‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 52 sur 259 · AMÉLIE OU ARLES · texte numérisé non relu

AMÉLIE OU ARLES

jiilérieuL de 10 centimètres; leur surface interne a avec une solution saturée de inuriatc de zinc, puis d

élé écouvillonnée U ciment de Vassv

liquide. Les tuyaux de refroidissement sont de plomb, et suivent pendant 300 mètres des cours d’eau douce, froide, et avec lesquels ils s’équilibrent absolument de température. L’eau minérale arrive à l’établissement, chaude ou froide, dans une intégrité entière de sulfuration , moyennant qu’elle coule à tuyaux pleins.

Les eaux d’Amélie occupent une place importante dans la classe des eaux sulfurées, et dans le groupe des Pyrénées orientales [voy. Sulfurées (uAüXj ]. Au point de vue de leur constitution, il faut envisager leur température très élevée, atteignant /i0° et 60% leur sulfuration moyenne, la désulfuration inévitable des bains à cause de leur haute température. Il résulte de là qu’elles appartiennent à la série des sulfurées douces ; moins directement sédatives que Saint-Sauveur, et que les eaux

blanchies de Ludion, mais moins excitantes que les sources fortes de Ludion, de Cauterets, et Baréges surtout. M. Genyès insiste cependant sur l’action excitante des eaux d’Amélie, excitation spéciale dans laquelle il suppose que se trouve le principe médicateur. Lorsquedious parlons ici de l’action sédative de ces eaux, c’est en les comparant aux autres eaux sulfureuses. ,

Telle est, suivant nous, la véritable place d’Amélie parmi tant de sources analogues. Il est plus difficile de faire la part spéciale d’Amélie parmi le groupe des eaux des Pyrénées orientales. Celles-ci n’ont pas encore été suffisamment étudiées. Le parallélisme que l’on a coutume d’établir entre Amélie et le Vernet est-il exact ? Il semble que les différences qui peuvent exister entre ces deux stations thermales doivent tenir plutôt à desc[uestionsde localité et d’installation qu’à leurs propres éléments.

Amélie se prête largement à la généralité des applications des eaux sulfurées, dans les dermatoses, dans les catarrhes, et dans les rhumatismes auxquels sa température élevée l’approprie très bien. Mais elle conviendrait moins que d’autres (Ludion, Cauterets, Baréges, Schinznach, etc.), alors que l’on recherchera une action sulfureuse énergique, un appel considérable vers la peau. Sous ce rapport, à part leur température élevée qui les en distingue, les eaux d’Amélie nous paraissent sc rapprocher davantage des eaux sulfurées calciques, que des sulfurées sodiques énergiques.

Les eaux d’Amélie ont pris une place importante dans le traitement de la phthisie. Cela doit sans doute être spécialement attribue au développement qu’on y a donné à l’emploi des inhalations et aux traitements d’hiver qui y ont été institués. [Voy. Catarrhe, Dysenterie, Peau (maladies de la). Phthisie, Scrofules.]

Digt. des Eàux miner. — T, I. (i

AMÉNORRHÉE.

Les conditions ciimatériqnes favorables d’Amélie -les-Bains ont déterminé la formation d’un établissement d’hiver, qui se trouve suivi par d’assez nombreux malades. Ce sont a peu près exclusivement des phthisiques.

îles earîs amiHiéraies. Pris dans le sens le plus généra!, l’aménagement d’une source ou d’un groupe de sources minérales est le résultat de l’ensemble des mesures et travaux propres à en assurer l’intégrité, la conservation et l’usage rationnel depuis l’émergence jusqu’aux lieux d’emploi. (Lomet et Moisset, Mémoires sur Baréges, 1794).

A l’égard des mesures et travaux à pratiquer à l’émergence pour garantir l’intégrité de l’eau, son débit maximum et sa température normale, voyez Captage, Recherche. Pour ceux à exécuter de l’émergence aux réservoirs et jusqu’aux lieux d’emploi, pour en assurer la conservation, voyez Conservation, Conduite, Réservoir. Enfin pour ceux à opérer sur les lieux d’emploi, pour y réaliser toutes les applications hydrothérapiques que comportent la nature des eaux et leur valeur médicale constatée par l’observation, voyez Appropriation, Architecture thermale, Distribution, Installation.

