FER
rées et riches en acide carhonicjue et en bicarbonates alcalins, sont parfois aussi chargées de sel de fer que les précédentes, et tout porte à supposer que le métal y est dissous également à l’état de bicarbonate. Quelle que soit la proportion des chlorures alcalins, nous ne saurions admettre dans les eaux chlorurées l’existence du chlorure de fer, ainsi qu’on le voit représenté dans quelques analyses. On sait, en effet, que le chlorure de fer ne peut être mis au contact d’un carbonate alcalin ou terreux, sans donner lieu à un chlorure soluble et à du carbonate de fer.
Dans les eaux sulfatées et très ferrugineuses, on a inscrit quelquefois le fer à l état de sulfate. C est dans les eaux de cette classe que la proportion de fer a été trouvée en quantité vraiment extraordinaire : telles sont celles de Cransac, de Passy et d’Auleuil, dans lesquelles on admet un sulfate double de protoxyde et de sesquioxyde de fer ou oxyde ferrosoferrique. D’après M. O. Henry, l’eau minérale de Passy ne contiendrait pas moins de 0,039 à 0,Zil2 d’oxyde de fer, et l’eau d’Auteuil de 0,715 de sulfate d’alumine et de fer ou alun ferrique.
Les eaux minérales sulfurées sont généralement peu riches en fer, et c est toujours à 1 état de sullure qu’on le représente dans les analyses.
Outie le bicarbonate, le sulfate et le sulfure, on admet encore dans les eaux minérales de l’arséniate, du phosphate, du crénate et de l’apocrénate de fer. Enfin on suppose que, dans les eaux très riches en matière organique, le fer est uni avec cette dernière, hypothèse qui, pour le dire en passant, nous semble très peu vraisemblable.
Le fer se reconnaît toujours très facilement dans les eaux minérales qui le contiennent en proportion un peu notable. Pour cela on emploie plusieurs agents chimiques qui possèdent une sensibilité extrême, et qui
donnent heu à des réactions très tranchées [vov. Ferrugineuses (eaux)].
Son dosage se pratique de la manière suivanîe.
^ Plusieurs litres d’eau sont évaporés jusqu’à siccité, avec addition d acide chlorhydrique et d’acide nitrique. Le résidu est traité par l’acide chlorhydrique, et étendu de quarante fois son volume d’eau distillée On jette le mélange sur un filtre qui sépai e toute la silice, et, dans la liqueur filtrée on ajoute de rammoniaque. Celle-ci précipite tout l’oxyde de fer impur. On redissout le résidu dans une petite (îuantité d’acide chlorhvdrique, et la solution est de nouveau traitée par rammoniaque Si à'ia suite de cette deuxième opération, l’oxyde de fer n’est pas d’un ro’ugebrique foncé, on en conclut qu’il contient de l’alumine. Dans ce cas, on le chauffe au bain de sable avec (luelques grammes de potasse caustique a 1 alcool. Cet alcali^ dissout toute l’alumine, et ne touche pas à l’oxyde de fer; celui-ci, lavé avec de l’eau tiède, est jeté sur un filtre sans plis.
FÉKON.
placé sur le couvercle d’uii creuset de platine et chauffé au rouge avec une goutte ou deux d’acide nitrique, afin de faire passer tout le fer à l’état de sesquioxyde, et enfin pesé.
Si l’eau minérale contenait du manganèse, le dépôt peut être imprégné de l’oxyde de ce métal ; voici alors comment on arrive à l’isoler.
Le précipité d’oxyde de fer et d’oxyde de manganèse est dissous dans l’acide chlorhydrique, et l’on neutralise presque exactement la liqueur à l’aide de l’ammoniaque caustique. On ajoute ensuite quelques gouttes d’une solution concentrée de succinate d’ammoniaque qui précipite tout le fer à l’état de succinate ferrique, tandis que le succinate de manganèse reste en solution. Le sel ferrique est recueilli, lavé avec de l’eau légèrement ammoniacale, placé dans un creuset de platine taré à l’avance, chauffé à une température élevée et pesé. Afin d’être assuré que le carbone de l’acide succinique n’a pas réduit une portion de l’oxyde ferrique, on chauffe de nouveau le résidu avec quelques gouttes d’acide nitrique. Le résultat que l’on obtient est généralement très satisfaisant.
S’il nous était permis de juger par analogie, nous dirions que très souvent la proportion d’oxyde de fer, signalée dans les analyses des auteurs, est un peu trop élevée. Pour ce genre d’expériences, on n’opère généralement pas avec une quantité d’eau minérale suffisante. En traitant, au contraire, plusieurs litres de liquide pour en isoler le fer, on évite plusieurs chances d’erreurs.
Souvent on se contente de peser l’oxyde de fer obtenu après une seule précipitation par l’ammoniaque, et sans le faire digérer à chaud avec une solution de potasse caustique; ce niode opératoire est vicieux, en ce qu’on dose, comme oxyde de fer, de l’alumine, un peu de magnésie et de sulfate de chaux, si les liqueurs ne sont pas convenablement étendues.
FÉRO\ (France, Nord, arrond. d’Avesne).
Bicarbonatée calcique. Deux sources froides.
Analyse de l’eau de la fontaine de Féron,
Eau : un litre.
Cent. cub.
Acide carbonique . 16
Air atmosphérique . . . 16
Gram.
Carbonate de chaux . . 0,1800
Chlorure de magnésium . ) q Q305
— de sodium . )
Sulfate de chaux . 0,0085
Sulfate de magnésie . 0,0515
Silice, oxyde de fer . . •
(Tordeux, 1809.)
FEKRUGIINEüSES (EAUX).
AiialysG de 1 eau de la Gvüude fontaitie.
Chlorure de magnésium .
Sulfate de soude .
Carbonate de chaux .
Silice .
0,344 ^Fodéré ^
Les abords de cette source préseiiteiit des vestiges ferrugineux.
ferrière (la) (France, Isère, arroud. de Grenoblei. 4 58 kiioiu de cette ville. '
Sulfurée calcique. Froide.
Eau : un litre.
Azote .
Litre.
Acide carboniaue ....
— sulfhydrique libre et combiné
— de magnésie .
— de fer .
Gram.
Sulfate de soude .
— de chaux .
— de magnésie .
Chlorure de sodium .
— de calcium .
— de magnésium .
Iode .
Glairine .
Matière bitumineuse .
La source de la Ferrière jaillit du schiste glacier de la Valloire.
(Niepce.)
talqueux, sur les bords du
FERRIÈRES (France, Loiret, arroud. de Montargis). A lOkiloin de cette vdle.
Il y a une source ferrugineme .
FERRiqee (Acide). Longchami), faisant jouer au sesquioxyde de fer un rôle acide, analogue à celui de raluinine, avait émis l’opinion nue ans les c^epots spontanés des eaux minérales, il ponvait exister une coinbmaison defnne entre cet oxyde et la chaux, c’est-à-dire un ferratede chaux; mais le temps s’est chargé de montrer que l’hypothèse de Lonenamp ne reposait sur aucun fondement sérieux. ^
FERre«ii\eese»> (Eau.v). V Annuaire des eaux de la France n’a pas admis de classe d’eaux ferrugineuses. Il a fait de celles-ci deux snbmvisions, des bicarbonatées (alcalines de VAtmuaire) et des sulfatées