‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 34 sur 259 · AIN-EL-MOUZA · texte numérisé non relu

AIN-EL-MOUZA

pyroxénique, bain tberoiai (température : Zi8"ceiU.), connu de

toute ancienneté, et très visité en été, quoique le bâtiment soit isolé, et sans autre habitation que des huttes qu’on érige provisoirement. (Boué.j

AIGUËS (Maladies). Les eaux minérales conviennent-elies dans les maladies aiguës? Si l’on entend parler des eaux minérales prises en boisson, près ou loin de la source, on ne peut nier qu’elles ne puissent être employées quelquefois dans le cours de maladies aiguës, par exemple, dans la bronchite, quelquefois dans l’angine ou même dans la pneumonie, dans le cours de lièvres graves; niais ce n’est guère que dans la période de décroissance ou de résolution, alors que les phénomènes fébriles ont cessé de se montrer. Les eaux sulfurées, ou bien des eaux bicarbonatées faibles, sont celles qui trouvent surtout alors leur application. Il est inutile d’insister sur les précautions à prendre dans leur emploi.

Si l’on entend parler du traitement thermal considéré dans son ensemble [voy. Traitement thermal], nous dirons que les eaux minérales ne conviennent pas dans les maladies aiguës, ni vis-à-vis les phénomènes d'acuité qui peuvent se montrer dans le cours des maladies chroniques. Nous savons que l’on a publié quelques faits qui semblent démentir cette proposition. Mais ces faits tout exceptionnels, et qu’il faudrait, malgré les succès obtenus, se garder de prendre pour exemples, ne sauraient infirmer la règle que nous venons de poser [voy. Opportunité].

Am'Cii.l.E (France, Basses-Pyrénées).

Chlorurée sadique. Froide.

On exploitait autrefois ces sources, situées dans la partie supérieure de la vallée de Cize; et, d’après Dietrich, le résultat industriel indiquait la proportion de 135 grammes de sel par litre d’eau. Une circonstance particulière, et qui confirme l’opinion que la salure de feau est due à la présence, dans la profondeur du sol, d’une masse de sel gemme, c’est que cette eau devient presque douce après dix jours d’épuisement, et que ce n’est qu’au bout de cinq à six semaines qu’elle a repris sa salure, {Annuaire des eaux de la Franee.)

\ïN. (^e mot, en arabe, veut dire source, fontaine, et se retrouve souvent sur les cartes d’Afrique, non-seulement dans la désignation des sources d’eau potable autour desquelles les populations se sont groupées, mais encore comme préfixe du nom des lieux où existent des eaux minérales et thermales, kinsi, Aïn-el-Mouza (Arabie), Aïn-el-Hamman, Ain-Melah, Aïn-Merdja (Algérie).

AÏA-EE-MOEZA (Arabie Pétrée). Source d’eau sulfureuse et thermale, qui s’échappe en jets à la surface du sol et l’arrose dans une grande étendue. Cette eau, quoique minérale, est bue avec plaisir par ceux qui voyagent dans ce climat aride. (Alibert.)

Page 1