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FAIBLES (EAUX MINÉRALES

boiiate, d un chlorure ou d’un sulfate c(ueIconc{ue; aussi voyons-nous les propriétés thérapeutiques de ces différentes eaux faibles, bien qu’il faille, en définitive, les comprendre parmi les bicarbonatées, ou les chlorurées, ou les sulfatées, tendre à se détacher des propriétés thérapeutiques propres à chacune de leurs classes respectives, pour se rapprochei entre elles; et si Ion range les eaux minérales de chaque classe par ordre de minéralisation, on trouvera au bas de chaque tableau une série deaux minérales que l’on pourra grouper toutes ensemble, pour en former la famille des eaux faibles.

Le premier caractère de ces eaux est donc une faible minéralisation,

et le défaut de prédominance formelle et significative.

Un second, moins absolu, mais presque constant, est une température élevée. En effet, on peut admettre que la plupart de ces eaux doivent à leur thermalité au moins une grande pai tie des propriétés que l’on attendrait vainement de leui' constitution.

Un troisième caractère est un défaut de propriétés médicamenteuses déterminées, et, par suite, de spécialisation thérapeutique nettement accusée, si ce n’est cependant en ce qui peut dépendre de leur température élevée.

Un quatrième caractère enfin est de se prêter presque uniquement à 1 usage externe, et de réclamer un développement tout particulier des moyetis balnéo-thérapiques.

Il ne saurait y avoir rien d’absolu dans la plupart de ces caractéristiques. La minéralisation à peu près négative d’une eau minérale peut être

compatible avec l existence de conditions non encore déterminées, et qui lui assignent des propiiélés particulières. ÎNous ne pouvons prétendre que l’analyse de ces diverses eaux minérales, seul élément offert à notre appréciation, flous re|)roduise toujours avec exactitude leur propre constitution. Beaucoup de ces atialyses sont très imparfaites, et nous savons que les analyses, mêine le plus habilement exécutées, ne donnent pas encore aujourd’hui le dernier mot de la constitution réelle des eaux mi-

néiales. L ensemble des caractères que nous venons d’assigner aux eaux faiblement mineialisées ne doit être envisagé qu’à un point de vue très général et sous toutes réserves.

Le défaut de sjiécialisation exclusive fait précisément que ces eaux sont applicables à un grand nombre de cas très divers. Elles constituent une sorte d’hydrothérapie, chaude ou tempérée, peu effective peut-être, mais salutaire à un grand nombre d’altérations de la santé. Elles empruntent même h leur propre constitution ou à leurs modes d’application des qualités absolument ou relativement sédatives, d’autant plus précieuses qu’elles conservent généralement quelques-unes des propriétés

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reconstituâmes des eaux p!us minéralisées, et ne deviennent débilitantes que si l’on en pousse à l’excès les modes d’administration. C’est auprès des eaux minérales de ce genre que l’on trouve à traiter les affections doulomeuses. à modifier les constitutions névropathiques. Ce sont elles qui permettent d’appliquer la médication thermale à des individus à qui telle circonstance de la santé ou de la constitution ne laisserait pas tolérer une médication plus active. Il est un grand nombre de maladies externes, parmi les dermatoses, les plaies, les lésions fonctionnelles du système musculaire, des articulations, qui, réclamant plutôt une hydrothérapie appropriée qu’une médication énergique, trouvent parmi les eaux /«fô/es d’excellentes applications.

On trouvera, du reste, aux articles consacrés aux principales eaux minérales faibles (ainsi Bains, Bouiibon-Langy, Fonça ü de, Gastein, Luxeuil, Néris, Wildbad, etc.), des renseignements plus complets sur les ressources que peut fournir une telle médication.

Nous renverrons également aux articles suivants : Bicarbonatées (eaux). Chlorurées sodiques (eaux). Classification. Médication thermale. Minéralisation. Sulfatées (eaux).

FALCI4J (Toscane). Dans le val di Chiana.

Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér., 17° centigr.

Eau : 16 onces.

Eau : un litre.

Grains.

Gram.

Carbonate de soude . .

— de magnésie. . .

— de chaux .

Chlorure de sodium .

= traces

Pouc. cubes.

Cent, cubes.

Gaz acide carbonique .

(Giulv.)

eaux laissent déposer un

sédiment ocracé

abondant au contact

de l’air.