L’aménagement des eaux sur l’émergence, c’est-à-dire la recherche et le captage, tend à devenir du ressort de l’ingénieur assisté des indications de la médecine et de la chimie, en vue de l’application sur les lieux d’emploi. Il en est de même des travaux de conservation et de conduite aux réservoirs, ou aux lieux d’emploi. Quant aux mesures à prendre à l’égard de l’installation des réservoirs et de l’appropriation des lieux d’emploi, l’aménagement réclame, toujours d’après l’indication médicale, le concert de l’ingénieur et de l’architecte.

Qu’il y ail absence de inenslruaîion, ou bien suppression anormale, soit complète, soit incomplète, des règles, on s’accorde en pathologie à reconnaître une aménorrhée. Ces deux états ne sont cependant pas identiques, et tous les auteurs ont insisté sur les différences notables qu’ils présentent au point de vue de l’étiologie, du pronostic et du traitement. L’application thérapeutique des eaux minérales h la rétention ou à la suppression du flux menstruel prendra pour base les causes spéciales ou générales qui les ont produites. Nous écartons tout d’abord, non-seulement les dispositions vicieuses des voies génitales que le sang des règles doit parcourir, mais encore les résultats de circonstances physiologiques données, telles que la lenteur de la puberté sous certaines latitudes, les conditions de ménopause, de grossesse, d’allaitement, y comi)ris des particularités ou anomalies individuelles, L’aménorrhée véritablement pathologique se rattache le plus

AMÉNORRHÉE. g.,

souvent, chez les jeunes filles, à une délicatesse de constitution, à uni faiblesse originaire ou acquise de santé. Il n’est pas rare de rencontrer cai|s ce nieine cadre le tempérament lymphatique et même les signes d letton scrofuleuse prononcée. Knfin la chlorose complète le tableau Z presque toutes, et avec elle s’ajoutent les troubles nerveux qu’elle

I re''riV'“‘‘'’ et du changement de

.1 celle-ci offre des coiidilioiis favorables de topographie et d’altitude suffit pour modifier la situation de jeunes sujets et favoriser les niainfestations d une fonction tardive. Les qualités stimulantes de beaucoup cl e.-ipx minérales, l’impulsion qu’elles donnent aux propriétés de app.meil digestif par l’usage interne, l’activité qu’elles déterminent du cote de la peau par les procédés externes, répondent à autant d’indications de amenorrhee dont il est question. Ce qui se dira à propos de I’Anémte

même iir re!,T ,™'’''’'«n.:Uses [voy. ces mots] s’entend de

lien en dehors de la classe des sources ferrugineuses roprenieiu dues qu’il faut chercher les moyens de combattre l’infliZI t U einpei ament lymphatique ou de relever une constitution affaiblie. Selüiit préférées, a ces titres, les eaux sulfurées (Bagnères-de- Ludion Eaux-Chaudes, Cauterets, SaiHt-Sauüeur,Enghien); chhvm-é<,s sulfureuses (f/nn^e, Aix-la-Chapelley, chlorurées sodiques. particulièrement celles qu, contiennent du fer et aussi de l’acide carbonique libre (Bonrhon- 1. team au t, Luxeuil, Baden-Baden, Wiesbaden, Eaiiheim Kis- ^mgen, Kreuznaxh). Les bains de mer et l’emploi des eaux-mirês lodo-bromurees des salines ont encore leur application spéciale en pareil cas [voy. ces mots], poutvu qu on s adresse à un organisme capable de fournir une réaction suffisante. Quant aux eaux bicarbonatées sodiques, celles d entre-elles qui peuvent passer pour ferrugineuses se rangeraient a cote des precedentes [Cusset, Bourbon-f Archambault, Soultzback, Schwalbach). Il est d’ailleurs un grand nombre de stations thermales où accessoirement on met à profit quelque source minéralisée par des carbonates ou des créiiates de fer. Tantôt les bains, le plus souvent tièdes ou trais, courts ou combines avec la natation dans les piscines, tantôt les douches, surtout celles dites écossaises [voy. Bains, Douches], sont combinés avec l’eau en boisson. S’agit-il d’un défaut de menslrualion dû à un état évidemment pléthorique, il sera nécessaire de recourir aux eaux les moins excitantes [Saint-Sauveur, Néris, Plombières, Gastein, Wildbad) et d’unir au régime, aux moyens balnéaires, une médication appropriée. Un étatd irritabilité exagérée réclamera la même méthode sédative. Lorsqu’on a lieu de penser, au contraire, que l’aménorrhée est essentielle, c’est-à-diro qu 011 ne peut la rattacher qu’à l’absence d’une activité vitale suffisante

Page 1