‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 26 sur 259 · ACCIDENTELLES (EAUX · texte numérisé non relu

ACCIDENTELLES (EAUX

bilité de me lire celte propriélé en jeu avec une proportion très faible de base. Il paraîtrait aussi, d’après lui, qu’une trop grande concentration arrêterait l’activité catalytique, comme nous trouvions opportun de le signaler plus haut. Il est à souhaiter que ces analogies de recherches se rapprochent, et surtout que l’étude des résultats chimiques ne se sépare plus de celle des phénomènes de la vie, La détermination de l’absorption dans le traitement hydrominéral est tout particulièrement à ce prix.

Reste à envisager le rôle de la température par rapport à cette endosmose, reconnue ou non. M. Kuhn a soutenu avec insistance que la quantité de sels absorbés est toujours en raison directe de la chaleur du bain. C’est par des inductions théoriques qu’il est surtout amené à celte conclusion, à laquelle il en oppose une autre. Si les bains chauds, dit-il, déterminent l’exhalation cutanée et l’absorption des principes salins, les bains frais devront solliciter l’absorption des parties aqueuses et l’exhalation des parties salines du sang {loc. cit.). Nous laissons à notre savant confrère la responsabilité d’une théorie ingénieuse, à iaquelle il ne manque que la sanction des faits et dont les recherches de M. Duriau sont loin de garantir l’infaillibilité. A en juger par ces dernières, l’absorption ne s’opère que dans les bains d’une température moins élevée que la température cutanée, et son intensité est proportionnelle à la durée du bain. C’est ce que les études des médecins des bains de mer, par exemple, s’accordent unanimement à établir, et en attendant une démonstration péremptoire des hypothèses contraires, cette opinion reste la plus recommandable à nos yeux.

L’absorption des gaz en général, de l’acide carbonique en particulier, à la surface de la peau, tient une place dans la thérapeutique des eaux minérales. On n’a encore noté que les symptômes fonctionnels qui l’accompagnent et les effets curatifs qu’on peut en obtenir. Il en sera traité ailleurs [voy. Carbonique (acide)]. La question physiologique mériterait de fixer l’attention des observateurs et des praticiens; elle n’a pas encore été, que nous sachions, l’objet d’aucun travail.

accidentelles (Eawx). Sous ce nom, M. Fontan spécifie les eaux minérales à base de sulfure de calcium, qui, contrairement aux eaux à base de sulfure de sodium ou naturelles, se minéralisent par la désoxygénation du sulfate de chaux des terrains modernes ou de transition, sous l’influence des matières organiques enfouies dans les couches superficielles du globe.

W. Fontan assigne aux eaux accidentelles les propriétés physiques et chimiques suivantes. Elles sont le plus souvent froides et toujours riches en oxydes terreux (chaux et magnésie) ; elles jaillissent des terrains de transition, secondaire et tertiaire; elles contiennent des acides carbo-

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