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médication ferrugineuse, le champ de leur action puisse s’étendre beaucoup au delà de ces dernières.
II est assez remarquable que les eaux minérales ferrugineuses, malgré leur grand nombre, bien que le fer soit un des médicaments les plus usités et dont 1 indication se rencontre le plus communément, et bien que les maladies où on l’emploie soient fréquemment d’une opiniâtreté désespéiante, il est remarquable que les eaux ferrugineuses soient, de toutes les eaux minérales, les moins recherchées. Si l’on en excepte Spa, que la mode et l’agrément du séjour désignent peut-être plus encore
que 1 activité thérapeutique, et encore Schwalbach, les eaux minérales ferrugineuses sont généralement délaissées, alors même que la médication thermale jouit de la plus grande faveur.
Voici pourquoi il en est ainsi : c’est que si les eaux ferrugineuses n’ont à agir que par le fer qu’elles contiennent, elles n’offrent guère à la thérapeutique qu’une formule de plus à ajouter à toutes celles qui composent déjà la médication ferrugineuse.
Ce que l’on aurait donc à attendre de l’usage thermal des eaux ferrugineuses, ce serait une médication beaucoup plus complexe, empruntée à la combinaison des éléments minéralisateurs unis au fer, aux moyens hydrothérapiques entrant dans toute médication thermale complète,
aux conditions hygiéniques que comporte habituellement une telle médication.
Mais il arrive que la plupart des eaux qui méritent la désignation de ferrugineuses sont faiblement minéralisées, et ne paraissent pas, pour la plupart du moins, compenser par une qualité particulière la faible proportion qui leur appartient; il arrive que la plupart d’entre elles, froides (12 thermales sur 80) et peu abondantes, ne se prêtent nullement aux ressources que l’usage externe, les bains et les douches viennent ajouter aux eaux minérales les mieux caractérisées; il arrive enfin que les conditions de déplacement, de distraction, d’exercice, que comporte la médication thermale cherchée au loin se rencontrent aussi bien près d’autres eaux minérales, et dans des circonstances fort supérieures sous le rapport hygiénique, les eaux ferrugineuses appartenant presque toutes à la l égion du nord de la France et de l’Furope, et aux pays de plaines.
FEUKi^ (France, Loire, arrond. de Montbrison). A un kilom. sud-est de Feurs.
F errugineuse bicarbonatée. Froide.
Cette eau minérale est située dans le milieu d’un champ, où quelques personnes de Feurs et des villages voisins viennent la boire. Pas d’analyse; on sait seulement qu’elle abandonne une grande quantité d’oxyde de fer, et qu’elle répand une odeur sensible d’acide sulfhydrique, prove-
FIESTEL. f;69
liant de la décomposition des sulfates. Elle jaillit, en effet, du terrain tertiaire. La source porte dans la localité le nomd’Æ'rti/ des quatre.
FEZ (Âfriciue septentrionale, Maroc).
Eaux sulfureuses thermales et sources ferrugineuses. — Bains très fréquentés. — Aucun renseignement sur la composition chimique et la température réelle de ces eaux.
FinÉKiN (Suisse, canton des Grisons). Village, dans une gorge de montagnes, sur le ruisseau de Rachitz.
Ferrugineuse bicarbonatée. Tempér., 9° centigr.
Eau : 16 onces. Eau : un litre.
Grains. Gram.
Carbonate de soude .
— de chaux .
Chlorure de sodium .
Sulfate de soude .
Acide silicique .
Pouc. CLlb.
Cent. cub.
Gaz acide carbonique .
(Capeller.)
Bains très fréquentés. — Ces eaux sont employées en boisson et à l’extérieur, dans le traitement des affections de l’appareil digestif et de ses annexes.
FiEi^TEE ( Prusse, AVestphalie). Village du cercle de Lübbecke. Plusieurs sources, dont trois sont réservées pour l’usage thérapeutique. Sulfatée calcique. Tempér. de 12° à 14°.
Eau: 16 onces. Eau: un litre.
Carbonate de soude .
— de magnésie . . .
— de fer .
— de manganèse. .
traces
Sulfate de soude .
— de magnésie .
— de chaux .
Chlorure de sodium .
— de calcium .
Phosphate de potasse . . . .
— de chaux .
1 traces
traces
Silice .
Résine .
Matière extractive .
Pouc. cub.
Pouc. cub.
Gaz acide carbonique. . . . .
Hydrogène sulfuré .
(WlTTINO, 1829