ACCIDENTS
nique et siilfhydrique libres et peu d’azote ; elles sont j)eu chargées de
matière organique. Comme type d’eaux minérales accidentelles on classe l’eau sulfurée d’Enghien.
La dénomination assignée aux eaux sulfurées calciques par M. Fontan a été l’objet de plusieurs critiques de la part des auteurs. Ces derniers, tout en reconnais.sant comme exact le mode de minéralisation des eaux à base de sulfure de calcium, ne la considèrent pas comme l’expression de la léiité, et cela paice que les eaux sulfurées sodiques se niinéraliseraient
de la même tnanière que la première ; toute la diflérence consisterait en ce que dans les unes c’est le sulfate de soude, et dans les autres le sulfate de chaux qui subirait l’action réductrice de la matière organique ; si réellement les choses se passent ainsi dans le sein de la terre, le nom à' eaux accidentelles n’a aucune raison d’être.
ACCiDEi^'TS. Il ne s’agit pas ici des contre-indications des eaux minérales, mais des accidents qui peuvent résulter de leur usage abusif et non méthodique. Nous n’entreprendrons pas d’énumérer tous les accidents qui ont pu être observés dans de telles circonstances; cela n’aurait qu’un médiocre intérêt, et serait fort long d’ailleurs, car les conséquences d abus et d irrégularités de ce genre sont habituellement plus en rapport avec les dispositions individuelles qu’avec leur cause elle-même. Mais ce qu’il importe de savoir, c’est que l’on observe journellement près des établissements thermaux des accidents, graves ou légers, qui résultent de traitements mal dirigés ou mai exécutés; la faute en est généralement aux malades, soit qu’en l’absence d’une police .sanitaire suf¬
fisante, ils se livrent à leur propre direction, soit qu’ils aient volontairement outre-passé ou modifié les prescriptions médicales.
Ces accidents peuvent être la conséquence d’abus des eaux minérales
sous toutes les formes sous lesquelles elles sont administrées. L’abus le plus ordinaire est celui de l’eau en bois.son, surtout près de certaines sources agréables à boire et faciles à tolérer, comme les bicarbonatées sodiques. Les malades se livrent quelquefois, sous ce rapport, à des excès inimaginables, et souvent, il faut le dire, impunément, tandis que d’autres sont immédiatement punis du moindre écart dans leur régimethermal.
Les bains peuvent être pris plus longs et à une température plus élevée C]u il ne convient, ou encore plus concentrés en eau minérale, alors qu’ils devraient être étendus d’une certaine proportion d’eau douce. Ënliu on comprend à quels abus peut donner lieu l’usage de douches, d’injections, de bains de vapeur, mal administrés ou contre-indiqués.
Les accidents qui surviennent dans ces diverses circonstances peuvent être divisés en plusieurs groupes.