FAFSET (Espagne, prov. de Tarragone). Source, nommée aussi la Fontvella, dans laquelle on a signalé du chlorure de calcium, du carbonate de potasse et du sulfate de magnésie, sans en indiquer les proportions. Elle est employée comme digestive,

FARAiSFiiKi (Suisse, canton de Lucerne). Bains à 25Ü0 pieds audessus du niveau de la mer. L’analyse quantitative n’a pas été indiquée. On dit seulement que l’eau contient du soufre, du fer et de la magnésie. Elle s’emploie dans les maladies cutanées.

FENEU,

Fwrs. Voy. Peau (^îaladfe.s de ea).

Fî'x'AMP (France, Seioc-Inférienre, arrond. du Havre). A 220 kilomètres de Paris, A3 du Havre ; chemin de fer de l’Ouest. Ville de 12 000 habitants.

Bahis de mer très fréquentés, appartenant à une société.

FEI.DXFKIVG (Havière). Village au bord du lac de Starnberg, à peu de distance de iMunicb.

Sulfurée calcique. Tempér. , H'’ centigr.

Eau : 1 6

Grains.

onces.

Eau : un

Gram.

Carbonate de chaux .

— de magnésie . . .

Sulfate de soude .

(.hlorure de sodium .

— de magnésium. . .

Carbonate de potasse . .

Acide ^ilicique .

Matière extractive .

Pi'nc. cnl).

Cent. cub.

Hydrogène sulfuré .

(DiTTRnicii, 1857.)

Otte source, sur laquelle on n’a que des renseignements récents, est proposée comme facile à transporter.

FELLATHAEE (Étals aulricliiens, lllyrie, ])rovince de Carintbie). Quatre sources peu diflérentes entre elles, sortant du calcaire, au nord et au pied des Alpes carintbiennes.

Jhcarhonatée sadique . Tempér. , 9° centigr.

Carbonate de soude . . .

— de magnésie

— de chaux...

Chlorure de sodium. . .

Sulfate de soude .

Gaz acide carbonique .

Eau : 16 onces. Eau : un litre.

Grains.

Gram.

Ponc. cub.

Cent. cub.

(Gromatzky.)

Ces eaux s’emploient à l’intérieur et en bains, particulièrement dans les affections goutteuses et dans les maladies de la peau.

FELMI-BAJOM. Voy. lUSSEN.

FEAiEE (iMaine-et-Foire, arrond. d’Angers). Près dti village de Feneu. Ferrugineuse hicarh(m(itée. Froide.

FEK.

Plusieurs sources dont deux méritent

d’être sig

nalées; ce sont

sources de Seine et de Launay.

un litre.

Source

Source

DE Seine.

DE Launay.

Gram .

Gram.

Acide carbonique et azote . . .

indét.

indét.

Bicarbonate de chaux . .

— de magnésie .

— de fer .

— de manganèse .

traces

— de chaux .

— de magnésie .

— de manganèse .

traces

— de fer .

— d’alumine .

Chlorure de calcium .

— de magnésium .

Silice .

Matière organique azotée .

traces

(Ménière et Godefroy.)

Ces chimistes ont en outre constaté des traces d’arsenic dans le dépôt des sources.

FER. Le fer constitue rnn des éléments les plus constants des eaux minérales, à quelque classe qu’elles appartiennent, ce métal, à l’état d’oxyde ou de combinaison saline, se rencontrant dans toutes les parties du globe.

Le peu de solubilité et de stabilité de l’oxyde et des sels de fer les plus répandus, comme le carbonate, font que ces sources ne peuvent jamais s’en charger que d’une faible proportion, mais insuffisante pour leur communiquer des propriétés formelles. Même à cette dose, les sels de fer communiquent aux eaux minérales des propriétés thérapeutiques dont on a reconnu depuis longtemps l’importance.

Le fer existe dans les eaux tantôt à l’état de sel de pi otoxyde, tantôt en partie à l’état de sel de protoxyde et de sel de sesquioxyde, tantôt tout entier, et, dans des cas exceptionnels, à l’état de sel de sesquioxyde.

Les eaux bicarbonatées sont celles dans lesquelles on constate le plus fréquenunent la présence d’un sel de fer en proportion notable. Ceci s’expütiue par la solubilité du bicarbonate de protoxyde de fer à la lavetir de l’excès d’acide carbonique libre et des bicarbonates alcalins. Mais ce métal peut aussi s’y trouver partiellement à l’état de bicarbonate de sesquioxyde : tel est le cas des sources qui reçoivent le contact de l’air atmosphérique à travers les fissures des couches superficielles de la terre.

Beaucoup d’eaux minérales, comprises dans la classe des eaux chloru-

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