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FIÈVRE THERMALE

La composition des sources, désignées sous les noms de Trinkbrunnen (source de boisson), de Badequelle (souixe des bains), et (ï Angenquelle (source aux yeux), les différencie fort peu. Nous donnons l’analyse de la dernière, comme type, en admettant toutefois les réserves de Yeiter, qui n’accorde qu’une médiocre confiance à ce travail chimique.

Dans la même localité, on se sert de boues minérales, qui, d’après Willing, renferment sur 100 parties :

Acide humique .

Soufre .

Sels solubles .

Carbonates de fer et de manganèse

Carbonate de chaux .

— de magnésie .

Ces eaux et ces boues ont les spécialisations de leur minéralisation.

I*1ÈVRE THERMALE. Alors que l’idée de la médication thermale était dominée par l’idée de spécificité, on faisait jouer un rôle considérable à la fièvre thermale^ c’est-à-dire aux phénomènes morbides qui se montrent quelquefois dans le cours ou à la suite d’un traitement thermal.

Aujourd’hui que les circonstances physiologiques ou pathologiques qui s’observent près des stations thermales sont mieux étudiées et plus sainement appréciées, nous ne pensons pas qu’il reste dans l’esprit de personne que la fièvre thermale prenne une part essentielle dans l’évolution des phénomènes morbides dont la curation est recherchée. La fièvre thei male est un accident dont 1 apjiarition peut dépendre de toutes sortes de circonstances inhérentes, soit à la nature des eaux employées, soit à leur mode d’administration, soit aux conditions actuelles de l’organisme .en traitement, ou bien de pures éventualités.

M. Pétrequin, qui paraît avoir fait une étude particulière de ce sujet, décrit ainsi les effets physiologiques des eaux alcalines, c’est-à-dire bicarbonatées :

« Le premier effet, dit-il, est Vexcitodion. Le second est la réaction, une sorte de fièvre éphémère dont la durée et l’intensité paraissent eii proportion directe de l’excitalion minéro-thermale, d’une part, et de la sensibilité individuelle, de l’autre. La troisième phase est la sédation. La quatrième phase a lieu lorsque le traitement a été énergique, ou la cure longue et le sujet impressionnable... Il se développe une fièvre qu’on a appelée fièvre thermale... ;; (Traité général prat. des eaux minér 1859.)

Nous ferons remarquer d’abord que l’expression de fièvre thermale s’applique aussi bien à la fièvre de réaction, qui survient aux premières périodes du traitement, qu’à la fièvre qu’on observe à la fin; ensuite qu’il est assez singulier que cet auteur ne menlioiine la lièvre thermale

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