudes et à l’a, mont des bassins des iiiscines.
,e.s locaux composant l’étuve reposaient sur un bassin d’eau chaude,
dont ils n’étaient séparés que par un dallage formant le sol. Ce dallage
était supporté sur des dés de granit, de grès on de terre cuite, rectaim
gulaires ou cylindriques. On y entretenait, à l’état de renouvellement
constant, une nappe d’eau chaude de 30 ,à 60 centimètres de hauteur
dont le plan supérieur était de 25 à 30 centimètres au-dessons de la face
mfcrienre du dallage, lequel était formé, soit par des pierres plates ioiri-
lives, .soit par des voûles déprimées avec chape de béton faisant sol aux étuves.
La vapeur fournie par l’eau chaude léchait ia partie inférieure du dalage, puis s’élevait dans des clieminées de poterie placées verticalement dans les parois latérales et près de la surface intérieure de ces parois. Dans le cas ou la chaleur était snffî.sanle, on avait à volonté i’étiive sèche ou humide, selon que l’on dégageait la vapeur à l’intérieur on à l’extérieur des locaux. Dans l’étuve humide, la vapeur se dégageait à l’iuténeur, soit par des ouvertures eu forme de puits, carres on circulaires ménagés au dallage, soit par les cheminées des parois, vers 70 cenlimètresii 1 mètre an-dessus du dallage. Les cheminées des parois présentaient une section qiiadrangulairc de 12 .v i8 centimètres de côlé Elles étaient quelquefois presque jointives, d’anlres fois espacées a la dislance de /.ü cent, mètres à 1 mètre. On voit des spécimens de ces bassins de chauffage intérieur, on hypocauMes, dans les caves de la maison diahert a Aix-les-lianis. On en a rencontré dans les subslrnctions gallo-romaines de Euchon, de Saint-Honoré, d’Evaux, de Néris, etc [voy lîams]
Pendant une longue suite de siècles et jusqu’à nos jours , les étuves